Comment Inciter une Femme à S’ouvrir à la Sodomie ?

Publié dans Sexualité par Eros

Sans titre 2 Comment Inciter une Femme à S’ouvrir à la Sodomie ?

C’est votre fantasme du moment, le tabou interdit que vous voulez toucher du doigt : vous voulez proposer une sodomie à cette fille aux fesses pleines de promesses.

Le souci, c’est que vous ne savez pas comment faire pour ne pas trop la brusquer, pour ne pas passer pour un pervers, pour ne pas la dégoûter, et pour éviter qu’elle vous quitte si elle trouve ça répugnant.

Proposer une sodomie à sa copine : mode demploi écrit avec doigté, à découvrir ici.

« Ses résistances vaincues, à vous son petit cul » aurait déclaré le poète. Autant vous le dire tout de suite : je ne suis pas le mieux placé pour vous parler d’anal, j’ai un problème de taille.

J’ai bien évidemment déjà enculé des demoiselles chez qui ça passait tout seul, mais très souvent, malgré leurs envies anales, malgré mon travail de préparation, mon sexe leur fait trop mal. Néanmoins, toutes les étapes précédentes restent les mêmes pour vous et pour moi.

On commence par un état des lieux général de la société pour comprendre pourquoi la sodomie, ce n’est pas si facile à faire avaler.

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Pourquoi il est si dur de s’ouvrir à la sodomie quand on est une fille ?

Parce qu’elles pensent que c’est humiliant : les conséquences du slut shaming

Victimes du « slut-shaming » de part et d’autre, les filles ont parfois peur pour leur réputation si elles acceptent de coucher avec nous, et PIRE ENCORE, si elles acceptent la sodomie.

Le slut shaming, c’est le fait de se faire traiter de salope, de se faire humilier parce qu’on a couché avec un garçon.

Franchement les gars, vous traiteriez votre mère de salope ? Vous traiteriez votre sœur de salope parce qu’elle aime un mec et qu’elle a envie de coucher avec ? Non. Bon alors. Ne rentrez pas dans le jeu des mecs qui insultent les filles et les traitent de salope : ce n’est pas en adoptant ce comportement qu’on va tous pouvoir baiser tranquille.

Le slut shaming n’est malheureusement pas que l’œuvre des mecs vers les filles : entre elles, les filles sont de vraies langues de pute, ce n’est pas nouveau. Une très bonne amie (oui, très bonne, je sais que tu lis) me confiait cette anecdote qui illustre bien la pression sociale des filles les unes envers les autres.

Assises au restaurant, elles blablataient entre copines jusqu’à ce que ça parle de cul et que ça arrive au sujet de la sodomie.

  • « Ah moi jamais, dégueu. »
  • « Ah mais tellement sale, y’a que les putes qui font ça… »

Tour de table désastreux, elles ne prenaient certes pas de bite par derrière mais avaient toutes un balai bien profond dans le cul. Arrive le tour de ma pote, libérée sexuellement (ça veut dire « qui jouit quand on l’encule »), un vrai plaisir de la prendre et de partager des moments sexuels avec elle. A votre avis… avec tous les jugements négatifs émis par ses amies avant elle… elle n’a évidemment rien dit de sa passion pour la sodomie. Elle ne pouvait pas, sinon ça revenait à passer pour une salope aux yeux de ses amies.

Vous l’aurez donc compris : un des soucis principaux, c’est l’obscurantisme social, la pression sur le corps des femmes. Des décennies et des siècles de patriarcat, et ce terrible « pêché de chair ». Déjà que le sexe « récréatif » n’est pas bien vu, imaginez ces coups d’épée dans l’eau dans le cul : zéro productivité, du pur plaisir. Soit une autoroute pour l’Enfer, direct.

Ce n’est donc pas très facile facile de lui proposer directement de la prendre par derrière… Maintenant, le cadre social étant posé, passons à la fille qui vous intéresse…

 

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De l’importance de la communication

J’ai récemment lu un article vraiment génial d’Ovidie. Elle y détaillait la pratique du « menu sexuel », ou du « sexe à la carte ». S’y posait la question de savoir s’il fallait parler de toutes ses pratiques sexuelles avant de coucher pour la première fois.

Il y avait de bons arguments pour :

  • Il faut parler de sa « carte sexuelle » avant, histoire d’être sur la même longueur d’ondes
  • Il faut parler de son « menu sexuel » avant de coucher, parce que pendant le sexe on préfère éviter les mauvaises surprises

Mais je reste persuadé qu’on peut se découvrir au lit, et discuter calmement entre deux coïts. L’idée n’est pas mauvaise cependant : elle permet de parler librement de tout ce qui peut se passer.

Ça me fait penser à ce qu’avaient fait votre coach en séduction et une amie à lui :

Lundi investigation: les pratiques sexuelles des Français. Avec @pauline333paris #nightlife #Paris #friendship #friendzone

Une photo publiée par Sélim NIEDERHOFFER (@selimniederhoffer) le

Toutes les pratiques sexuelles auxquelles ils pensaient, ils les rangeaient en trois colonnes. Oui, non, pourquoi pas.

Vous pouvez vous inspirer de cette pratique de la « carte sexuelle » si vous voyez qu’elle est ouverte à la communication sexuelle. Pour aborder les sujets sexuels plus facilement, relisez cet article.

La communication, ça se fait à deux, et dans le respect. Si vous voulez vraiment qu’elle s’ouvre à vous, un des piliers de la communication est le non-jugement. Pour pouvoir s’ouvrir à vous, elle doit se sentir en sécurité, à l’abri des regards.

Et c’est là que vous devez vous comporter en adulte. Le sexe, c’est l’équivalent d’un Disneyland pour adultes. Ce sont nos sensations fortes, c’est là où on s’amuse. C’est là où on prend du plaisir.

Les serial-lovers ont une arme secrète qui manque aux mecs moyens : ils savent faire fermer leur bouche et ne rien répéter. Une femme qui sait que vous tiendrez votre langue vous donnera tout, se donnera entièrement à vous, sans aucune honte, sans aucune gêne, parce qu’elle sait que vous la respectez et qu’elle peut vous faire confiance.

Si le respect et la confiance sont absents, vous ne risquez pas de l’attraper par derrière de sitôt.

Comment lui proposer une sodomie pendant l’acte sexuel ?

La communication, vous le savez, n’est pas que verbale, elle est aussi non-verbale. Si vous devez bien entendu la mettre en confiance et faire en sorte qu’elle se sente désirable et irrésistible :

  • Je n’en peux plus, je vénère ton sublime cul
  • Tes fesses… Je veux… Tourne-toi…
  • Je veux ton cul, maintenant, tout de suite…
  • Je tremble d’envie de t’enculer tendrement

Vous le dites comme vous le sentez, tant qu’elle se sent désirée.

Il y a aussi des façons de faire, on va dire… des manières de tâter le terrain et d’amener la chose subtilement, progressivement.

Pendant que vous la léchez (cunnilingus), dépassez un peu et regardez comment elle réagit quand vous abordez son anus avec la langue.

Si ça passe bien, vous pouvez commencer à masser autour de la zone anale, commencer à jouer avec un doigt sur l’entrée de son anus, jusqu’à introduire un doigt dedans. Pas de précipitation, pas de panique, si elle est très stressée, si elle est très contractée, ça risque de lui faire mal.

