Les 5 piliers de la Communication Non Violente pour booster votre intelligence sociale

Publié dans Dynamiques sociales par
ArtDeSeduire.Com

communication non violente Les 5 piliers de la Communication Non Violente pour booster votre intelligence sociale

Je ne sais pas pour vous, mais pour nous, dans les news, c’est un peu la déprime en ce début d’année. Charlie, GermanWings, Boko Haram, les décapitations, la Tunisie, le Kénya, Bérényss, etc : pas une journée ne passe sans qu’une histoire macabre ou révoltante ne vienne nous agresser dans les médias.

Tout ça nous force à nous blinder, à réviser les limites de notre sensibilité chaque jour, à encaisser de plus en plus de violence et à enjamber les clodos comme si c’était normal…

Mais dans ce monde qui part en couilles, il y a un décès qui est passé presque inaperçu, et nous aimerions vous présenter le travail de feu Marshall Rosenberg, le créateur de la Communication Non Violente.

C’est sûr que ça fait moins cliquer que la nouvelle photo à poil de Kim Kardashian, mais dans cette cacophonie médiatique, est décédé un homme qui a révolutionné la communication pour la paix et la liberté.

L’héritage de Marshall Rosenberg a changé ma vie, et a le potentiel pour changer le monde.

La communication non violente

Aussi appelée communication compassionnée (de l’anglais compassionnate) ou communication collaborative, la méthode de communication de Marshall Rosenberg a le pouvoir d’aider les personnes en conflit.

Conflit au sein du couple, conflit de communication au travail, conflit avec des inconnus, conflit armé et diplomatique, la réponse apportée par Rosenberg pourrait changer la face du monde.

Pour ceux qui lisent en anglais, Neil Strauss en a déjà parlé dans The Inner Circle, le site qu’il anime depuis quelques années.

Voici pour vous les 5 principes de base qui peuvent changer votre manière de communiquer avec les autres pour avoir des relations plus épanouies.

Les 5 concepts clefs de la communication non violente

1/ Je suis le gardien de mes émotions

Nous sommes tous responsables de ce que nous ressentons. Autrement dit, personne ne peut vous forcer à éprouver des émotions négatives, et vous n’avez pas non plus le pouvoir de pousser l’autre à ressentir des émotions négatives.

Rosenberg le formulait à peu près de la manière suivante : « Nous ne sommes jamais en colère à cause de ce que font ou disent les autres. Nous sommes en colère à cause de notre manière de penser, nous sommes responsables de l’interprétation des faits et gestes et paroles des autres. »

Ce qu’il faut en retenir : accuser les autres ne vous mènera à rien. La position de victime n’a jamais aidé personne à sortir gagnant. Le bouffon qui vous fait une queue de poisson sur l’autoroute ne mérite pas votre rage, ne mérite pas que vous mettiez en danger vos passagers et vous avec.

Soufflez, respirez, laissez passer.

2/ L’origine des émotions négatives

Toutes nos émotions négatives viennent de besoins non satisfaits. Par exemple, on peut souffrir parce qu’on estime que notre besoin de respect ou d’honnêteté n’a pas été satisfait.

Trois exemples concrets :

  • Un mec qui vole un article de techniques de séduction de Artdeseduire pour le coller sur son blog en mousse, j’ai envie de l’éclater. Mon besoin de respect n’est pas satisfait.
  • Une fille qui ne reçoit pas le moindre texto du gars avec qui elle a couché et qui lui avait promis de la revoir, parce qu’il l’aimait bien, et qu’il voulait vraiment construire un truc avec elle. Son besoin de transparence, d’honnêteté, de sincérité n’est pas satisfait. Elle aurait préféré être prévenue que ce ne serait qu’un coup d’un soir.
  • Un coach en séduction qui demande à des journalistes de flouter certaines personnes dans un documentaire, et lors de la diffusion, il s’aperçoit que le floutage n’a pas été fait. On se sent escroqué…

C’est quand on se sent volé, floué, attaqué dans nos besoins qu’on commence à ressentir des émotions négatives.

3/ Les besoins de deux personnes ne sont jamais en opposition

Seules les stratégies, les approches pour satisfaire ces besoins peuvent être en opposition, mais jamais les besoins basiques en eux-même.

