Reframing et Outframing, deux outils indispensables pour la drague…

Publié dans Technique de drague par Art de Séduire le 06/11/2009

Séduire une femme est un parcours bien souvent semé d’embuches : réticences, méfiances, manque de tension, contraintes logistiques, vous ne correspondez pas à ses critères habituels… Force est de reconnaitre que pour conclure il va bien falloir trouver un moyen de contourner tous ces obstacles.

Cela tombe bien, c’est justement le propos de l’article d’aujourd’hui. Nous allons revenir en détail sur deux stratagèmes déjà abordés dans cet article sur la persuasion indétectable avec : l’outframing et le reframing.

Ces deux stratagèmes, ont une utilité précise : détourner ou supprimer, les objections que vous pourriez rencontrer lorsque vous serez en train de séduire la femme de vos rêves. Nous verrons également, le contexte de leur utilisation. Quand sont-ils le plus efficace et à quelles type d’objections peuvent-ils convenir ?

Enfin nous verrons une mise en pratique concrète de ces deux stratagèmes dans un processus de séduction. Cet article est donc un article à visée pédagogique. C’est pourquoi, pour en tirer une efficacité maximale, ce n’est pas la réflexion qu’il faudra privilégier, mais bien l’action.

C’est en effet sur le terrain face à de vraies femmes que vous comprendrez concrètement la puissance de ces deux outils.

Gardez le contrôle de la frame

En termes de communication, le sens d’une interaction ne se définit pas seulement grâce à la succession des mots employés. Le sens principal, se puise dans le contexte, le sens global qui entoure l’interaction. On appelle cela la sous communication.

C’est justement cette sous communication qui joue un rôle primordial lors d’un processus de séduction.

Voyons un exemple concret. Lorsqu’un homme s’approche d’une femme et pour obtenir son attention, décide de lui payer un verre ; la sous communication associée à cette scène est généralement la suivante : cet homme cherche à obtenir les faveurs de cette femme.

Dans cette optique la femme se retrouve avec plus de valeur sociale que l’homme qui cherche à la séduire. On peut se demander les raisons qui pousseraient une telle femme à rester plus longtemps à ses côtés une fois les dernière goutes de ce verre ingurgitées…

Prenons désormais la même situation, mais changeons quelques détails afin de modifier la sous communication. Un homme remarque une femme au bar. Celle-ci l’intrigue, il décide d’en savoir plus et choisit sa place à côté d’elle.

Il s’installe confortablement à ses côtés pour découvrir si elle vaut la peine d’être rencontrée. Après quelques minutes d’échanges, l’envie lui prend de s’installer pour un bon quart d’heure. Il décide donc de se commander un verre au bar.

Le prix des consommations n’étant pas un problème pour lui, il décide d’en offrir une à sa nouvelle rencontre pour partager ce moment de découverte.

Vous vous rendez compte, que dans de ces deux situations les faits objectifs n’ont pas changé : un homme, va voir une femme, et lui offre un verre. Mais la sous communication de ces deux situations est complètement différente. Inutile de préciser que l’une d’entre elles sera beaucoup plus efficace que l’autre.

Tout simplement grâce à une sous communication, autrement appelée frame, adaptée. La frame est en général définie par de nombreux facteurs : votre environnement, vos actions, les personnes qui vous entourent, ce que vous dites ou encore la façon dont vous le dites.

Les outils que je vous propose aujourd’hui sont justement de ceux qui permettent d’avoir une action chirurgicale pour modifier la frame. En d’autres termes, le genre d’outil qui peut vous permettre directement de vous emmener sur la bonne voie…

Imposez votre frame, sous peine de subir sa vision de la réalité. La situation deveindra bien plus confortable!

Définition et applications du reframing

Commençons tout d’abord par le plus simple à mettre en œuvre : le reframing. Sa vocation première, est de recadrer le sens de la frame, en s’attaquant au sens même des mots employés qui définissent une frame qui ne nous convient pas. Voyons à l’aide d’exemples deux déclinaisons possibles du reframing.