Un autre point : on ne force jamais. Vraiment. Je vous laisse consulter la liste des blessures anales, c’est pas très beau à voir.

Dernier conseil pour y aller de manière progressive : pendant que vous êtes en elle (devant), tentez un doigt pour commencer, derrière. Si elle accepte-t-elle déjà un peu le plaisir anal quand vous êtes en elle et que vous glissez un doigt par derrière, c’est en bonne voie.

Comme nous l’ont dit les filles récemment : pas de « sodomie surprise », pas de « je me suis trompé de trou », ne soyez pas con…

En faisant quelques recherches sur le sujet, je suis tombé sur une page qui parlait de « perversions sexuelles ». Si vous voulez. Si ça vous fait plaisir. Il se trouve qu’on est justement ici pour parler de plaisir, et non de morale.

Inception : comment faire naître l’idée de la sodomie en elle ?

Avant de vous dévoiler les cinq techniques les plus efficaces pour amener une femme à accepter la sodomie, un dernier rappel qui devrait être évident: pas de chantage. Pas de « si je ne peux pas t’enculer, je me barre, je te quitte, je divorce ».

Pas de comparaison humiliante non plus, pas de « ta sœur, elle, pourtant, prend dans le cul sans sourciller et elle adore ça » ou autre « mais pourquoi j’ai quitté mon ex si ouverte pour me mettre avec une femme aussi coincée ? » Dénigrer votre compagne ne vous fera jamais avancer, la manipulation n’apportera rien de bon dans votre couple.

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Technique 1 : Lui faire admettre que c’est une zone érogène

« A ton avis chérie, pourquoi les homosexuels sont-ils plus heureux que nous et plus sauvages ? Parce qu’ils ont tout compris au plaisir anal… Parfois je me demande si je ne devrais pas essayer… »

Usez et abusez de préjugés, de clichés, ça peut ouvrir sur une bonne discussion. Attention à ne pas vous faire prendre à votre propre piège si elle vous demande de vous faire enculer vous aussi… (pendant la fellation, certaines filles rusées tentent de mettre des doigts aux mecs, oui oui… Bien ou mal, à vous de choisir, nous ne sommes pas juges.)

Et faites-lui écouter Mylène Farmer… A votre avis, « Pourvu qu’elles soient douces », ça parle de quoi ?

Technique 2 : installer un cadre d’exploration

La base du framing, le fait de poser un cadre (on dévoile des cadres hyper puissants pour aider les femmes à se lâcher sexuellement dans Sexualisation). Dans ce cadre de conversation, vous allez parler d’aventure, d’exploration, lui faisant admettre qu’elle aime les découvertes, les nouvelles expériences…

En temps voulu, votre langue saura lui faire découvrir une nouvelle expérience…

Technique 3 : la saveur de l’interdit

La faire réfléchir sur le sujet « A ton avis, pourquoi c’est interdit et réprouvé par la société et les religions? »

  • A ton avis, pourquoi c’est interdit les drogues dures ? Parce que c’est bon, parce que ça rend accro, parce qu’on devient un déchet après…
  • Pourquoi l’alcool c’est écrit « Avec modération » dessus ? Parce que ça rend accro, parce qu’on plane, parce qu’on ne réfléchit plus après.
  • Pourquoi l’église interdit la sodomie ? Pourquoi elle était passible de peine de prison ou de mort dans certains états ?

Réponse : parce que c’est beaucoup trop bon. Parce que les hommes ont peur des femmes qui vont les regarder droit dans les yeux en leur disant « j’ai très envie que tu m’encules ».

Technique 4 : Quand le plaisir est mental, pas que physique

Nombre de filles vous avoueront que la sodomie leur a d’abord procuré un plaisir mental, avant de leur procurer un plaisir physique. Si au début, c’était pour faire plaisir parfois, elles ont rapidement pris plaisir dans le plaisir de leur homme.

Ce plaisir de savoir que tout le monde ne pratique pas, ce plaisir de savoir qu’on est dans le très intime, le très tabou, rend la chose encore plus excitante.

Technique 5 : La technique du pied dans la porte inversée

Un peu de grotesque pour refermer cet article très sérieux sur la sodomie. J’ai discuté récemment avec un homosexuel qui lisait un livre sur le fist. J’ai eu la chance de regarder le documentaire sur la Fistinière (regardez-le impérativement avec votre copine).

Vous connaissez forcément cette technique d’influence développée par Cialdini que tous les vendeurs pratiquent : d’abord une petite demande, pour obtenir davantage ensuite.

La technique d’influence inverse existe aussi : « tu n’aurais pas 100 euros ? Allez, 10 euros ? Steuplé, 1 euro ». Vous allez céder sur un euro, tant la demande est faible par rapport à la demande initiale.

Regarder un documentaire sur le fist et finir en proposant une sodomie à votre copine, c’est un peu le même ordre de grandeur, vous voyez l’idée ?

Je vous souhaite à tous une très bonne exploration des plaisirs anals, beaucoup de lubrifiant et surtout, beaucoup d’anecdotes hilarantes. Détendez-vous, ce n’est que du cul…

Si vous avez des pistes à suggérer pour inciter une femme à tenter la sodomie, on vous écoute dans les commentaires.

Eros, votre coach CULturel

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144 COMMENTAIRES
  • Lena dit :

    Le sexe et ses pratiques se font entre adultes consentants , je pense qu’il n’y a pas de règles si les deux sont d’accords pour explorer tout le kamsutra et + si affinités sexuelles dont la sodomie …Bien entendu quoi qu’on en pense ce n’est pas un passage naturel fait pour un acte sexuel…L’anus à une autre fonction que sexuelle quoi que vous en pensez…Pour le faire il faut de la préparation du doigté , une mise en condition , de la communication de la confiance …. Pour les hommes qui sont des adeptes de sodomie et qui veulent absolument passer par la voie de garage et qui insiste lourdement , je leur dis , tu serais d’accord pour prendre une bite dans le cul ..Après on en parle! En général ça les calme direct…

    • Eros dit :

      Effectivement, les lourdaux qui insistent méritent un tel traitement !
      Merci Lena pour ce rappel : « entre adultes consentants »

    • Laurie dit :

      Hahaha! Je suis morte de rire! C’est ce que j’ai sorti à un mec avec qui je discutait en soirée. Il se plaignait des filles « coincées » qui la refusait. Ca m’a trop gonflé! Alors je lui ai dit « moi ça me pose aucun problème! Viens dans la chambre d’à côté, tu passes en premier, après promis c’est mon tour! » (un peu les pétoches qu’il me sorte « ok pas de problème » quand même). « Ah non, mais t’es folle! Jamais de la vie!!! ». « T’es trop coincé, mec! »
      Qu’ils ne se rendent pas compte, c’est une chose. Qu’ils te fasse culpabiliser quand tu choisis de ne pas le faire s’en est une autre!

  • Le Marginal Magnifique dit :

    Graveleux. Je suis sûr qu’Éros se fait enculer sévèrement comme une chienne pour en parler si bien.

    • Eros dit :

      Même pas, figurez-vous.
      Il ne faut jamais dire jamais, néanmoins je dirais 99% de chances pour que ça ne se produise jamais.
      Bien à vous.