Du coup, vous n’avez pas besoin de vous compromettre : chacun doit veiller à ce que ses propres besoins soient satisfaits, en se concentrant dessus, et non pas en s’attardant sur les stratégies pour y arriver.

Exemple avec un couple :

Pour elle, le besoin, c’est de se sentir aimée.
La stratégie, c’est d’amener son mec à passer du temps avec elle.
Elle compte l’amour en heures passées ensemble, en soirées passées ensemble.

Pour lui, le besoin, c’est de se sentir aimé aussi.
Mais sa stratégie à lui, c’est de bosser beaucoup pour pouvoir la faire kiffer pendant le temps de repos, pour lui mettre des paillettes dans les yeux.
Il compte l’amour au nombre de « Wahoo ! » qui sortent de la bouche de sa copine.

Bien que ces deux personnes recherchent la même chose (l’amour dans les yeux de l’autre), les stratégies employées ne sont pas les mêmes, et l’expression de l’amour n’est pas la même. Elle préfère la quantité, il préfère la qualité.

Beaucoup de conflits peuvent être désamorcés en abordant ces points importants que sont les besoins et les stratégies !

4/ Le poids des mots… et leur choc

Les mots visant à juger, critiquer, insulter, les mots qui émettent des diagnostics, qui comparent, qui punissent rendent nos vies difficiles et nos relations parfois pathétiques.

Et ne croyez pas que ces mots qui tranchent n’empoisonnent que nos relations à autrui : ils nous font aussi beaucoup de mal à titre personnel. (Je vous renvoie aux articles sur les croyances limitantes pour en avoir un bon exemple).

Ne dites pas que vous n’êtes pas assez bon. Ne proposez pas de solutions toutes faites à l’autre. Ne comparez pas votre nouvelle petite amie à la précédente.

En toute circonstance, votre job est de mettre l’autre à l’aise, c’est un des fondements des dynamiques sociales.

5/ Que puis-je faire pour vous ?

Je vous le place une fois sur deux quand j’écris sur les dynamiques sociales et la conversation, mais ce dessin animé, je l’ai encore en tête, depuis que je suis gamin. Charlie, mon héros « Plus tu donnes, et plus tu recevras ».

Ce précepte va changer votre vie amoureuse, vos premiers rendez-vous, votre vie professionnelle : au lieu de vous prendre la tête sur ce que les gens pensent de vous, prêtez attention à leurs besoins. De quoi ont-ils besoin pour être heureux ?

Des mises en relation ? Du temps à vos côtés ? Une oreille à qui se confier ? Un ami pour les motiver pour le sport ? Un collègue fiable pour les aider à livrer un projet dans les temps ?

Changez de paradigme. Un peu à la manière du discours de JFK : « Ne vous demandez pas ce que l’Amérique peut faire pour vous. Demandez-vous ce que vous pouvez faire pour l’Amérique ! »

J’espère que cette mise en bouche du travail de Marshall Rosenberg vous a plu et qu’elle vous donnera envie d’aller plus loin que le simple cliché du type qui parle à son pot de riz dans Les Petits Mouchoirs, qui parle bien à tout le monde parce que les mots sont importants.

Je ne peux que vous inviter à jeter un œil aux vidéos de Marshall Rosenberg sur Youtube, c’est fascinant. Le rythme est assez lent, mais c’est comme tout : ce qui a de la valeur prend du temps…

Cet article est une adaptation en français d’un court papier de Neil Strauss.

Vous vous êtes déjà penché sur l’origine de vos émotions négatives ? Vous avez des problèmes de colère soudaine avec l’envie de tout casser comme HULK?

Sélim, votre coach non-violent. Sauf quand on ne m’envoie pas de textos après la première nuit…

 

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34 COMMENTAIRES
  • renoboy74 dit :

    La plupart des gens sont émotifs et les émotions brides la vision des choses (on le voit bien dans Star Wars) et c’est très dur de se pencher dessus car il faut avoir énormément de recul sur sa personne pour pouvoir répondre à cette question. Dans un monde ou l’action demande une réaction dans la centième de seconde comment pouvons nous prendre le temps de faire se travail d’analyse de la situation?

    Les problèmes de colère soudaine? Simplement des manifestations de la goûte d’eau qui fait déborder le vase. Aujourd’hui qui prend le temps de vider sont vase?

