Ce que « Tout Seul » de Raymond Domenech peut vous apprendre sur les dynamiques sociales…

36
08 décembre 2012 - publié dans Dynamiques sociales

Leçons de leadership par Raymond Domenech Ce que Tout Seul de Raymond Domenech peut vous apprendre sur les dynamiques sociales... 

Oui, après les fiascos de toutes les compétitions où il fut sélectionneur de l’Equipe de France, on est en droit de se demander si cet article peut vraiment vous apporter des leçons de leadership en vous parlant de Raymond Domenech…

Le leadership, le fait de mener une équipe, un groupe d’hommes, d’être respecté et suivi par eux. Pas facile. C’est pourtant la base du management moderne : trouver les recettes pour atteindre des objectifs communs.

Trouver les moyens de communiquer efficacement avec tout le monde, trouver la recette miracle pour que tout le monde soit uni au sein du groupe et décroche la victoire. Dans cet article, on va beaucoup évoquer le rôle du leader, du mâle Alpha, et de la meute.

Leadership et séduction, action !

Pour mon anniversaire, Maxx a eu la bonne idée de m’offrir le bouquin de Domenech, « Tout seul ». Ça commence mal, le titre. Tout seul… Y a-t-il rien de moins séduisant qu’un homme seul ?



L’isolation nuit à la séduction

D’isolation, il en sera souvent question dans ces confessions de Domenech. Isolé au sein de la DTN (Direction Technique Nationale), lâché par ses faux-amis, il a eu une fin de règne très difficile. Un président de la Fédération maladroit comme pas permis, des joueurs démobilisés et débiles, ça n’a pas dû être facile tous les jours…

Rejeté par les journalistes pour ses « mauvaises méthodes de communication », il fut aussi sifflé dans les stades. Mais l’Alpha Male ne devrait pas être touché par ces réactions.
Au départ, on voit un Domenech qui apprend la maîtrise des dynamiques sociales : il le dit lui-même, tout est politique, il faut jouer ces petits jeux de pouvoir et d’influence pour atteindre le poste convoité de sélectionneur national.

Lors de sa campagne de candidature en 2002, il s’est trop montré, a dévoilé son jeu trop vite : il s’est grillé. Pour sa nomination en 2004, il s’est appuyé sur le social proof fourni par Aimé Jacquet.

C’est le sélectionneur champion du monde 1998 qui a fait campagne pour lui, en sous-marin au départ, puis de manière visible lors d’un discours à Clermont-Ferrand. Alors qu’il venait de décrire le candidat idéal pour le poste de sélectionneur, quelqu’un dans l’assemblée a déclaré : « Mais c’est le portrait de Domenech que vous brossez là ! ».

Tout dans la nuance, dans la subtilité, il a réussi à avancer masqué, et à bénéficier du soutien d’un gagnant. La maîtrise du Social Proof est là, la présélection est à l’œuvre : si Aimé Jacquet l’a choisi, c’est qu’il ne doit pas être si mauvais que ça.

Application séduction : si vous voulez prendre place au sein d’un groupe, vous aurez besoin d’appui pour séduire la fille qui vous plaît. A vous de trouver les personnes qui riront à vos blagues, qui vous soutiendront lors d’un bouncing, qui seront OK pour vous suivre en soirée. Evidemment, tout ça doit être très léger, très subtil… N’exposez jamais vos objectifs directement…



Le leader fixe des objectifs

« Rendez-vous le 9 juillet. » La promesse est simple. Le 9 juillet 2006, ce sera la date de la finale de la Coupe du Monde de football en Allemagne. Le sélectionneur fixe l’objectif à atteindre. Reste maintenant à mettre les moyens en œuvre pour atteindre cet objectif.

Au fil des pages, on lit les influences de Domenech et c’est un plaisir que de voir qu’il travaille beaucoup avec la visualisation. Vous pouvez utiliser cette technique très facilement : elle consiste à vivre la scène mentalement avant qu’elle n’arrive en vrai.

Pour les footballeurs, elle consiste à voir la victoire, à s’imaginer en train de soulever la coupe, en train de réussir le penalty fatidique, pour un défenseur elle consiste à se voir tacler l’attaquant adverse et récupérer le ballon.