    • Le Marginal Magnifique dit :

      Hum… C’est décevant, mais il reste toujours ces 1%…. une soirée un peu trop alcoolisée, un jeune gay en rut qui rôde dans le coin et qui repère le beau fessier alpha d’Éros… et l’affaire est dans le sac, si je peux m’exprimer ainsi.

    • Hanneman dit :

      Avec un pseudo si raffiné, on ne pouvait s’attendre qu’a un commentaire subtil.
      Merci pour cette tranche de rire, je suis sûr que même Eros à dû apprécié la magnificence de ce commentaire délicieusement marginal.

    • Le Marginal Magnifique dit :

      La subtilité, toujours ! Je sais qu’on est entre gens ouverts d’esprit alors je me permets.

      Moi-même ne pratique pas trop la sodomie, ce n’est pas une pratique qui me fait rêver, en tant que donneur et encore moins en tant que receveur (même 1% ce serait trop comme marge).

      Il y a cependant certaines pages du Marquis de Sade dans lesquelles il vante les délices extraordinaires et insoupçonnées d’une sodo bien sentie et qui feraient sérieusement réfléchir les plus réfractaires à subir une entrée par la petite porte de derrière…

    • Madhuri dit :

      Ouais alors Sade, faut quand même pas trop prendre pour argent comptant ce qu’il dit hein ! Ca lui pose pas de problème de mettre en scène une fille qui prend son pied comme jamais en se faisant pénétrer par un homme au sexe énorme alors qu’elle était vierge 15 min avant. Une fille normale aurait juste mal =p

    • Laurie dit :

      Ca c’est un fantasme masculin : la vierge innocente qui goûte au plaisir de la chair et passe du côté obscur parce que c’est bon d’être vilaine et de vivre dans le péché. En vrai, c’est toujours moins glamour que ça, même quand ça se passe hyper bien! :)

  • Hiddukel dit :

    J’ai le même problème que toi !
    Du coup l’expérience m’a appris que quand une femme accepte il faut vraiment y aller en douceur et être en permanence à l’écoute :)

    J’ai également envie d’ajouter que certaines aiment la douleur que ça peut leur procurer … ;)

    • Sylvain dit :

      Hello,

      Du moment que tout le monde y trouve du plaisir…Mais oui, rester à l’écoute, c’est la clé. En restant ouvert et en lui montrant que tu partages ce moment avec elle, tu pourras presque tout faire :)

    • Calypso dit :

      « Y aller en douceur et etre en permanence à l’écoute » Ahahaha !
      Dit le mec qui m’a dégoûtée de la sodomie à tout jamais avec son « je me suis trompé de trou ».

  • Mathilde dit :

    Bonjour !

    Juste un petit conseil, je suis beaucoup plus détendue après un orgasme, et du coup je ne pratique la sodomie qu’après, c’est beaucoup plus agréable et ça passe beaucoup plus facilement ! Je sais pas si c’est pour toutes les filles pareil. Sinon je dirai aussi qu’il vaut mieux laisser l’idée faire son chemin, moi j’ai toujours besoin d’un moment avant de vouloir la sodomie avec un nouveau partenaire, ne serait ce que pour la confiance. Ensuite, quand on décide de passer à l’acte, surtout ne pas la faire stresser si ça ne passe pas ou si ça fait mal. Sachez repousser, en général ce sera bien vu et en tout cas j’ai été beaucoup plus encline à recommencer quand mon copain ne m’a pas mis la pression parce que ce n’est pas passé la première fois.

    Je rajoute qu’en tant que femme enculeuse (et énculée) j’approuve les conseils donnés ici ! Par contre, je conseillerai d’attendre que l’autre ait vraiment envie avant de passer à l’acte. Lui donner envie petit à petit en passant un doigt dans la raie des fesses, de façon de plus en plus appuyée (attention aux ongles !) Et autres anulingus et je compte sur vous pour trouver. Je préfère attendre des mois en plus et d’avoir un partenaire vraiment désireux de l’expérience plutôt que pousser pour faire le plis vite possible, que ça se passe mal et qu’on ne le fasse plus jamais.

    J’espère que ces conseils seront un peu utiles, eg bonne soirée à tous !

    • Mathilde dit :

      (Désolée pour le « par contre  » , il ne me semble pas que tu encourages à la rapidité en fait)

    • Sylvain dit :

      Hello Mathilde,

      Merci pour ton témoignage. Effectivement, la patience, c’est la base. Ne pas mettre la pression et rester à l’écoute! Si dans tous les couples, on attendait que les 2 en aient vraiment envie avant de faire les choses, on éviterait sans doute pas mal de divorce ;) Merci

  • Aurélien dit :

    Respect éternel à Eros pour faire avancer la cause.

    Vrai font vraies choses.

    • Eros dit :

      Je pense que c’est un truc de sudistes ça… Même si je suis un peu plus vers Nice. (Sélim m’a raconté votre entrevue, validant ta place au sein du royaume).
      (Et je me dis « j’espère que c’est bien le Aurélien auquel je pense » sinon ce commentaire ne voudrait rien dire).
      Work Work Work

  • Lenal'airderien dit :

    J’ai questionné un de mes ‘amants » pour savoir pourquoi il aimait la sodomie…Il m’a dit que l’anus était plus serré qu’il enveloppe le pénis ce qui donne plus de sensation pour la pénétration.

  • Jack dit :

    Très bon article ce sont des méthode qui one fait leurs preuves
    Mais malheureusement avec tout les efforts du monde, quand la fille vois par l’image qu’elle pourrait dégagée en pratiquant la sodomie, c’est impossible de lui faire changer d’avis

    Mais je ne perd pas espoir étant un bi cela la ressure sur le point du sexes « classique » qui sait? ??

    En tout cas merci pour cet article qui me permet de me refaire une bonne vision sur cette pratique

    • Sylvain dit :

      Hello Jack,

      A toi de bien communiquer pour développer la complicité et la confiance. Fais lui bien sentir que tu ne la juges pas et que tu peux tout faire avec elle car tu la respecteras toujours. Ce n’est pas forcement facile, mais en faisant preuve d’une grande patience, tu y arriveras peut-être. ;) Merci pour tes encouragements en tout cas :)

  • JimmyJig dit :

    Très bon article, qui manquait sur le site, et commentaires très intéressants.
    Il est vrai qu’il y a un plaisir mental certain à passer par l’entrée des artistes, surtout quand c’est la première fois, pour le côté interdit, exotique. C’est encore plus savoureux si la pratique reste occasionnelle.