    Je crois qu’on est tous victime de colère soudaine, ce qui nous différencie c’est notre capacité à se lâcher au bon moment.

    • Sélim dit :

      La fameuse explosion ! Tellement dure à maîtriser… Quand ça monte depuis trop longtemps, la violence peut être totale, d’où la nécessité de parler et de s’exprimer en permanence…
      Take care l’ami !

    • AL dit :

      « La raison de notre colère n’est jamais celle que l’on croit »

      … C’est souvent simplement parce qu’un évènement présent nous renvoi inconsciemment à un conflit passé non résolu.

    • Sélim dit :

      Je pense vraiment qu’en séduction (et en communication évidemment),
      on devrait tous se pencher sur nos colères et le anger management.
      Merci AL pour ce rappel !

    • misteur57 dit :

      Ha d’ailleur la série avec charlie sheen est au top !
      Elle m’avait permis de me rendre compte de ce soucis, notamment sur la route ! depuis j’y travail et ne m’énerve presque plus en voiture

      Par contre je ne saisis pas trop le but du paragraphe sur les émotions négatives… Je comprend bien d’où viennent ces émotions mais après ?
      Le but est d’exprimer ses besoins et de dire pourquoi on se sent « floué » ??

      Je dis ça car quand une personne me fait sortir de mes gonds, c’est qu’en général la communication ne sert à rien et qu’aucun échange « intelligent » n’est possible. Du coup je préfère ignorer la personne et parler à quelqu’un de plus interessant…

  • romain dit :

    Ne regardant plus la télé, il m’est plus difficile d’être réactionnaire face à la violence. Mais la stupidité de certains membres de notre classe politique me met vraiment en colère… Surtout quand il s’agit de lois (inutiles, présentes que pour assurer leur sécurité à eux) en réaction à de tels évènements….

    • Sélim dit :

      Chacun ses batailles, romain…
      En ce moment, les lois en effet… Un bisou à ceux qui verront ce message sur les fameuses « boîtes noires » ;)

    • Melahel dit :

      Un article qui fait du bien. Merci Sélim. Ou plutôt merci M.Rosenberg.

      Je remarque que c’est un peu la philosophie de vie que j’ai adopté depuis quelques temps de manière indirecte. Je ne suis plus jamais en colère (hormis en voiture où c’est le seul moment où je peux péter un câble, surtout quand je suis pressé. Seulement quand je suis pressé). Je ne m’énerve jamais et quand il y a une engueulade, je prend ça de loin, avec du recul même quand ça me concerne. Ca évite les disputes et la mauvaise humeur (mauvaise humeur? Je connais plus ça …)

      J’essaie de voir le bon dans chacun et surtout de voir ce qu’ils ont besoin. Il suffit d’aborder quelqu’un qui se sent seul à une soirée et lui tailler une petite bavette pour lui donner le sourire et le booster pour la soirée … Comme quoi, il faut parfois pas grand chose. Ou quand des personnes font des efforts physiques pour être beau, juste le fait de leur complimenté sur leur travail les rends heureux.

      Malheureusement trop de personne rabaissent pour se sentir supérieur. C’est triste de voir ça … Et trop fréquent. Surtout chez les filles. Critiquer, encore et toujours. Cracher son venin sur les autres, au lieu de trouver ce qui a de beau chez une personne, on cherche ce qui a de moches. Pitoyable !

      Dernièrement, un gars à la salle de sport m’a dit en fin de séance que j’étais une des meilleures évolutions qu’il n’aie vu et que j’avais super bien pris au niveau des abdos (je ne trouve pas personnellement même si je travaille dure pour ça). Eh bien, j’était assez timide sur le coup mais au retour dans ma voiture, j’ai hurlé de plaisir et ma motivation a grimpé en flèches !