La première, concerne un reframing de type faible. Ce reframing consiste à accepter une partie de la réalité que l’on vous propose tout en en réorientant le contenu.

Exemple :

F : Tu n’es pas très viril.
H : Au moins je n’ai pas besoin de çà pour séduire.

Son utilisation est extrêmement simple. Il vous suffit de commencer votre réplique par « au moins je » et de réorienter la réalité vers une autre qualité qui vous met plus en valeur. Malheureusement ce reframing présente l’inconvénient majeur d’accepter, même partiellement, une réalité qui vous défavorise.

Ici dans l’exemple précédent vous acceptez le fait que vous ne vous considérez pas vraiment comme quelqu’un de viril. Ce n’est pas forcément la meilleure approche…

Il existe en revanche un deuxième type de reframing. Le reframing du type fort. Celui-ci est particulièrement adapté pour attaques qui vous sont directement adressées.

En effet ce type de reframing n’accepte aucunement la réalité que l’on vous propose mais change le contenu pour le réorienter sur quelque chose qui vous met en valeur.

Exemple :

F. : Tu n’es pas très viril.
H. : Nuance, je suis trop sophistiqué pour toi.

Ce type de reframing a est donc plus efficace sur des piques qui pourraient vous porter préjudice directement. Mais elles présentent également un inconvénient. En effet ce type de reframing vous place dans une situation de conflit.

Vous n’acceptez pas la réalité que la femme propose, ce qui est une bonne chose si cette frame ne vous convient pas, mais vous entrez dans un affrontement à sa hauteur. Ce sont ses arguments contre les vôtres. L’issue ne tournera donc pas forcément en votre faveur.

Si comme moi, vous pensez qu’il est plus élégant de gagner un conflit sans même le commencer, je vous invite à découvrir mon stratagème favoris : l’outframing.

Le reframing peut vous embarquer dans de joyeuses partie de ping pong verbal

Définition et mise en pratique de l’outframing

Comme nous avons déjà pu en parler dans l’article sur la persuasion, l’outframing se concentre sur le contexte du message et non sur le contenu. Et c’est justement ce qui rend l’outframing si puissant pour agir sur la sous communication d’une interaction : vous y accédez directement.

L’outframing présente également un second avantage : votre interlocuteur ne peut s’opposer à vous car un outframing n’implique pas de conflit. Vous acceptez le contenu que l’on vous propose mais vous changer la sous communication en plaçant ce contenu dans un contexte qui vous favorise.

Pour contrer un outframing, seul un outframing sera véritablement efficace. En d’autres termes, la personne qui outframe le mieux peut contrôler la sous communication. Et qui contrôle la sous communication, contrôle l’interaction… (Je ne choisis que rarement mes armes par hasard.)

Voyons maintenant comment mettre en pratique ce stratagème.

Votre principal objectif lorsque vous cherchez à outframer est de comprendre le sens de la sous communication actuelle. On ne change pas efficacement quelque chose que l’on ne comprend pas. Pour vous aider, demandez vous “pourquoi me dit-elle çà?” quel est le message sous-jacent qu’elle cherche à faire passer?

C’est en partant de ce message que vous pourrez le détourner à votre avantage. Décortiquons le processus sur quelques exemples.

Exemple :

F : Tu me paye un verre ?
H : C’est mignon. Mais tu sais si tu veux que je continue à te parler il te suffit d’être intéressante et spontanée
.

La sous communication de F pourrait être : tu cherches à me séduire. Pour obtenir mon attention, tu dois investir de l’argent sur mon confort. Cette frame est néfaste. L’outframing proposé permet de retourner la situation.

On ne lui refuse pas son verre, mais le contexte change : se faire payer un verre permet de nous faire rester. Elle n’est pas sûr d’être à la hauteur. Nous sommes devenus le challenge qu’elle affronte. Le contrôle de la frame s’inverse.