  • Juan (cristobal) dit :

    Le pétou ou le verre de vin(x3) pour faire avaler l’anaconda Sélim, pour sa première fois je préconise de mettre toutes les chances de notre côté pour que ça se passe bien. Ah et t’as pas parlé de lubrifiant mais c’est un gros attout (allons-y pour le poppers aussi sauf que ça ça marche pas (oublier l’image commerciale de ce produit, ça dillate que dalle) )

    • Sylvain dit :

      Hello,

      Un petit peu d’alcool pour ambiancer, pourquoi pas :) mais c’est toujours plus agréable et plus éthique si elle est toujours lucide :)

  • Laurie dit :

    Salut tout le monde!
    Juste deux choses qui m’ont fait tiquer :

    – « ma pote libérée sexuellement (ça veut dire qui « jouit quand on l’encule ») »
    Je veux juste préciser que ce n’est pas parce qu’une femme est libérée sexuellement qu’elle va obligatoirement aimer ça, et inversement, ce n’est pas parce qu’elle prend du plaisir comme ça qu’elle est libérée sexuellement. L’ouverture d’esprit et les sensations de plaisir sont deux choses différentes. Je sais que ça n’a sûrement pas été dit dans ce sens là, mais je voulais juste le préciser en sous-titres.
    – Le fait de devoir préciser qu’insulter une fille, lui faire du chantage ou rentrer « en force » ça ne se fait pas, ça me fait un peu peur je dois t’avouer. Y a vraiment des mecs « normaux » (j’entends sans problème psy particulier) qui se conduisent encore comme ça? Sérieux? Et c’était tellement pas évident qu’il fallait le préciser?
    Si tu pouvais juste m’expliquer où ça en est à ce niveau là chez les garçons, parce que je t’avoue que ça m’a foutu la petite boule au ventre là quand même.
    Je te remercie.

    • Sylvain dit :

      Hello,

      Pour le point 1, ca souleve une question. Tu vas nous donner un point de vue féminin. Ca voudrait donc dire qu’une fille libérée ne jouit pas de partout? Et que même en étant dans le bon état d’esprit, détendue et en confiance, il reste des barrières au plaisir? ( si c’est fait correctement bien sur)

      Pour le point 2, je pense que c’est toujours tout de même utile de bien le rappeler. C’est souvent plus de la maladresse que de la méchanceté, de l’intoxication quotidienne au porno et de l’égo froissé. Après tu peux avoir des partenaires qui n’ont pas le même niveau d’ouverture d’esprit. Il y a celui qui c’est une pratique normale et celui pour qui c’est peut être nouveau. D’ou l’importance de bien communiquer et cerner cette envie et ce dégré d’ouverture. Mais quand tu es débutant c’est pas toujours évident d’avoir cette communication et en tant que mec, tu peux te poser les questions quand t’as pas d’infos. Pour parler crument, des choses du type : Puis je lui tirer les cheveux? Puis je lui mettre la fessée? Quand elle me suce, est ce que je dois prévenir quand ça vient? DOnc je pense que ca releve un peu de la même logique et qu’il faut apprendre à communiquer…

    • Laurie dit :

      Alors, rapport au premier sujet, je dois te répondre : évidemment que non, ça n’a rien à voir.

      Une très bonne amie est la nana la plus libérée que je connaisse. Aucun tabou, elle prend les choses en main parce qu’elle connait son plaisir, et elle pars du principe qu’elle est la mieux placée pour savoir comment se faire plaisir, donc si le mec trouve pas tout seul, elle lui montre. Elle a régulièrement des orgasmes vaginaux, et aussi quelques fois en sodomie. Or, elle ne ressent carrément rien du tout en ce qui concerne le plaisir clitoridien. Ni toute seule, ni quand qqun s’en occupe…

      Une autre est extrêmement sensible en ce qui concerne le dernier, à tel point qu’elle prévient le partenaire de ne pas aller jusqu’au bout sinon après pour elle c’est game over, « dodo-laisse moi tranquille ». Par contre, elle n’a jamais eu d’orgasme vaginal. C’est pas faute d’être ouverte d’esprit et curieuse. Elle m’a raconté les trucs qu’elle avait testé, aimé, détesté, je peux te dire qu’elle n’est pas tendue, ni flippée avec les mecs…

      Tout ça pour dire que non, le plaisir et les endroits où le chercher n’ont rien à voir avec une ouverture d’esprit. Ca a à voir avec la sensibilité physique propre de la personne, et aussi de sa sensibilité aux choses de l’amour, aux premières expériences, à la personne qu’il y a en face d’elle.
      C’est pour ça que c’est délicat d’expliquer comment faire plaisir à qqun que tu ne connais pas. Chaque personne prend son plaisir différemment. Je pensais que c’était un fait démocratisé maintenant. Peut-être les filles devraient plus en parler…

      Et je ne pense pas que ne pas « jouir de partout » soit une barrière au plaisir. Les garçons sont en majorité à la recherche du plaisir final dans la relation sexuelle. C’est dans votre nature. Mais chez les femmes, même si certaines filles ont les mêmes envies, ou la même attitude/même rythme au pieu que les mecs, il ne faut pas oublier que la majorité a besoin d’autre chose. D’ailleurs, tous les mecs que j’ai eu (sans te donner de chiffre, j’ai pas à rougir), cherchaient ABSOLUMENT à me faire jouir, et quand ce n’était pas le cas, pour eux c’était l’échec. Ils se sentaient nul, alors que moi je m’étais éclater! Quand tu sais que seulement une femme sur deux atteints « souvent » un orgasme… faudrait peut-être voir l’acte sexuel comme autre chose qu’une mission à remplir.

      Comme je t’ai déjà vu le dire : c’est un moment d’échange, il faut être à l’écoute de l’autre, et que les deux prennent du plaisir. Je rajouterai juste que avoir un orgasme ne veut pas dire que le sexe était extraordinaire, comme le fait de ne pas en avoir ne veut pas dire que c’était naze… (je peux dvp si besoin)

      Je m’insurge toute seule, mais ce n’est pas pour vous faire la leçon. C’est juste que la phrase est très simple, et en même temps, elle m’a renvoyé ce problème en pleine face : si une femme ne jouit pas « de partout »/même ne jouit pas tout court en fait, c’est parce qu’il y a une raison logique : elle est coincée, ou pas en confiance, ou pas détendue…

      C’est vrai que ce serait plus facile d’appuyer sur quelques boutons, et que tout roule logiquement, mais malheureusement, ce n’est jamais aussi simple, surtout du côté des femmes! lol
      Je me suis trompée de camp je crois! Haha

    • Sylvain dit :

      Hello,

      Haha merci pour ton retour sur le sujet. je pense que cela peut vraiment etre instructif. C’est amusant car j’ai rédigé un article qui esquisse un petit peu ces problèmes. Je ne sais pas encore vraiment quand et si il sera mis en ligne. Mais en substance, j’ai été chercher des témoignages sur l’orgasme autour de quelques questions qu’un mec peut avoir. Du type, clitoridienne VS vaginale, réalité ou philosophie fumeuse? Pour ce que j’en ai retiré ca avait l’air peu pertinent de faire cette distinction. Alors que de ce que je comprends de ta réponse, il y aurait réellement des femmes plus calibrées pour ressentir l’un ou l’autre. On m’a plutot répondu que l’orgasme clitoridien était plus « mécanique » que l’orgasme vaginal qui necessitait plus de lacher prise et avait une dimension plus psychologique.

      Autre sujet la dimension psychologique de l’orgasme. Pourquoi à compétences sexuelles égales, parfois ca se passe bien, d’autres non? Et enfin, je l’ai vaguement esquissé en ouverture mais ca demanderait vraiment un traitement à part entiere, arrêter de considérer l’orgasme comme un KPI de la relation sexuelle. (D’ailleurs quand on définit des KPI au sexe, on est surement deja dans l’erreur rien que par la démarche…) Et alors là, je pense qu’au même au niveau player avancé, on a de gros progrés à faire. Croyance limitante, y compris pour moi. Et pour beaucoup je pense !