      En gros, il faut pas beaucoup pour être heureux et rendre les gens heureux. juste comprendre ce qui leur font plaisir et ce pour quoi ils bossent dure. De la reconnaissance, des mots positifs et un sourire suffisent …

      Franchement, jamais je n’aurais pu dire ça un jour mais la philosophie hippies du « Peace and Love » serait bien le remède universelle à tous les maux sur Terre :)

    • Sélim dit :

      Du love. On est là pour ça. Pour en donner, pour en recevoir, pour le partager.
      Que de bonnes vibes. On n’est pas des hippies, loin de là, mais bon, on doit bien reconnaître que la CNV est vraiment utile. Pratique. Ca calmerait tellement de monde.
      Un des reproches qu’on peut faire à la CNV, c’est le temps qu’il faut pour que les gens se rendent compte de la violence en eux.
      Depuis que je fais cet exercice, 3 ou 4 ans, je deviens de plus en plus silencieux. A quoi bon parler, si c’est pour dire de la merde ou critiquer ?
      En société, du coup, j’essaie de ne pas intervenir lors de débats débiles, stériles, même si j’ai envie de buter tout le monde… J’essaie de ne plus montrer de signe de colère, afin de répandre de bonnes vibrations !
      (Mais quand tu es entouré de gens tendus, de personnes négatives, la seule solution consiste souvent à fuir pour ne pas se laisser intoxiquer…)
      Merci pour ton commentaire Melahel !

  • Le Marginal Magnifique dit :

    Excellent. Je vais creuser le sujet.

    • Sélim dit :

      Merci le double M !
      Le sujet est vaste, tu as de quoi lire ! La base, monsieur Rosenberg, mais les autres aussi, ses disciples !
      Bonne lecture !

  • romain dit :

    Adoptées avec 95% d’absentéisme :)

  • Geek&Chic dit :

    Wahou!
    Franchement vos analyses sont vraiment pointues, on sent que vous investissez dans vos recherches..
    Merci pour ce super site ! :D

    • Sélim dit :

      Hello Geek&Chic, on essaie, on essaie !
      Plus on est pointu, plus ça nous permet de nous éclater et de restituer nos lectures !
      On milite pour un monde meilleur !
      A la prochaine !

  • Johnny dit :

    High Level coach ! J’attendais depuis tellement longtemps qu’un article sur ce sujet soit abordé un jour par quelqu’un.

    Peace & Love

    • Sélim dit :

      Hello Johnny !
      Toi, ou les autres, n’hésitez jamais à nous contacter, à nous faire des propositions de sujets, à nous orienter sur des thématiques qui vous plaisent et qu’on devraient traiter !
      On est une vraie team de curieux !

  • Chuck_du77 dit :

    Salut

    Superbe article qui me donne envie de creuser le sujet. Je me rend compte que j’applique c’est principes. Pour gérer ses émotions il y a le concept de l’intelligence émotionnelle qui est super intéressant. Je travaille dessus en cours et ça vaut me coup. Après quand tu parles des émotions négatives c’est surtout sur le moment qu’on les vit de manière négative. Mais selon moi une fois que la réaction émotionnelle est passée on peut analyser la situation de manière plus objective et on se rend compte qu’on a appris des choses. Pour la partie besoin je te rejoint totalement les gens ont les mêmes besoins mais y répondent pas de la même manière. C’est pour quoi il fait essayer de comprendre l’autre. Les mots peuvent blesser ça c’est sur. Et souvent les gens ne se rendent pas comptent que leurs mots sont plus blessants que des coups. Car les coups partent alors que les mots prononcés restent. Pour ce qui est de donner avant de recevoir j’ai beaucoup de mal sur ce point. On est dans un monde où on nous pousse tellement à être égoïste et individualiste que quand on est gentil et attentionné avec les gens on se fait tout simplement écraser. Et ce constant me rend triste.

  • Flo dit :

    Pour ton histoire de journaliste tu auras donc appris qu’il ne faut jamais leur faire confiance et toujours rédiger un contrat pour les exigences particulières qui ne relèvent pas du droit pénal ;)
    Écris moi la prochaine fois, je te rédigerais l’acte :-p

    Très bon article sinon, qu’on devrait finalement appliquer partout.

    • Sélim dit :

      Hello Flo !
      Il y a aussi l’option « ne plus perdre mon temps avec eux », mais j’aime bien l’exercice de temps à autre… on garde donc l’idée du contrat en tête !

      Merci !

  • Sum dit :

    Excellent article. Je connaissais cette philosophie, mais j’ignorais qu’il existait un père fondateur ! Je viens de voir que Marshall Rosenberg a publié plusieurs ouvrages sur le sujet. Super coach, en avez vous lu un ? Lequel me conseilleriez vous ? Je suis très curieux d’approfondir mes connaissances sur ce sujet passionnant.

    PS : Merci pour vos articles de qualités !