En séduction, c’est toute la phase d’abordage que vous pouvez visualiser, puis la partie kino et premier baiser. Plus la scène a l’air réelle pour vous, plus elle a de chances de se produire.

Objectif encore : une belle erreur de management de la part de Domenech page 275. Il veut responsabiliser ses joueurs. Mais oublie de fixer le cap.

Repérez l’erreur tout seul : « Je ne me défile pas : en 2006, j’avais promis que nous irions en finale. Mais aujourd’hui, c’est à vous d’exprimer clairement vos ambitions et de vous donner les moyens de la réaliser. ».

Pas assez directif, manque de fermeté vis-à-vis des joueurs… De la même manière lorsque vous formez votre wingman, n’oubliez pas de vous fixer des objectifs précis ! 5 groupes à aborder ! 2 sorties par semaine! Soyez spécifiques !



Des ennemis pour la vie

La base des dynamiques sociales, qu’on trouve déjà dans l’ouvrage de référence de Dale Carnegie : « Comment se faire des amis et influencer les autres ? » : on n’humilie personne en public, parce que les ennemis, c’est pour la vie.

Raymond Domenech nous livre à plusieurs reprises son sentiment envers Gérard Houllier, qui ne le porte pas dans son cœur, et réciproquement. Deux hommes qui se détestent, le second étant ravi de se débarrasser du premier dès que l’occasion se présentera.

Le deuxième cas est plus explicite : la brouille avec Arsène Wenger, coach d’Arsenal. Wenger n’a jamais été très tendre avec les sélectionneurs français, et c’est bien normal : les clubs payent les joueurs, les joueurs sont des ressources sous contrat avec les clubs, et les sélections nationales viennent piller ces richesses (oui, je caricature).

Ainsi, ces deux fonctions défendent des intérêts différents. Le rôle du sélectionneur l’amène à se déplacer souvent dans les clubs pour parler aux dirigeants et les convaincre de laisser les joueurs venir en sélection. Même si la loi est en faveur des nations (les joueurs appelés sont obligés de répondre aux convocations), le sélectionneur doit essayer de maintenir de bonnes relations avec les clubs.

Domenech nous apprend qu’avec Wenger, le courant ne passait plus depuis les années 70, depuis une brouille à cause d’une recommandation d’un mauvais joueur… Un cadeau empoisonné de Wenger qui sera néfaste à leur relation pour le restant de leurs jours.

En séduction, attention aussi aux ennemis pour la vie :

  • N’humiliez pas un obstacle, mec ou fille, devant ses amis
  • N’humiliez pas un ex ou un AMOG qui veut la même fille que vous si ce n’est pas nécessaire
  • Si vous avez les mêmes amis, ne soyez pas goujat ou lâche lors de vos ruptures, votre réputation de sale type vous suivra…
  •  

L’Alpha Male prend des décisions

Au sujet de Vieira, lors de l’Euro 2008, celui-ci était blessé. Il ne faut pas sélectionner un joueur blessé. Vous ne commettriez pas cette erreur. Domenech l’écrit en toutes lettres : « Le doute m’envahit. Les petits nuages s’accumulent gentiment. La blessure de Vieira va peser dans la gestion. C’est le piège Raymond : tu n’as pas choisi. Tu as laissé faire. Tu vas t’en mordre les doigts. ».

Il le reconnaît lui-même à la ligne suivante : « Avec le recul, j’analyse ma décision sur Vieira – ou plutôt mon absence de décision- comme une preuve de faiblesse ».

Et malgré cette histoire, il commet la même en 2010 en sélectionnant un Thierry Henry crâmé, plus apte à jouer à haut niveau, parce qu’il n’arrivait pas à se décider, il ne pouvait se résoudre à l’exclure du groupe à cause des liens affectifs qui le liaient à « Titi ».