      Mais c’est interessant. je ne sais pas si tu connais la notion de FLOW en psychologie? La ZONE en français. Quand on réfléchit à l’objectif à atteindre en cours d’éxécution de celui-ci, on n’est plus dans la ZONE. Ca a surtout été développé pour le sport de haut niveau mais ça s’applique aussi ici. Quand on recherche l’orgasme à tout prix, on n’est plus dans le partage. ;)

    • Laurie dit :

      Coucou Sylvain!
      J’ai plein de choses à te répondre, mais pour être sûre d’être bien dans le sujet, tu pourrais me définir KPI exactement stp?
      En ce qui concerne le FLOW, je crois voir de quoi il s’agit, et je l’ai déjà vécu une fois en combat, si c’est bien ce que je pense. Et c’était terrible comme sensation!
      Je ne sais pas si ça s’applique au sexe. Tu peux m’en dire plus?

      Après je te réponds comme il faut, promis!
      Merci ;)

    • Sylvain dit :

      Ha oui pardon! Désolé pour le jargonnage de marketeux! Les KPI ce sont les Key performance indicators. Aprés ca s’applique surtout au monde de l’entreprise. Est ce que mon site est beaucoup visité ? Est ce que je reçois beaucoup de commentaires? Ce sont des KPI :) Alors appliqué au sexe, ca donne : est ce que ma partenaire a eu un orgasme? Oui ou non? A t elle pris du plaisir? Est ce qu’elle est spontanèment demandeuse les fois suivantes? est ce qu’elle propose des choses nouvelles? etc. Des indicateurs mesurables et tangibles en fait! ;)

      Alors en gros le flow, c’est l’expérience du geste parfait. Comme si dans les sports de combat, tu n’était plus en train de reflechir à la façon de positionner ton pied pour envoyer le coup, a te dire en même temps que tu dois monter la garde pour eviter le contre. C’est le moment ou tout est internalisé et quand dans un lacher prise total, tu fais instinctivement le geste idéal. Mais bon, rechercher l’état de flow , c’est le perdre. Car tu passes en mode pensée en te disant je dois executer le geste parfait ;) Je ne sais pas si je m’exprime suffisamment clairement…let me know

    • Laurie dit :

      Merci pour la traduction!
      Alors maintenant, je peux te répondre correctement. C’est mon point de vue, entendu que je ne suis pas porte-parole du beau sexe (je parle des femmes) ;)

      – « […] de ce que je comprends de ta réponse, il y aurait réellement des femmes plus calibrées pour ressentir l’un ou l’autre. On m’a plutot répondu que l’orgasme clitoridien était plus « mécanique » que l’orgasme vaginal qui necessitait plus de lacher prise et avait une dimension plus psychologique. »

      Alors, tout d’abord, la première affirmation n’invalide pas la seconde. Il y a des femmes plus « calibrées » comme tu dis, pour l’un ou l’autre plaisir, mais il y en a aussi (je pense une bonne partie) qui le prennent des deux façons (et même d’autres encore, si tu savais!). Comme des filles sensibles ni à l’une ni à l’autre… Pour elles, c’est la galère! Pour les filles sensibles à ces deux zones de plaisir, sans distinction, effectivement il est logiquement plus facile de prendre du plaisir de la première manière, pas forcément parce que c’est plus mécanique, mais aussi parce que c’est une zone que l’on découvre plus facilement, c’est plus pratique aussi il faut dire, et que c’est comme ça que l’on se masturbe depuis l’adolescence. C’est une zone que l’on connait mieux en général. Et se connaître, c’est le début de tout, encore une fois.
      Trouver son point G, même toute seule, c’est vrai que c’est moins facile, déjà ce n’est pas à l’extérieur, et puis la machine est plus longue à se mettre en route, donc c’est pas une zone reconnaissable rapidement, il faut y passer un moment pour bien connaître ses réactions, etc. C’est aussi pour ça que les préliminaires sont extrêmement importants chez certaines filles (sans vous mentir la majorité), pk sinon c’est l’iceberg dans leur petite culotte!
      L’orgasme vaginal demande un lacher-prise oui, parce que ça demande d’être à l’écoute de soi, de ses sensations, de ce qui se passe à l’intérieur. Le partenaire peut tout changer. C’est pour ça que tu entendras souvent les filles dirent que ce genre d’orgasme est plus facile à avoir au bout d’un certain temps de relation, parce que quand tu trouves le bon équilibre avec le mec, que chacun connaît l’autre, et que tu sais que tu peux lui dire les choses, que tu connais son rythme et qu’il va avec le tien, alors tu peux te « concentrer » sur ce qu’il se passe. C’est plus complexe comme plaisir, donc il faut être dans un contexte propice.
      De façon générale, je dirais que les femmes sont plus cérébrales que les hommes (au niveau ébats sexuels, pour le reste c’est un autre débat! haha). L’orgasme vaginal touche à l’essence même de la nature de la femme, donc c’est logiquement lié à sa psyché. Encore une fois, je précise que je donne mon point de vue, il y a évidemment des femmes pour qui tout ça n’est pas valable.
      C’est là aussi l’intérêt du sexe : l’homme part à la découverte de quelque chose de nouveau (nouvelle personne, nouvelles réactions, nouveaux plaisirs) dans le but de comprendre et de faire plaisir, et la femme l’accueille et le guide (quand elle y arrive, parce que des fois l’égo des mecs veut gérer tout seul) dans le but d’échanger et de prendre du plaisir avec le partenaire.

      – « arrêter de considérer l’orgasme comme un KPI de la relation sexuelle »
      Ah mais si vous pouvez, ne vous gênez surtout pas! Déjà on se fera moins labourées, et puis de plus, ça décomplexerait des tas de nanas qui se stressent et se trouvent anormales parce qu’elles n’y arrivent pas…
      Enfin, on vous pardonne les maladresses, les regards inquiets qui attendent une réaction qui pourrait être interprétée comme une orgasme. Parce qu’on est gentilles! Mais même pour vous, les mecs, ne vous foutaient pas la pression comme ça. Je le répète, avec le meilleur coup de ma vie, j’en rêve encore souvent (ça reste entre nous), je n’ai jamais eu d’orgasme. Mais c’était méga puissant… C’était parfait!
      C’est le voyage qui compte, pas la destination. L’orgasme de la femme n’est pas une case à cocher pour valider son diplôme de vrai bonhomme. Parlez avec des mecs de 50/60 balais, qui ont bien vécus et ont connues pas mal de femmes, et la course à l’orgasme c’est anti-productif. Et c’est en ne le cherchant pas, qu’on le trouve! Sans pression, sans délais. En apprenant de l’autre. Comme l’amour en fait! ;) Et ça rendra service à tout le monde, vous les premiers! :)
      Juste garder en tête que la personne qui sait le mieux comment faire plaisir à une femme, c’est la femme elle-même. (sauf évidemment, si elle est jeune, ou inexpérimentée, et qu’elle ne se connait pas… Mais vous pouvez l’aider à se découvrir)

      « Quand on recherche l’orgasme à tout prix, on n’est plus dans le partage. ;) »
      RAS. Tout est dit.