Exemple :

F : Tu es trop jeune pour moi.
H: Ne sois pas intimidée, je te promets de ne pas t’épuiser.

La sous communication imposée par F : tu es trop jeune pour une femme d’expérience comme moi. L’outframing proposé inverse la situation : je suis effectivement trop jeune pour que tu puisses tenir la route. Mais je vais faire un effort pour te préserver.

Changez la frame pour changer le sens. Et du coup, tout change…

En conclusion, vous avez désormais à disposition 2 nouveaux outils pour garder le contrôle sur l’un des éléments majeurs de tout processus de séduction réussis : la frame.

Et pour continuer votre entrainement voici quelques obstacles (appelés shit test dans la communauté de séduction) qui surviendront régulièrement lorsque vous séduirez de jolies femmes.

« Qu’est ce que tu aimes bien chez moi ? »

Reframing : C’est ce que j’essaie de trouver depuis tout à l’heure…
Outframing :Oh, c’est mignon… tu es si peu sure que ton charme opère ? En fait tu as raison. Essaie de faire un peu mieux…

« Je préfère qu’on sois amis » (ou variante)

Reframing : Désolé, je viens de dépasser mon quota mensuel
Outframing : Ecoute, tu devrais pas te décourager si vite…

« J’ai un copain »

Reframing : Ca n’est pas un problème… pour l’instant.
Outframing : Euh… du calme on se connait à peine et déjà tu me parles de tes problèmes…

« je suis lesbienne »

Reframing : On ne me le dit jamais APRES. (…) Tu paries ?
Outframing : Encore un effort, il en faut plus pour m’exciter.

« qu’est ce qui me dit que t’es un mec bien »

Reframing : Mon juge d’application des peines
Outframing : Rien. C’est encore plus excitant, pas vrai ?

Et pour la dernière liste, je vous laisse chercher sans mettre de propositions. Vous pouvez proposez vos solutions et analyses dans les commentaires, ce sera l’occasion de vous entrainez avant de faire vos premiers essais sur le terrain. Bons outframing et reframing !

Exercice – Shit test :

  • « tu me mérites pas » / « t’es pas assez bien pour moi »
  • « J’ai pas envie de danser » (en boite)
  • « Je suis fatiguée »
  • « T’es pas mon style de mec »
  • « Désolée je pourrai pas venir ce soir »
  • Tu dis ça à toutes les filles ?
  • « Ca t’embête si je viens avec ma copine / cousine / soeur etc ? »
  • « Je veux une relation durable, une histoire sérieuse »
  • « Je veux pas une histoire sérieuse »

A propos de l’auteur : Yann a découvert la communauté francophone de séduction lors de ses prémices. Ses lectures exhaustives des ouvrages signés par les plus grands séducteurs et ses milliers de rencontres lui ont permis de comprendre, structurer puis internaliser une vision cohérente du processus de séduction.

Il est co-auteur du site http://www.surhomme.fr.

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282 COMMENTAIRES
  • Bruce dit :

    qu’en pensez vous?

    -« Tu ne me mérites pas/t’es pas assez bien pour moi. »
    T’as peur de tenter ta chance?
    -« J’ai pas envie de danser. »
    Moi non plus, parlons plutôt.
    -« Je suis fatiguée. »
    T’abandonnes déjà?
    -« T’es pas mon style de mec. »
    Je sais je suis mieux/ Et t-as peur de changer?
    -« Désolée je pourrai pas venir ce soir. »
    Ne sois pas si timide/ c’est très généreux de ta part.
    -« Tu dis ca à toutes les filles?
    J’en ai pas besoin.
    -« Ca t’embête si je vien avec une copine? »
    Je vois que tu aimes la concurrence.
    -« Je veux d’une relation durable, une histoire sérieuse. »
    Pas si vite! commençons par faire connaissance.
    -« Je ne veux pas d’une histoire sérieuse. »
    Ca tombe bien j’adore plaisanter/ Très bien j’annule la pièce montée.

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