En séduction, ça fait partie des pièges que la vie vous tendra :

  • Au cinéma avec une fille, James Bond ou Jason Bourne ?
  • Au restaurant avec une fille, vin blanc ou vin rouge ?
  • Chez vous ou chez elle ?
  • Tenter de l’embrasser et risquer de prendre un râteau ou ne rien faire et risquer la FZ ?
  • Devenir pote avec sa copine insupportable ou vous montrer imbuvable ?
  • Laisser un AMOG vous vanner gentiment sans rien dire ou lui répondre avec flegme ?
  • Lui envoyer un troisième texto sans réponse ou passer en Freeze Out et nexter ?
  •  

Vous devez choisir. Ne subissez pas. La vie vous punira automatiquement si vous n’êtes pas capable de prendre des décisions. Même si elles s’avèrent mauvaises, prenez des décisions et assumez-les.



Leadership et cohésion du groupe

Je dois vous avouer qu’au final, ce que je cherchais dans ce livre, je l’ai un peu trouvé. La vie du groupe. Comprendre ce qui régit la vie d’un groupe comme l’équipe de France. Un petit rappel historique pour comprendre la suite.
1998, on est les Champions, on est les Champions…
2000 : Euro victorieux
2002 : Echec lamentable au Japon, Zidane blessé.
2004 : Euro portugais, pénible défaite face à la Grèce.
2006 : retour des cadres Zidane, Thuram et Makélélé, finale de la Coupe du Monde contre l’Italie de Materrazzi. Coup de boule.
2008 : Euro 2008 fantomatique, élimination directe.
2010 : Déplorable débâcle sud-africaine, humiliation mondiale

Pourquoi ce rappel ? Pour expliquer comment pourquoi Raymond Domenech n’est pas le seul responsable de la mauvaise santé du groupe France depuis 2006.

Dans son ouvrage, il explique que personne n’a su reprendre le rôle de leader naturel de Zidane après 2006. Celui qui imposait les décisions et relayait celles du coach. Le meilleur exemple est celui du stage à Tignes.

Les joueurs sont habitués au luxe, ils sont millionnaires, dorment dans de beaux hôtels. A Tignes, dans le refuge, ils trouvent des matelas à même le sol. Zidane ne bronche pas et tout le monde l’imite. Domenech explique que sans l’aval du leader, c’était la bronca assurée.

De la même manière on peut analyser les amendes du groupe. Les joueurs qui arrivent en retard à l’entraînement ou violent certaines lois du groupe doivent payer des amendes, ça fait partie des règles du groupe.

Un jour, Gallas se plaint d’en avoir trop à payer. Si un joueur commence à partir en vrille et à refuser l’autorité, c’est soit la fin du joueur au sein du groupe, soit la fin du groupe. Zidane tranchait, imposait, et était respecté.

Page 84 : « Et ce dernier a tranché : «Arrête de discuter pour rien, c’est comme ça, tu payes William. » Quand Zizou décidait, chacun acceptait. C’était gagné : l’équipe avait intégré le fonctionnement de la loi et s’y pliait, parce que l’autorité du leader s’avérait incontestable. »

Ces joueurs partageaient encore une culture commune, obéissaient et étaient fiers de porter le maillot de l’équipe de France. Il y avait un leader, et une cohésion, un programme commun. (A vous de motiver vos troupes de la même manière).

En 2008, 2010 et 2012, l’équipe de France est constitué de joueurs débiles comme Ribéry, Nasri, Benzéma, des joueurs qui pensent plus à leurs gueules et leurs contrats qu’au collectif. Des joueurs dont on lit des portraits peu glorieux, ce qui n’est guère étonnant.

Le vrai mâle Alpha sait rester humble et fédérer autour d’un projet commun. Pas eux. Trop d’égoïsme, pas assez d’esprit d’équipe. Le nouveau dépositaire du jeu, celui qui est sensé animer tout ça, est rejeté par le groupe.

Il s’agit du Nice Guy Yoann Gourcuff, extrait p286 :
« Mercredi 9 juin – J’ai attrapé Gourcuff pour lui dire, d’une part qu’il aurait dû m’avertir directement, d’autre part que s’il pensait réellement que je construisais l’équipe en fonction des pressions des uns et des autres, il me décevait. J’avais envie de lui mettre des gifles, avec son air de garçon candide, de pauvre petit malheureux à qui on veut du mal. Un meneur, c’est un guerrier, pas un suiveur. Réveille-toi Yoann. »

Dans ce bouquin vous verrez aussi des passages avec un Thierry Henry needy, un président Escalettes qui ne maîtrise rien et ne mesure jamais les conséquences de ses paroles, des « leaders » sans influence réelle, des parasites égoïstes et immatures qui nuisent au groupe.