    • Sélim dit :

      Hello Sum !
      Le supercoach a surtout bouffé de la vidéo en faisant des abdos devant…
      Manque de temps pour lire en ce moment, je me suis fait une séance de bras + abdos à domicile devant des vidéos Youtube sur la CNV et Rosenberg…
      J’aimerais bien avoir du temps pour lire en ce moment…

    • AL dit :

      J’en ai acheté 5 hier, plus d’autres du même acabit. J’essayerais de débriefé quand j’aurais lu et digéré l’ensemble.

  • Alfy dit :

    Prise de décision dans l’émotion ne donne rien de bon. Tel pourrait être un précepte utile à tous.
    Nous prenons beaucoup de décisions sur un coup de tête (ou de coeur) alors que nous ferions mieux de faire passer l’intellect avant l’émotion.

    La rage, la colère, l’agressivité régissaient ma vie jusqu’à il y a peu. En fait jusqu’à ce que je me rende compte que je faisais du mal à mon entourage et que j’étais en train de détruire ce que j’avais construit.
    Après de quelques séances chez une psy, je commence à comprendre les mécanismes de la colère. Cette colère qui peut mener à la violence chez certains.

    La colère est généralement la résultante d’une multitude de traumatismes, de frustrations vécues tout au cours de notre vie et en particulier lors de notre enfance. Aussi comme tu le dis si bien, cela nous emmène à nous blinder. Malheureusement, si nous en sommes rendu là, c’est à cause de la société, ou du moins ce que nous en avons fait.
    Nous réagissons en miroir face à l’agressivité et la violence. Une espèce d’escalade, de fuite en avant autodestructrice.

    Là ou je n’arrive pas à avoir un avis tranché est vis à vis des accès de colère.
    A priori M. ROSENBERG prône « la zenitude » (je schématise hein!).
    En parlant avec une psy, cette dernière me dit qu’au contraire qu’il faut laisser sortir cette colère. Pas forcement la laisser éclater sur la personne concerné, mais la laisser sortir tout de même d’une manière ou d’une autre sous peine de créer encore plus de frustrations car quoi qu’il en soit (toujours selon elle), même si l’on laisse glisser comme on dit, on absorbe cette agressivité ou colère.

    Un ami qui était dans cette même situation mais quelques années plus tôt à trouvé un partie de la solution. Il s’est lancé dans le yoga. Ca lui à permis de faire descendre son stress et ses inquiétudes et du coup son agressivité.
    Ce qui vaut pour les uns, ne vaut pas forcement pour les autres. Aussi peut être à chacun de trouver son moyen pour faire descendre la pression.

    Le monde actuel, la religion, la politique, notre mode de vie nous pousse à être ainsi. A nous de ne pas plonger tête première et peut être repenser à notre mode de vie.

    • Sélim dit :

      Hello Alfy, je me reconnais bien dans cette phrase qui ouvre ton commentaire.
      je sais que je suis trop impulsif, je ne fais souvent que de la merde quand je prends les décisions sur un coup de tête…
      (et j’en regrette un sacré paquet, seule la fierté me fait avancer, me permet d’oublier et de ne pas devenir un vieux gars qui ne regarde que le passé…) Mais il est très dur, en effet, de s’affranchir de ses émotions…
      Un jour, je tenterai le yoga. Mais pas demain, j’ai boxe.

    • Alfy dit :

      Salut Sélim

      Les sports de combats sont un très bon exutoire.
      Faudrait que je m’y remette.

  • Tom dit :

    Je suis éducateur, les travaux de M. Rosenberg m’ont été conseillés en formation et ont beaucoup éclairés ma pratique, c’est une référence solide. Particulièrement son livre « Les mots sont des fenêtres ». Dans le champ professionnel comme en dehors, à chaque fois qu’il y a une relation, c’est l’occasion d’apprendre à communiquer avec bienveillance, sans jugement.

    Je viens d’apprendre son décès dans cet article, j’en suis désolé.