      – « Pourquoi à compétences sexuelles égales, parfois ca se passe bien, d’autres non? »
      Je vais pas te dire que les compétences sexuelles ne rentrent pas en compte, ce serait faux. Un mec qui hésite, qui change de position toutes les 30sec, qui te fait mal, etc, ça peut te gonfler, surtout quand il est bien positionné, que tu ressens qqchose, et que 10sec après il change, il bouge, tu perds tout et t’as les boules. Mais, qu’est-ce que ça veut dire avoir des compétences sexuelles exactement? Ne pas débander? Avoir un bon coup de hanche, sec et régulier? Avoir un bon cardio pour tenir longtemps sans point de côté? Ne pas faire un AVC pendant l’orgasme?
      Par compétences sexuelles, moi j’ai l’impression que vous assimilez ça au sport. Alors, évidemment qu’il faut être en forme pour assurer, c’est plus agréable pour le mec, pour la nana aussi. Maintenant, moi ce que je préfère définir par compétences sexuelles c’est une sensibilité au toucher, être instinctivement à l’écoute de sa partenaire (je parle d’écoute, pas d’espionnage à guetter chacune de ses respirations, haha). Ecouter ses envies, ses réactions, mais aussi voir le moment où elle veut tenter qqchose, et lui céder les rênes. On fait ça à deux, les deux sont acteurs, je le précise juste pk dans le feu de l’action, certains l’oublient quelques fois. On vous en veut pas, vous êtes mimi quand même!
      Pour répondre clairement à ta question, parce que tes compétences sexuelles te sont propres, et sont le reflet de ce que tu aimes au lit, et des fois, elles ne correspondent pas à ce que la personne en face aime de son côté. Je veux pas désespérer les foules, mais c’est encore plus vicieux que ça. Une personne peut aimer être sauvage, tirage de cheveux et petite fessée qui va bien, et une fois avoir envie de qqchose de plus doux, de plus intime. Et une autre fois encore, les deux! Le vrai casse-tête! J’en reviens à la phrase qui revient beaucoup : rester à l’écoute de l’autre, se laisser guider tout en prenant les choses en main.

      Ai-je été claire?
      Pas trop bavarde?
      Est-ce que j’ai oublié qqchose?

      (discussion très intéressante je trouve, merci!)

    • Sylvain dit :

      Hello Laurie,

      Merci pour toutes ces indications. c’est effectivement instructif pour nous aussi :) C’est sur que c’est effectivement hyper important de se connaitre. Après c’est sans doute plus difficile à 2. il faut accepter d’expérimenter. Et quand on fait des tests, il faut accepter d’échouer. Et même en écrivant ça, je me rends compte qu’il y a de mauvaises croyances reliées à ce que je dis car dans le fond qu’est ce que ça veut vraiment dire échouer en sexe?… En testant au pire, on trouve quelque chose qu’on n’aime pas ou pour lequel on ne ressent pas de plaisir. Mais je pense que c’est aussi pour ça que l’on peut avoir du mal à aller au bout de sa sexualité. Avec une fille d’un soir, bon il y a plus ou moins aucune expérimentation pour rester dans sa zone de confort ( à moins que l’expérimentation ne soit justement l’objet du one-shot.) Meme en couple, il faut avoir une grande confiance en l’autre et ce n’est pas évident à développer…

      Parce que tu crois qu’il y a vraiment des nanas qui culpabilisent de ne pas avoir d’orgasme? Donc pour en revenir à ton meilleur coup, en clair, tu es en train de dire que tu peux prendre plus de plaisir sans jouir qu’avec un orgasme? Et comment ? et pourquoi? Ca veut donc dire que le plaisir etait plus mental que physiologique? Genre comme quand tu passes un bon moment?

      Pour finir, oui l’écoute…Capacité à développer sans doute. Apres encore faut il tomber sur la fille qui accepte de s’exprimer aussi. Au lit comme ailleurs, les femmes nous prennent pour des télépathes. Alors que desfois, pour savoir ce qui ne va pas, c’est vraiment du pifomètre. Mais bon, j’imagine que pour vous c’est une évidence. :p

    • AL dit :

      Puis-je me permettre de m’immiscer entre vous deux quelques instants ? :3

      « le plaisir et les endroits où le chercher n’ont rien à voir avec une ouverture d’esprit. Ca a à voir avec la sensibilité physique propre de la personne, et aussi de sa sensibilité aux choses de l’amour,[[ aux premières expériences, à la personne qu’il y a en face d’elle.]] »

      Je suis d’accord avec la fin, mais pour le début, je pense que c’est avant tout une question d’éducation sensorielle. Je pense d’emblée à la différence de zones érogènes entre l’homme et la femme. On nous a longtemps expliqué que c’était « comme ça ». Or, en observant les uns et les autres, on ne peut que constater le décalage tactile entre les premières et les seconds. Les femmes ont clairement un autre rapport au toucher. Et ça commence dès la petite enfance : les mères ne touchent pas de la même façon ni sur la même durée leurs progénitures en fonction de leur sexe. Par la suite, le corps masculin changeant moins que le féminin, l’exploration se focalise davantage sur son sexe (d’autant qu’on nous explique que c’est là qu’on prendra du plaisir). On n’a donc aucune autre raison spontanée d’explorer son corps différemment. Observez deux copines qui interagissent ensembles. Et deux mecs. Les rapprochements, les distances, les gestes… A force de vouloir transformer les garçons en modèles de virilité, on les prive d’un potentiel de jouissance probablement supérieur à celui auquel on aspire naturellement au quotidien.

      Je crois donc qu’il est possible de désapprendre et réapprendre à découvrir son corps et son potentiel… Mais ça prend du temps.

      « C’est dans votre nature. »

      C’est surtout ce qu’on nous « enseigne ». Le modèle dominant va dans ce sens. On ne fait que reproduire des schémas sans se poser de questions, en général.

      « ce n’est jamais aussi simple, surtout du côté des femmes! »

      Honnêtement, je pense que c’est pareil pour les hommes. Juste que la majorité ignorant son potentiel, on ne se pose pas la question. ^^

      « clitoridienne VS vaginale »

      En fait, les études de ces 20 dernières années ont démontré que le clitoris était la partie émergée de l’iceberg dont les racines s’étendent à l’intérieur du vagin (le point G) et autour de son entrée. Les chercheurs/seuses sont donc arrivé(e)s à la conclusion que le plaisir féminin était toujours clitoridien, qu’il trouve sa source à l’intérieur ou à l’extérieur du vagin.

      « Pourquoi à compétences sexuelles égales, parfois ca se passe bien, d’autres non? »

      Pour la même raison que parfois la séduction marche en quelques minutes et que d’autres fois, ça foire totalement. L’imperméabilité des choses. Lâcher prise, c’est aussi accepter les choses telles qu’elles sont : positives, négatives, neutres, agréables, désagréables… De l’importance aussi de retenter ultérieurement (autre lieu, autre moment, autre situation…).

