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Art de Séduire : Séduction

Le Plus Grand Mensonge Du Cinéma Fait de Vous des Mollusques

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Le Plus Grand Mensonge Du Cinéma Fait de Vous des Mollusques

Le Plus Grand Mensonge Du Cinéma Fait de Vous des Mollusques


Ou pourquoi il serait enfin temps d’arrêter de rêvasser devant Netflix, les séries télé et autres jeux vidéo…

« Il était une fois… »

À chaque film c’est la même histoire ou presque.

C’est Luke qui tombe par le plus grand des hasards sur Obi-Wan Kenobi dans Star Wars avant de s’en aller défaire l’Empire à coups de sabre laser.

C’est Neo qui suit le lapin blanc dans Matrix avant de se découvrir messie.

C’est Rocky qui reçoit un coup de fil inespéré d’Apollo Creed avant de tourner sept suites de rang.

C’est Hugh Grant qui bouscule par inadvertance par Julia Roberts dans Coup de foudre à Notting Hill avant de la convertir aux joies de la lecture et de la vie simple.

C’est Marty McFly qui est réveillé au beau milieu de la nuit par le Doc dans Retour vers le futur avant de décider de reprendre son passé en main. Etc.

Dans tout script un brin stéréotypé qui se respecte, c’est que l’on désigne sous le terme de « l’appel de l’aventure », soient toutes ces scènes où le héros qui vivait jusque-là en cercle fermé se voit offrir l’opportunité de changer sa vie du sol au plafond en partant voguer vers l’inconnu.

Loin de tomber du ciel, cette récurrence obéit au contraire une logique d’écriture parfaitement documentée depuis ce jour de 1949 où l’expert en mythologie Joseph Campbell a sorti son ouvrage de référence Le Héros aux mille et un visages dans lequel il a élaboré sa théorie du monomythe.

Le monomythe : du roi playboy Gilgamesh à Ulysse en passant par Simba et Peter Parker.

Après avoir lu et comparé des années durant des milliers de récits, Campbell en est venu à la conclusion que quelles que soient leurs époques, leurs cultures d’origine ou leurs genres (folkloriques, religieux légendaires…), tous obéissent à un même schéma de narration divisé en trois principaux temps (et douze étapes, mais ne compliquons pas les choses).

  1. Premier temps, le départ, dans lequel le héros rompt avec sa situation d’origine
  2. Deuxième temps, l’initiation, l’épreuve proprement dite à laquelle doit faire face le héros.
  3. Troisième temps, le retour, dans lequel le héros parachève sa destinée.

Adaptée quasiment au pied de la lettre sur grands écrans à la fin des années 70 par Georges Lucas dans ses Guerres de l’Étoile, la formule s’est révélée depuis diablement efficace, tant au niveau de l’intrigue qu’au niveau du ressenti du spectateur.

Quoi de mieux en effet pour vibrer à l’unisson avec le héros que de s’identifier à lui ?

Que d’être invité à rentrer dans sa peau ? Que de voir le monde par ses yeux ? Que de projeter une partie de sa conscience sur lui ?

Pour que cette connexion s’opère, il est ainsi vital que le récit établisse un fort courant de sympathie ou un intérêt commun entre ce dernier et le public.

Et c’est là que l’appel de l’aventure coince sérieusement.

Certes il s’agit là d’un ressort des plus pratiques pour faire croire au mec moyen que comme par magie il pourrait sortir de sa torpeur et devenir lui aussi un héros, mais sauf bug de l’espace-temps, cela n’arrive jamais, jamais, jamais.

Pire, à trop attendre le coup de foudre, à trop attendre de décrocher un job plus intéressant, à trop attendre d’être reconnu pour vos talents, bref tout simplement à trop attendre qu’il vous arrive quelque chose, c’est votre vie qui risque de se terminer aussi vite qu’elle a commencé.

Ben ouais, sans coup de pouce des scénaristes, Luke serait resté ce fermier candide, Néo ce geek tristounet, Rocky ce prolo tocard, Hugh ce libraire mollasson et Marty cet ado random.