    Merci pour tout ADS

  • Luc dit :

    la communication non violente n’est pas toujours possible (au sein d’un couple oui), comme dans des relations ou des rapport de force sont présents (parent/enfant, employé/employeur, armée, autorités de l’etat etc) Par ailleurs selon moi nous vivons dans une société de plus en plus violente calquée sur le modele americain (dog eats dog) et pas toujours de violence physique mais sociale aussi (chomage massif etc). On ne vise certainement pas l’harmonie sociale et meme la lutte des classe reapparait
    le gagnant-gagnant n’est pas toujours possible et si la partie adverse veut le combat (souvent parce qu’elle estime etre en position de force) il faut l’admettre

    • AL dit :

      Je ne suis pas d’accord avec toi, Luc.

      D’abord, il ne faut pas chercher à changer l’autre ni la Société. C’est toi-même que tu dois changer et le monde s’adaptera à toi comme une chaussure neuve au pied de son propriétaire. L’être humain fonctionne en miroir et réagit souvent en fonction des signaux que toi tu lui donnes. Qu’ils soient positifs ou négatifs. Donc, quand tu dis « selon moi nous vivons dans une société de plus en plus violente », je pense que tu devrais voir comment modifier ta propre trajectoire pour que le monde te semble moins violent, ou qu’il le devienne.

      Ensuite, une personne qui cherche le conflit est une personne QUI SOUFFRE. Chercher à asseoir son pouvoir, sa supériorité, son autorité, c’est une marque de FAIBLESSE. La solution de facilité consiste à éviter ces gens-là, quand c’est possible, ou à les critiquer (« Oh les méchants ! »). Alors qu’en vérité, la première action mature et intelligente à mettre en place c’est chercher à comprendre pourquoi la personne en face de nous est comme ça ou réagit comme ça. Des réponses qu’on obtient seulement à travers la COMMUNICATION. Sans compter qu’on projette parfois sur les autres nos propres émotions (peut-être que ce n’est pas « l’autre » qui cherche le conflit / rapport de force, mais toi ?).

      Enfin, il faut se souvenir que le rapport de force est l’héritage de notre éducation fruit de modèles sociaux désormais caduques. Il ne tient qu’à chacun de nous de les modifier.

      Je ne peux que trop conseiller la lecture de « Regarde… ton enfant est compétent » de Jesper Juul, qui développe ce que je viens de résumer plus ou moins maladroitement dans ce message.

    • Luc dit :

      discours angelique
      la communication non violente, ca fonctionne dans un couple je suis d’accord
      mais dans des rapport de force (attention ca concerne certains rapports precis cfr plus haut ) il y a parfois refus de communiquer, refus de negocier (j’ai lu plusieurs bouquins de negocation mais si l’autre partie refuse de negocier ca tient pas)

      la vie est aussi un combat.
      « ouh les mechants » je connais ca, parfois quasi tout le monde est d’accord la-dessus mais le probleme c’est que personne ne fait rien car les gens sont laches (constante humaine) ou a trop a perdre
      quant aux modeles sociaux d’antan, nous y retournons a grande vitesse (meme la lutte des classes), nous retournons d’ailleurs vers des etats autoritaires car en faillite (en france on condamne meme des enfants actuellement pour un dessin ou des paroles)

    • tof dit :

      Si ton partenaire est décidé à te pourrir la vie ta technique elle sert à rien, sinon à considérer sa conjointe comme une pauvre malade de la tête, ce qui est pire pour ma part et arrogant.
      Quand à ton livre il semble s’adresser aux parents, là on parle d’adultes.
      y a rien à négocier avec une personne qui refuse toute négociation, la technique de l’embargo marche bien par contre.

    • tof dit :

      C’est ma réponse pour Al, je suis tout à fait d’accord avec toi Luc

  • tof dit :

    La communication non violente est une forme de communication, tout le monde n’en est pas capable, je suis adepte et elle est très utile au travail mais anxiogène dans la vie intime.

    Je m’explique, au boulot on est dans un élément que l’on doit maîtriser,tu as une mission tu es éducateur, professionnel de santé, policier, videur de boite de nuit, tu dois gérer au mieux. La communication non violente prends tout son sens alors, surtout en milieu hostile.