      « mais il y en a aussi (je pense une bonne partie) qui le prennent des deux façons (et même d’autres encore, si tu savais!) »

      Par rapport aux livres que j’ai lus, qu’ils soient écrits par des thérapeutes de couples ou des sexologues, qu’ils évoquent des cas précis de thérapies ou bien des enquêtes à grande échelle sur la sexualité, il semblerait que l’orgasme dit vaginal soit minoritaire. En tout cas plus difficile à atteindre que celui provoqué par stimulation du clitoris. Mais ça rejoint ce que tu disais plus haut, Laurie, sur les pratiques de masturbation à l’adolescence, la facilité à toucher la partie extérieure, plutôt que l’intérieur. En outre, il semblerait que beaucoup de femmes n’aiment pas leur sexe, en ait honte, voire culpabilisent à propos de « cette chose qu’elles ne peuvent voir » (sans miroir et qui en plus est « à l’intérieur »). Comme j’ai lu tout ça au moment où je travaillais sur moi, que je ne m’aimais pas (et que je n’aimais pas mon pénis non plus), je me suis demandé dans quelle mesure l’affection envers son sexe pourrait être liée à l’estime de soi et à la confiance en soi ? En tout cas, aucune analyse ne va dans ce sens ni ne m’a apporté de réponse dans ce que j’ai compulsé.

       » Comme des filles sensibles ni à l’une ni à l’autre… Pour elles, c’est la galère! »

      Il y a énormément de critères qui rentrent en jeu, en fait.
      – La découverte du corps à la puberté, puis son exploration.
      – Son premier rapport.
      – Son rapport au sexe.
      – La façon dont les parents (+, éventuellement, les grands-parents) considèrent le sexe (et donc nous influencent).
      – La sexualité ou la non sexualité de nos parents.
      – Le rapport affectif au parent du sexe opposé. Sur ce point, j’ai même lu une théorie intéressante sur la façon dont les femmes reproduiraient avec les hommes la relation qu’elles ont avec… leur mère… L’argumentaire était pour le moins convainquant.
      – La personne avec qui on couche, le moment, le contexte, la forme du jour, la confiance, les hormones (ou les règles), les complexes…
      – Puis les blessures inconscientes (une simple phrase peut inhiber quelqu’un ou le libérer totalement, dans le passé comme dans le présent)
      – Et je ne parle même pas des femmes victimes de violences ou des mères préoccupées par leur enfant…

      Parfois, le blocage est profond et peut émerger avec un partenaire « spécial ». Ces dernières années, j’ai pris conscience de chaines qui m’entravaient et dont je n’imaginais même pas l’existence. J’ai donc aucun mal à croire que l’arrivée à l’orgasme puisse être soumis au bon vouloir de notre inconscient.

      « dans le but d’échanger et de prendre du plaisir avec le partenaire. »

      Toute la difficulté étant de communiquer suffisamment pour que chacun puisse arriver à prendre du plaisir, mais pas trop pour ne pas perturber la concentration de l’autre et risquer de couper son plaisir :))) (le fameux FLOW de Sylvain, je pense ^^)

      « C’est le voyage qui compte, pas la destination. »

      On peut très bien vouloir apprécier les deux, hein ! (Ouais, je sais, j’ai des goûts de riche !)

      « Maintenant, moi ce que je préfère définir par compétences sexuelles c’est une sensibilité au toucher, être instinctivement à l’écoute de sa partenaire (je parle d’écoute, pas d’espionnage à guetter chacune de ses respirations, haha). Ecouter ses envies, ses réactions, mais aussi voir le moment où elle veut tenter qqchose, et lui céder les rênes. »

      On en revient à la question de l’apprentissage. La plupart des gens pensent savoir, mais ne savent rien (ça vaut pour le sexe, pour le couple, pour l’éducation des enfants…). Moi le premier ! Quand je vois tout ce que j’ai appris en 3 ans, et ce que j’ai encore à apprendre, bah… je plains mes anciennes partenaires… :((
      Etre à l’écoute de l’autre, ce n’est pas dans les meurs de notre société. (et ça rejoint un peu ma théorie de l’autre fois sur les gens au lit comme dans la vie)

      « Après c’est sans doute plus difficile à 2. il faut accepter d’expérimenter. »

      Ce qui pose la question basique : pourquoi coucher avec quelqu’un ? Si on enlève les notions de sentiments et de reproduction, il reste quoi ? Quoi qu’on ne puisse pas faire tout seul, évidemment ?

      « Parce que tu crois qu’il y a vraiment des nanas qui culpabilisent de ne pas avoir d’orgasme? »

      ça, c’est une évidence ! Merci la presse féminine !

      Une dernière chose, et je vais me coucher. Laurie, ta copine qui n’a jamais eu d’orgasme à partir du clitoris, est-ce qu’elle a essayé de se caresser avec un foulard en soie ? A-t-elle essayé avec des fleurs ? Ou, must du must, une plume d’oiseau (cette dernière idée n’est pas de moi, je l’ai piquée dans un bouquin : mais rudement efficace). L’important c’est de se prévoir un long moment seule et sans contrainte de temps, pour pouvoir lâcher prise et tester ces différents trucs.

    • Laurie dit :

      « je pense que c’est avant tout une question d’éducation sensorielle. […] ça commence dès la petite enfance : les mères ne touchent pas de la même façon ni sur la même durée leurs progénitures en fonction de leur sexe. »
      Ca se tient, mais je rajouterai un bémol. Tu ne peux pas en faire une généralité. Sans aller bien loin, ma mère n’a jamais été tactile avec nous. Ni ma grande-soeur ni moi ne nous rappelons du dernier bisou/calin/caresse de ma mère. Par contre mon petit frère, le dernier, a reçu énormément d’affection de ma mère, et pendant un sacré long moment. Des bisous, des surnoms mignons, des calins, etc. Et pourtant je suis très tactile, je l’ai appris toute seule et plus tard, mais ça ne m’a pas freiné pour autant.
      Juste pour dire que chaque famille est différente. Et l’éducation n’est pas déterminante dans ta construction en tant qu’adulte. Tu as des bagages de base, mais tu peux te détacher de ton éducation.

      « C’est dans votre nature. »
      Je dis ça au sens strict. Sans nous comparez aux animaux, parce qu’on a bien évolué depuis, mais dans les faits, le mâle charme le femelle pendant des plombes, quand finalement elle veut bien de lui, il a bine intérêt à ne pas faire traîner le coït. Déjà parce que la nana va se barrer incessamment sous peu, mais surtout pk il n’est pas en sécurité, il est affaibli, fixe, pas alerte aux dangers qu’il a autour. Alors évidemment, ça en s’applique pas pour nous. C’est bien rare qu’un rival débarque dans la chambre pour te piquer ta gonzesse ou te mettre une mandale pour devenir le mâle dominant du quartier, mais c’était juste souligner que dans la pratique sexuelle, nous n’avons pas les mêmes besoins, parce qu’aussi nos organes génitaux n’ont pas les mêmes fonctions.

      « Les chercheurs/seuses sont donc arrivé(e)s à la conclusion que le plaisir féminin était toujours clitoridien, qu’il trouve sa source à l’intérieur ou à l’extérieur du vagin. »
      Bon à savoir, je vais mettre les copines au courant ;)

      « De l’importance aussi de retenter ultérieurement »
      Pour la petite histoire, quand un garçon me plaît vraiment, je laisse 2 chances. Si la troisième fois, c’est toujours pas ça, alors on arrête là.