Dans la vraie vie, personne ne va vous inoculer le virus de la lecture comme l’araignée radioactive a piqué Peter Parker.

Personne d’autre que vous ne peut décider d’agir pour sortir de votre zone de confort.

« Hollywood nous berne ! »

Quand bien même en matière de sciences humaines (séduction, communication, dynamiques sociales…) aucune règle ne se vérifie à 100%, il en est cependant une qui fait fièrement exception : l’action entraîne l’action.

Contrairement aux films, les opportunités se créent.

Elles sont le fruit d’un parcours, d’une dynamique, d’un mouvement, d’une philosophie de vie – à la limite peu importe quel est votre point A et votre point B, c’est la manière d’aller A et B qui compte vraiment, qui vous définit.

Si elles peuvent parfois donner l’impression de jaillir sans crier gare, il n’en est rien : pour tomber « par chance » sur telle fille ou tel contact encore faut-il sortir de chez vous, fréquenter les bons endroits, adopter le bon état d’esprit.

Appelez cela comme vous voulez (énergie, vitalité, initiative, loi de l’attraction…), mais il vous incombe de faire tomber les premiers dominos – et tant pis cela implique de se prendre des tôles à échéances régulières.

Évidemment il est mille fois plus facile de rester les bras ballants à avaler de la fiction mettant en scène des vies fantasmées (de celles où l’effort se fait sans fatigue, où le combat va sans douleur) plutôt que de se frotter à la réalité de son être et des imperfections qui vont avec (oui un bourre-pif ça fait mal, oui une jolie fille ça impressionne, oui un projet pro est soumis à mille impondérables…), mais tel est le prix à payer pour avoir le moins de regrets possibles quand viendra le temps de débarrasser le plancher.

[Et non, tout Arnold Schwarzenegger qu’il est, John Matrix ne peut pas dans Commando porter un tronc d’arbre sur son épaule.]

Personne ne vous attend.

Ni Maxx le fondateur d’Artdeseduire, ni Eros, ni Sélim pour le coaching en séduction.

Ni la Team Pirate qui a tourné pour vous des caméras cachées de drague de rue pour vous montrer comment aborder les filles qui vous plaisent.

Même pas moi avec la formation pour pénétrer les pensées des filles et décoder les signaux qu’elles envoient.

Pour devenir l’homme que vous voulez être, pour devenir la meilleure version de vous-même, VOUS devez le décider.

On ne peut que vous tendre la main, mais pas vous forcer à VOUS prendre en main. A vous de jouer.

La vie est trop courte pour passer la sienne à regarder celle des autres.


Aurélien, dernière séance.

Bann-SMS1erRDV

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15 Commentaires

15 Comments

  1. -Sam-

    28 décembre 2018 à 15:46

    Dernière séance… Merci pour tous tes articles !
    Je suis allé en Afrique du Sud cette année… tu y es un peu pour quelque chose :) (j’avais lu l’article sur le blog de Sélim). Déclaration d’amour ^^
    Peace. Bons voyages.

    • Aurélien

      28 décembre 2018 à 16:25

      Aaa j’espère que ça t’as plu ? T’étais où ? Au Cap ?

  2. Terminator

    28 décembre 2018 à 16:19

    Quand tu écris un article pour dénoncer la manipulation des scénaristes d’Hollywood tout en utilisant une technique de manipulation bien connue des copywriter (à savoir, le fait de dénoncer un grand méchant complot dont on serait les victimes…)

    • Aurélien

      28 décembre 2018 à 16:24

      Mais les complots ça existe non ?

  3. -Sam-

    28 décembre 2018 à 18:30

    Oui ! Le Cap et un peu autour => Sandboard ! 1er cours de surf à J Bay ! Lion’s Head (trop le vertige ^^)… C’est quoi ton prochain voyage ? Chili ? Argentine ? Hawaï ?

    • Aurélien

      30 décembre 2018 à 16:06

      Je sui arrivé au Marco hier, ça surfe depuis c matin.

      Lion’s Head j’avais prévenu :) mais la vue valait le coup non ?