    A la maison on est dans un cadre protégé et privé, un havre de paix et de détente. En adoptant cette technique on enfuit ses ressentiments et en plus on doit assumer ceux de sa conjointe, c’est intenable si les deux ne pratiquent pas.

    je suis tout à fait en accord avec ce que dit Luc

  • AL dit :

    Luc,

    Tu dis que les autres « refusent » de communiquer avec toi, d’échanger ou de négocier. Mais pourquoi est-ce qu’ils refusent ? As-tu réellement tenté d’identifier leurs besoins, leurs valeurs, leurs attentes ? As-tu tenté de leur donner satisfaction et ce qu’ils attendaient de toi ? Dans une négociation, il y a la notion de compromis, de partage, ce qui implique donc que les différentes parties en présence donnent (ou sacrifient) chacune quelque chose à l’autre. Lors de ces crises auxquelles tu te dit confronté, est-ce que toi, tu donne quelque chose ? Tu n’as pas besoin de me répondre ici, ces questions-là, c’est en toi-même que tu dois les poser et tenter d’y apporter tes réponses. Une personne ne rentre jamais en conflit avec une autre parce que ça l’amuse, mais parce qu’un élément négatif trouve une résonnance à l’intérieur de son être en souffrance. La « réalité », c’est toujours une question de perspective et il est extrêmement facile de générer des malentendus. Face à une même situation, tout le monde réagira différement, en fonction de sa propre histoire et de sa propre vision des choses.

    Et c’est là que je réponds à tof à propos de « Regarde… Ton enfant est compétent ». Penser que ce livre est destiné aux parents, c’est aborder la chose avec un préjugé. (ce qui me laisse donc penser que, lorsque tu te retrouves face à une situation de crise, tu l’abordes avec des préjugés – ce qui, à mon sens, n’aide pas forcément à la résoudre aussi vite et bien qu’elle le pourrait) Ce livre est sur la portée de l’éducation et de ses conséquences sur l’estime de soi et la confiance en soi. On mesure mieux, à sa lecture, la conséquence du comportement de nos parents vis à vis de nous lors de notre enfance et pourquoi on agit ensuite de certaines façons dans certains contextes. Il aide à la remise en question et à aborder les relations humaines (adultes/enfants – adultes/adultes) sous un angle totalement différent. J’ajouterai que tout adulte a un jour été un enfant et que sa personnalité d’adulte dépend énormément de cette période et de la personnalité de ses propres parents, surtout pour tout ce qui touche à la violence (verbale, physique, morale…). Donc lire ce livre n’a absolument rien de hors sujet.
    Et quand tu dis « y a rien à négocier avec une personne qui refuse toute négociation, la technique de l’embargo marche bien par contre », c’est toi qui apparait comme une personne autoritaire qui refuse de faire des efforts et qui abandonne la négociation. Imposer son choix, ce n’est pas communiquer, ce n’est pas partager, ce n’est pas être à l’écoute de l’autre et le respecter. Et que l’autre le vive mal, c’est logique et normal. Enfin, si tu « enfuit [t]es ressentiments et en plus on doit assumer ceux de sa conjointe, c’est intenable si les deux ne pratiquent pas. », ce n’est pas une question d’attitude ou de CNV en échec, c’est un problème d’écoute… Mais d’écoute de toi-même et de tes propres besoins. On a tous des besoins qu’on exprime différement (parfois, on n’a pas conscience de ces besoins, d’ailleurs) – et le livre dont je parle l’explique vraiment très bien ! – et lorsqu’on ne les satisfaits pas, on créé de la frustration, qui génère de la colère et c’est cette colère-là qui explose au grand jour lors de conflits. C’est pour ça que je disais l’autre jour que « la raison de notre colère n’est jamais celle que l’on croit ».

    Et quand j’écris tout ça et que je me relis, je perçois soudainement mieux à quel point la communication est importante, pourquoi Sélim insiste autant dessus et pourquoi même le small talk a son utilité.

  • yanis dit :

    La CNV, l’essayer c’est l’adopter. Ne serais-ce que dans la manière de s’exprimer, ça simplifie les choses dans la vie, ça met l’autre en considération. Je t’invite à partager au lieu de PARTAGE ! J’ai besoin de au lieu de PASSE MOI. J’aimerais que tu m’aides à au lieu de AIDE MOI.
    Le plus difficile étant d’avoir assez de recul pour se souvenir que nous sommes maitres de nos émotions, ce qui me mets en colère pourrait très bien rendre quelqu’un d’autre complètement indifférent, c’est bien la preuve que les émotions viennent bien de nous et traduisent un sentiment ou besoin insatisfait.
    Il faut que la CNV se propage partout alors bravo pour l’introduction !

    A quand une intro sur l’AT ?

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