L’intérêt ? Que ce soit dans votre vie privée, en famille, avec vos amis, au bureau avec vos collègues ou en cours, vous retrouverez des situations de la vie de tous les jours pour progresser vers la maîtrise des dynamiques sociales. Un vrai plaisir !

PS : vous allez apprendre beaucoup dans ce bouquin, mais vous n’êtes pas obligé comme Raymond de demander votre compagne en mariage un soir de défaite, en direct à la télé…

Et vous, vous vous êtes déjà retrouvé dans des situations où il était compliqué de prendre des décisions ? Comment avez-vous géré ça ?

Sélim, « à plus dans le bus… »

Pouvoir Social et Séduction

PouvoirSocial livreDVD 2 Ce que Tout Seul de Raymond Domenech peut vous apprendre sur les dynamiques sociales...« Certains hommes sortent systématiquement avec les plus jolies filles sans JAMAIS avoir à les aborder dans la rue, en boîte ou en soirée ! Voici leur secret... »

> Découvrez le Pouvoir Social et Séduction


    

 


36 commentaires sur “Ce que « Tout Seul » de Raymond Domenech peut vous apprendre sur les dynamiques sociales…”
  1. G dit :

    OMG, comment j’avais pu louper l’épisode de la demande en mariage le soir de défaite ? O_o
    Faut être couillu ça c’est sûr, ça c’était terminé comment ?

  2. selim dit :

    Ecoute G, je n’ai pas trouvé l’info. Elle aurait dit oui…
    Couillu ou irresponsable, à débattre !

  3. la_main-noire dit :

    chapeau! déjà que dès la parution du livre j’étais convaincu qu’il s’agissait ni plus ni moins que d’un moyen de se faire du buzz et du beure , un article ici en rapport ne me donnait même pas envie de lire.
    mais ton analyse et les liens que tu fais m’ont laissé sur le cul. oui, savoir décider. oui Zidane est un leader… rechapeau !

  4. selim dit :

    Du beurre ? On ne fait aucun argent sur le bouquin de Raymond !
    C’est simplement un pur enseignement en termes de dynamiques sociales.
    J’étais vraiment curieux de voir ce qu’il avait dans le ventre, et je n’ai vraiment pas été déçu !
    Ravi de voir que ça t’a plu ! De prime abord, ce n’était peut-être pas intéressant, le titre ?
    La photo ? Qu’est-ce qui t’a repoussé ? Le thème ?

  5. leirbaG dit :

    « prenez des décision, même si elles sont mauvaises assumez les ». J’ai réalisé il y a qq temps que une personne parfaite n’existe pas (et serai chiante … ).
    Un type qui assume un gros gros fail, perso je lui dit respect, et je dois pas être le seul!

  6. selim dit :

    Ahah, si tu savais.
    ici, j’ai l’impression qu’on enchaîne les #fails ! (Surtout moi, parfois, j’ai l’impression d’enchaîner les mauvaises décisions…)
    Le but du jeu c’est simplement de se relever, de reprendre sa course et d’analyser les causes de l’échec, ça passe mieux après !

  7. AlanSmithee dit :

    Bonjour Sélim,

    Chouette article, comme d’habitude. C’est vraiment agréable de te lire. Your writing style rocks!

    Dis voir, tu aurais un bon bouquin sur les dynamiques sociales à me conseiller? C’est un thème qui m’intéresse de plus en plus.

  8. selim dit :

    Yes Sir !
    Dans le prochain ebook sur les dynamiques sociales, j’ai inséré à la fin une bibliographie avec 50 bouquins fous sur le sujet.
    Je te redonne les deux plus connus :
    Power de Robert Greene
    Influence et manipulation de Robert Cialdini
    Les caractères de la Bruyère
    Les Fables de la Fontaine
    et l’incontournable Dale Carnegie : « How to win friends and influence people »
    Avec ça, tu devrais te créer une solide base Alan Smithee !