  4. Joba

    29 décembre 2018 à 09:14

    Bonjour Aurélien.
    Tout d’abord permet moi de te remercier pour l’écriture de cet article.
    Cependant, j’ai été profondément choqué par cette insulte que tu fait au 7eme art ( oui C’ESt un art ) ainsi qu’à toutes les personnes qui mettent leurs vies au service de celui-ci.
    Le rôle premier du cinéma est de permettre au spectateur de s’identifier à des personnages, qui vont TOUT mettre en œuvre pour changer leur destin malgré tout les obstacles qu’ils vont rencontrer.Et même si je te l’accorde, certains scénarios sont très « stéréotypés », il y a toujours des « ACTIONs » radicalement importante que doit fournir le personnage pour faire avancer l’histoire et accomplir son objectif.De plus, réduire le monde du cinéma à ce genre de scénario est extrêmement simpliste et montre que ton sujet n’est que très peu maîtrisé et approfondi . Travaillant moi-même dans le monde du cinéma, mon but premier dans mon métier est de donner un peu d’espoir aux gens en leur montrant que partant des pires circonstances qu’un être humain peut rencontrer il y a toujours moyen de transformer son destin et d’en ressortir vainqueur.
    Team Cinoche

    • Oli

      29 décembre 2018 à 16:42

      Jean-Jacques Goldman chantait déjà : « elle vit sa vie par procuration, devant son poste de télévision ».
      Cet article parle d’un vrai problème qui existe.
      Mais les professionnels n’ont pas à se sentir visés, de même que les vignerons ne sont pas responsables du fait que certains consommateurs de leurs produits en abusent pour se réfugier et fuir la réalité.

    • Sylvain

      30 décembre 2018 à 13:30

      C’est comme de tout, ce n’est qu’un outil. Soit on l’utilise pour s’élever soit pour stagner… :)

    • AL

      30 décembre 2018 à 09:49

      Bonjour Joba,

      « mon but premier dans mon métier est de donner un peu d’espoir aux gens en leur montrant que partant des pires circonstances qu’un être humain peut rencontrer il y a toujours moyen de transformer son destin et d’en ressortir vainqueur. » : Et ça a eu des conséquences positives sur combien de spectateurs, depuis que tu exerces ton métier ?

    • Sylvain

      30 décembre 2018 à 13:39

      Difficilement mesurable mais cela dit ca peut etre une source d’inspiration. les medias nous serinent que la tv incite à la violence et au sexe et qu on reproduit ce qu on voit. Si tel était le cas, il faut etre juste et admettre que le corollaire puisse être vrai :) Mais ca necessite d’être dans l’action et non la simple consommation !

    • Aurélien

      30 décembre 2018 à 16:15

      Salut Joba,

      « réduire le monde du cinéma à ce genre de scénario est extrêmement simpliste et montre que ton sujet n’est que très peu maîtrisé et approfondi » => c’est écrit « Dans tout script un brin stéréotypé qui se respecte » + sont cités principalement des blockbusters

      « cette insulte que tu fait au 7eme art (oui C’ESt un art) » => c’est d’abord une industrie, c’est aussi un vecteur d’idéologie

      « rôle premier du cinéma est de permettre au spectateur de s’identifier à des personnages, qui vont TOUT mettre en œuvre pour changer leur destin malgré tout les obstacles qu’ils vont rencontrer » =>ah bon ???

      Le cinéma peut évidemment avoir un rôle positif, ne serait que s’il réussit à divertir sans abrutir et fournit des modèles dignes ce nom.

      (Sinon à mes heures perdues j’officie à l’occasion comme critique ciné)

      A.

  5. Méphistophélès

    30 décembre 2018 à 10:09

    Formidable article ! J’adhère à 1000%.
    « L’important n’est pas la destination, c’est le voyage » écrivait Stevenson. À trop procrastiner, on finit par l’oublier. Secouez-vous, bande de cloportes ! Et moi le premier…

    • Sylvain

      30 décembre 2018 à 13:41

      Quel beau message de motivation ! On commence dés aujourd’hui !

    • Aurélien

      30 décembre 2018 à 16:07

      C’est compris les cloportes ?

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