  9. Dragonis dit :

    Article vraiment intéressant, bravo. Je suis entièrement d’accord avec la morale et les exemples choisi.

    Peut être aurait il été intéressant de développer un peu plus ce point : un alpha/leader est il seul ? Car il est vrai qu’on L’admire, qu’on le suit et le respect, mais on peut aussi le craindre. De même que lui aime se sentir au centre des attentions mais peut apprécier la solitude comme un refuge a toutes ces pressions.

    Merci Sélim !

  10. selim dit :

    Hello Dragonis !
    Un Alpha / un leader n’est pas forcément seul.
    Souvent, il doit prendre des décisions seul. C’est lui qui tranche. Domenech en parle un peu.
    Tu peux consulter, tu peux interroger tout le monde, mais à la fin, la décision, c’est toi seul qui la prend.
    La crainte peut faire partie des bons outils de gestion d’une relation ;)
    Autant de leaders que d’hommes, tous sont différents. Certains sont expansifs, sympas, extravertis, d’autres sont plus réservés…

  11. Ribalme dit :

    Bel article. Je reviens juste sur la partie de la visualisation. N’est-ce pas un moyen de faire monter le stress ? On recommande de ne pas s’imaginer ce qu’on va dire lors d’une date etc … C’est censé se faire tout seul. Mais là, ça réfute ça, non ? Visualiser c’est s’imaginer ce qui va se passer et tout. Non ? Merci.

  12. selim dit :

    Hello Ribalme !
    Faire monter le stress, non !
    Je ne parle pas de répéter des discours, je parle plutôt de répéter des gestes, des approches tactiles, pour avoir moins peur.
    Visualiser un câlin, visualiser un kino sur la main, voir le moment où tu lui fais la bise en la prenant par la taille…
    Aucune discussion ne se passe jamais comme prévu de toute façon !
    No stress !

  13. Apollo Creed dit :

    oula j’étais plutôt sceptique en lisant le titre de l’article !!! Domenech > Séduction ?!! dur le lien :) mais très bonne surprise, j’ai aimé la description, référence à zizou en tant qu’Alpha… les comparaison avec la vie courante, la séduction et le leadership …

    C’est vrai qu’il doit être dur de faire d’une équipe d’âne une équipe de chevaux de courses !! après personne n’est blanc dans cette histoire de mondiale :/

  14. selim dit :

    C’est un tel fiasco…
    Quand tu relis le truc décrit par Domenech, minute après minute, tu as l’impression qu’il enchaîne les mauvaises décisions face à des ânes bâtés. Butés.
    Bien vue la comparaison âne et chevaux de courses !

  15. JimmyJig dit :

    C’est bien intéressant tout cela, mais on passe à côté de la question essentielle que j’aurais bien posée à Raymond : comment réussir à closer Estelle Denis quand on est détesté par tout le monde?

  16. selim dit :

    Il l’avait closée avant. Ceci explique cela.
    Bonne question. La vraie question c’est : « Mais putain mais à quoi tu penses au moment où tu demandes ta compagne en mariage à la télé ? »

  17. Mickael dit :

    Management, gestion des conflits, leadership, tout cela s’applique au monde de la séduction, bien vu les dynamiques sociales Sélim et très important, d’autres articles à ce sujet please (:

  18. Gecko dit :

    Je voudrais différencier 3 choses, toutes 3 utiles en séduction mais indépendantes à mon avis – que cet article et d’autres semblent trop confondre à mon goût :

    1 – L’Inner Game qui caractérise l’Alpha
    2 – Le social proof qui caractérise le leader
    3 – Les perforamnces en séduction qui caractérisent le PUA

    Bien sûr le séducteur « parfait » cumule toutes ces qualités, mais je crois qu’il faudrait mieux distinguer Alpha, leader et PUA. J’imagine sans peine un PUA qui ne serait pas leader, un leader (dans un contexte autre que la séduction) qui ne serait pas PUA, un Alpha sans validation externe qui ne serait ni PUA ni leader mais ayant juste un inner game très solide, lui permettant de se développer sur de bonnes bases (par exemple un débutant ayant bien compris l’e-book de John Alexander) etc…
    J’imagine même un leader pas (assez) Alpha qui ne saurait pas prendre de décisions (par exemple, suivez mon regard dans l’article) voire même un PUA efficace en terme de nombreux closes mais fondamentalement needy aux résultats par exemple ou mû par une désir de revanche subconsciemment frustrée voire destructivement agressif envers la gent féminine ou une peur inassumée de l’échec, ou encore genre une peur de se suicider à un âge trop avancé à cause de la solitude et du sentiment d’avoir raté sa vie etc… (ça existe peut-être en vrai). Bref, leader ou PUA sans être forcément Alpha, ça me paraît imaginable dans l’absolu contrairement à l’intuition… dominante (sur le site). Pour dire que ces 3 caractéristiques devraient s’envisager de façon théoriquement indépendantes pour ce qui concerne les progrès à faire en séduction – même si concrètement, elles s’imbriquent bel et bien, il faut les distinguer pour voir bien clair.

    Cette distinction permettrait à chacun de mieux voir ce qu’il doit améliorer en séduction comme en dev perso général à mon avis.
    Je remarque d’allieurs que l’article est classé dans « Dynamiques sociales » et non dans « Inner Game », ce qui va dans le sens de ma remarque sur la confusion Alpha / leader.

    Sinon, – et ça, ça relève bien de l’Inner Game – pour savoir prendre les bonnes décisions qu’on ne surprend pas en flagrant délit d’incohérence ou sujette à des regrets ultérieurs, je n’ai qu’un seul mot fondateur d’Inner Game et valeur d’Alpha très sûre: cartésianisme.

    Citation: « L’ « esprit cartésien » n’a pas très bonne image aujourd’hui. Il est souvent synonyme d’un rationalisme autoritaire et réducteur. Or le cartésianisme, philosophie de la clarté et de la distinction, est inséparable de la recherche, par la méthode du doute, de l’idée qui convient à chaque réalité. Philosophie de la liberté, rien n’y a plus de prix que le bon usage par chacun de sa faculté de penser, le fameux cogito dont Descartes a montré , pour la première fois avec une telle évidence, qu’il constitue l’essence même de l’homme. » Descartes: Bien conduire sa raison – Pierre Guenancia – Gallimard

    Depuis plusieurs siècles, malgré de régulières remises en question, la raison volontiers cartésienne (et d’essence mathématique) est le fondement du leadership de notre civilisation, ce qui en fait une valeur de leader et de mâle dominant particulièrement éprouvée.

    Mon résumé de la méthode cartésienne en 4 points pour être sûr de prendre les bonnes décisions:

    1 – N’admettre aucune hypothèse pour vraie s’il subsiste un doute en la passant au crible de l’esprit critique.
    2 – Examiner la question dans toutes les hypothèses possibles au cas par cas.
    3 – Mettre de l’ordre dans les idées sur la question posée, en faisant par exemple un plan, ou une arborescence, articuler les aspects du problème.
    4 – Ne prendre une décision définitive que lorsqu’on est sûr de n’avoir oublié d’examiner aucun aspect.

    (Résumé par mes soins pour application concrète d’après Descartes: Le discours de la méthode)

    C’est souvent le temps imparti pour prendre la décision qui limite la qualité de cette démarche. Cela aussi doit s’assumer sans culpabiliser à tort a posteriori.

    Dans ce sens, l’exercice de prévisualisation relève d’une démarche tout à fait cartésienne conforme aux 4 points ci-dessus que je plussoie donc et recommande résultats à l’appui. Que ce soit pour un examen, un entretien d’embauche, une négociation professionnelle dure, une intervention où il faut prendre la parole en public, une confrontation pour le leadership etc…
    Voir aussi mon intervention dans l’article « Séduire le videur à l’entrée de la boîte de nuit. », pour le rapport entre pré-visualisation (forme de cartésianisme) et Inner Game.
    J’ai plus de difficultés à l’appliquer en séduction pour aborder (pratiquement impossible à concilier strictement avec la 3SR sur le field ni de prévoir tous les cas de figures contextuels…), mais puisque j’y crois, et que Sélim le confirme…

    Nous savons en effet sur ADS que cette qualité d’Alpha qu’est la pensée logique raisonnante n’est pratiquement d’aucune aide concrète directe pour séduire à proprement parler une target sur le terrain. Elle n’en fonde pas moins potentiellement un Inner Game très solide et éminemment viril.
    En fait ce genre de travail mental préalable développe l’intuition d’action sur le terrain, je le vois comme de l’Inner Game au sens le plus éminent. Ce n’est pas de l’Inner Game profond (accord avec soi-même et se propres valeurs) mais d’interface avec l’extérieur, cela reste Inner, mais disons périphérique, à la limite de l’Outer game (l’image informatique serait l’interface d’entrée/sortie, Input/Output… l’Inner Game + profond serait au niveau des procédures de résolutions internes, calculs etc…).

    Gecko, cyborg Terminator en quête de séduction.

  19. AlanSmithee dit :

    Merci Sélim!

    C’est vrai que les Fables de la Fontaine sont une belle représentation des dynamiques sociales de l’époque…que l’on retrouve finalement beaucoup aujourd’hui!

    Influence et manipulation et How to win friends and influence people me tentent bien pour commencer. Je viens de les commander.

    Thanks Sir! Si je deviens Maître du Monde grâce à ça, je ferai construire une statue à ton effigie. I promise.

  20. selim dit :

    Cool !
    Les Fables de la Fontaine ont été relues récemment par un auteur pour le milieu du business, pour parler des renards et des loups qui opèrent en costumes !
    Pour la statue, préviens-moi, que je me remette au sport sérieusement avant !

  21. LavalleMartin dit :

    Pour la partie décision:
    Il n’y a pas de problème qu’une absence de solution ne puisse résoudre.
    A bon entendeur :D

  22. selim dit :

    LavalleMartin, au top !
    On peut tout résoudre. Si on a la bonne équipe, la bonne volonté, le cerveau reposé, et qu’on PREND la décision au lieu de blablater !

  23. Ribalme dit :

    Je vois. Merci Sélim.

  24. Jefferson dit :

    Merci pour l’article Selim,

    L’article montre deux choses selon moi : comment devenir leader et entrer dans le groupe (la partie Jaquet) et comment le rester (la partie sur les erreurs de Domenech). Et c’est cette seconde partie dont on parle le moins, l’article a le mérite d’aborder cet aspect.

    J’ai connu toutes ces étapes à un moment de ma vie les erreurs stratégiques en moins (je peux me définir comme un bon stratége qui assume autant ses erreurs que ses réussites) mais les erreurs de gestion de relations personnelles (les ennemis, les jaloux) en double!

    Merci aussi aux commentateurs de l’article dont les remarques sont de bonne qualité.

  25. William dit :

    En général avant de prendre une décision je simplifie le problème, presque de façon Stalinienne, par exemple :

    - Ca ne va plus avec ma copine, je la quitte point.
    - Deux de mes potes s’embrouillent alors que j’ai usé de ma diplomatie lors du premier conflit. Je les quittes point.

    Comme disait Staline justement « Les hommes sont sources de problèmes. Plus d’hommes, plus de probèmes. »
    Depuis je vis une vie sereine et paisible. J’ai compris qu’aider des gens étaient considérés comme de l’ingérence.
    EN gros comme on m’a décrit récemment, avec moi « Ã§a passe ou je me casse ! ».

  26. Yass' dit :

    Très bon conseil d’imaginer la scène avant qu’elle ne se passe.

    J’ai beaucoup aimé le charisme de Zidane, il parle on le suit.
    On m’a dit qu’il fumait (des clopes) avant les matchs, ça casse un peu le mythe du coup. Info ou intox ?

  27. Yass' dit :

    Remarque, Domenech est le coach, c’est aussi à lui d’influencer le groupe. C’est le coach quoi enfin !
    Il ne l’a pas fait, preuve de son manque de charisme et de leadership. En même temps avec des sourcils aussi épais .. #instantputassier

  28. Quentin dit :

    Hello =)

    Juste pour la 4è partie sur le fait de faire des choix, ça m’a fait penser à cette citation(existe sous plusieurs versions traduites), qui, je trouve, illustre à merveille ce que tu dis à savoir qu’il faut prendre des décisions.

    Elle n’est pas de n’importe qui, c’est du Albert Einstein : « Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui le regardent sans rien faire ».

  29. selim dit :

    Comme le dit Lex, celle-ci, il faut qu’on la garde !
    merci Quentin !

  30. lex dit :

    Quentin : je vais militer pour que cette citation finisse en couverture de la fanpage Artdeseduire, sur facebook.

  31. Thomas dit :

    Merci pour cet article qui écrit tout haut ce que je crie tout bas à mon entourage depuis quelques années. Domenech n’agit pas comme devrait le faire un leader.
    Ma profession me met en situation où je dois l’être : je suis prof, devant une 30aine d’élèves, et je dois leur faire apprendre ma matière.
    En voyant ce qui se passait en équipe de France, j’ai pas vu ce qu’il ne fallait pas faire lorsque l’on gère un groupe :
    - être clair. donner des consignes claires. et réalisables par chacun. Chacun doit avoir un rôle, dois savoir quoi faire.
    - fixer des limites. Qui l’oblige (les oblige) à rappeler des mecs qui se comportent mal. Dès lors que tu les fais revenir, c’est que tu acceptes leur comportement. Et si tu acceptes pour un, les autres vont voir que tu acceptes et s’engouffrer dans la brèche.

    On parle d’alpha. C’est pas pour rien : un groupe, une classe, c’est comme une meute. Il se dégage toujours un chef de meute. Et dans mon cas, ça doit être moi. En poussant le bouchon, j’irai même jusqu’à dire que le pouvoir que Zidane avait c’était déjà un souci. C’était lui l’alpha et non pas Domenech. Domenech n’aurait pas du déléguer son autorité.

    PS : des ados Nasri et Ribéry, j’en ai connu beaucoup dans mes classes. et il n’y a pas 36 façons de faire…

  32. selim dit :

    j’étais en train de penser à ça récemment. La dynamique d’une classe.
    Ca doit être fou d’être devant la classe et de se figurer des schémas (qui influence qui, qui a peur de qui, qui déteste qui, etc…)

    Et concrètement, pour gérer des ados un peu tendus et rebelles, tu préconises quoi ? Tu as utilisé quoi comme méthodes ?
    Isolement ? Moquerie ? Responsabilisation ? Punition exemplaire ?
    Cool de lire un prof ! Merci pour ton témoignage Thomas !

  33. Tyrefeel dit :

    La façon stalinienne de William me fait penser à un contre-exemple de Domenech en matière de leadership : José Mourinho. Le mec qui déborde trop de leadership au point de mettre la pagaille dans le vestiaire s’il n’a pas 11 Stakhnov qui le respectent.
    Ce que je pense, c’est que Domenech a trop voulu jouer les assistantes sociales dont les joueurs ont profité, alors que Mourinho est le genre de type qui ne fera jamais de concession avec un de ses joueurs, quitte à se mettre à dos la moitié de l’effectif.

  34. selim dit :

    Les deux attitudes sont dures à tenir sur le long terme, mais heureusement le monde du foot ne donne pas la chance au long terme.
    Tous les clubs veulent des résultats rapides (à de rares exceptions près…)

Poster votre commentaire

Artdeséduire.com, c'est plus de 500 articles sur la séduction et la drague. En plus de révéler les meilleures techniques de drague, Art de séduire vous livre des conseils efficaces sur de nombreux sujets : comment aborder une fille, comprendre les femmes, complimenter une femme, comment réussir un premier rendez-vous, la mystery method, comment devenir un mâle dominant, comment draguer sur meetic ou encore, comment gérer la relation homme femme.

Découvrez aussi notre sélection de guide de drague, notre forum séduction et nos vidéos séduction.

Ce que « Tout Seul » de Raymond Domenech peut vous apprendre sur les dynamiques sociales…