      « il semblerait que beaucoup de femmes n’aiment pas leur sexe, en ait honte, voire culpabilisent à propos de « cette chose qu’elles ne peuvent voir »
      Il n’y a qu’à reprendre l’histoire sociale, l’histoire de la femme et du sexe depuis… je dirais le XIIe siècle, et on applaudira les femmes qui réussisent très naturellement à apprécier leur sexe, à le trouver beau, et surtout à le défendre quand on se moque de lui. On ne nous donne pas trop d’occasion d’aimer notre corps il faut dire^^ Alors on y arrive de plus en plus, et puis quand tu as dépensé de l’énergie pendant des années à « faire attention », à correspondre, arrives un jour où tu te dis « BALEK! ». Et là, tu te libères, tu te sens free du frifri et tu peux effectivement reprendre contact avec ton corps, avec ton sexe, avec ton plaisir, ce joli cadeau que t’offre ton corps. Merci petit! ;)

      « J’ai donc aucun mal à croire que l’arrivée à l’orgasme puisse être soumis au bon vouloir de notre inconscient. »
      C’est évident que ça rentre en compte. Mais ça ne marche pas dans les deux sens. Il ne faut pas faire d’amalgame. A mon sens : L’inconscient peut jouer sur ton plaisir, mais l’absence de plaisir n’est pas obligatoirement en lien avec l’inconscient. C’est important de le préciser, je pense.

      « Etre à l’écoute de l’autre, ce n’est pas dans les meurs de notre société. »
      C’est ce que j’ai compris naïvement il y a quelques années, et ce que je déplore totalement. Être à l’écoute des autres, c’est se faire du bien, c’est prendre soin de soi aussi. Faire un sourire dans le tram à une personne complètement fermée, et voir qu’elle s’ouvre et qu’elle esquisse un sourire en retour, bah moi ça me rempli de bonheur. Je suis fière de moi. Je passe une bonne journée. Exemple de hippie, mais ça s’applique au rapport aux autres en général. Comme je te l’avais dit pour les préjugés : abandonner la peur de l’autre, l’appréhension, faire confiance.
      Il faut toujours se rappeler que tu as plus de chance de tomber sur qqun qui te ressemble que sur qqun qui ne te comprendras pas. Dans le fond, on est tous les mêmes. Des foules sentimentales ^^ (c’est la journée références musicales, déso)

      « pourquoi coucher avec quelqu’un ? Si on enlève les notions de sentiments et de reproduction, il reste quoi ? »
      Côté filles, personnellement, je préfère largement le naturel aux jouets en plastiques, toutes options confondues.
      La chaleur du corps de l’autre, les odeurs, les réactions chimiques qui se déclenchent en toi. Sinon oui, effectivement, c’est plus efficace de se caresser tout seul, mais l’homme n’est pas fait pour être seul je pense. Comme le fait de manger, tu digèreras plus facilement et tu apprécieras plus un repas s’il est pris avec des amis, en discutant et en riant, plutôt que seul devant un émission caca…^^

      « est-ce qu’elle a essayé de se caresser avec… »
      Je lui soumettrait tes suggestions. Cela dit, elle est très heureuse dans sa sexualité, donc elle ne se casse pas la tête. Elle n’a pas besoin à tout prix de REUSSIR à jouir de cette manière. Elle n’est pas contre un petit cuni de temps en temps non plus, juste que ça ne lui fait pas le même effet qu’à moi par exemple. Elle trouve son plaisir autrement, c’est ce que je vous disais en fait… Pas besoin de cocher toutes les cases :) Et personnellement, me mettre un truc qui vient d’un animal ici, perso ça ne m’excite pas du tout. Je crois que je penserai trop aux risques d’infection, au respect de l’animal ou ché pas quoi… haha!

    • AL dit :

      « Et l’éducation n’est pas déterminante dans ta construction en tant qu’adulte. »

      Quand je parle d’éducation, c’est évidemment au sens large (= « on apprend tout au long de sa vie »). Je soulignais juste que c’est quelque chose qui commence dès le premier âge (je soupçonne même que ça commence in utero). Et cet apprentissage évolue avec le temps et les rencontres. Tu donnes ton exemple où ta mère n’a pas été tactile avec toi (manque d’apprentissage direct) mais l’a été avec ton frère (apprentissage indirect). Tu as donc eu une base (tu as su que c’était possible) et ton parcours de vie t’as donné l’occasion de travailler dans ce sens. Mais ce n’est pas une évidence pour tout le monde. Moi, j’ai appris à être tactile en étudiant la séduction, mais dans le même temps, mes changements personnels, mon évolution, ont fait que les femmes sont naturellement devenues plus tactiles avec moi. Pas plus tard que ce matin, une collègue a caressé ma joue naturellement au cours de nos échanges. ça ne m’était jamais arrivé en dehors de mes relations intimes. Mes proches, les personnes qui auraient dû faire preuve de tendresse à mon égard, ne l’avait jamais fait. Comment pouvais-je l’assimiler ? Pour la sensibilité corporelle, c’est pareil. Et pour se détacher du bagage de base, il faut prendre conscience que les alternatives existent. C’est en ce sens que je parle d’éducation, donc.

      « Et l’éducation n’est pas déterminante dans ta construction en tant qu’adulte. »

      Essaye quand même de t’appuyer sur une source un peu plus fiable que « un mec sur internet m’a dit » ;)
      Je ne sais plus qu’elle est ma source exacte. D’ailleurs, je ne suis même pas sûr que c’était dans un bouquin. Peut-être dans le très bon documentaire de Serge Moati sur le désir féminin (2014) ? Si tu ne l’as pas vu :
      https://vimeo.com/88903367

      « Pour la petite histoire, quand un garçon me plaît vraiment, je laisse 2 chances. Si la troisième fois, c’est toujours pas ça, alors on arrête là. »

      Tu parles plus loin de timing, parfois, le bon moment met des années avant de survenir.

      « A mon sens : L’inconscient peut jouer sur ton plaisir, mais l’absence de plaisir n’est pas obligatoirement en lien avec l’inconscient. C’est important de le préciser, je pense. »

      Nous aurons un désaccord sur ce point. Le principe même de l’inconscient, c’est justement de nous faire faire des choses à notre insu, de faire ressortir notre vraie nature. Et son pouvoir est très grand. Je teste régulièrement le mien depuis un an, et ce que je découvre est fascinant. Et du coup, j’évite désormais d’avoir des certitude sur ce que je veux (ou que je pense vouloir). Je me concentre sur mes actes pour ensuite dire « c’est donc ça, que je voulais en vrai ».

       » Faire un sourire dans le tram à une personne complètement fermée, et voir qu’elle s’ouvre et qu’elle esquisse un sourire en retour, bah moi ça me rempli de bonheur. »

      Ah ? C’était donc toi l’autre jour ? ^____^ (bah quoi ? j’habite aussi dans une ville avec un tram, c’est pas impossible :p )

      Blague à part, plus je te lis, plus j’ai la conviction de deux choses : tu as le bon état d’esprit pour atteindre le bonheur, et tu es un oiseau rare. Les gens qui pensent comme toi (nous ?) sont minoritaires. C’est pas dans leur nature ni dans leur éducation.

      « (c’est la journée références musicales, déso) »

      Ah ? ça doit être des références de vieux, alors! ;)

      « tu apprécieras plus un repas s’il est pris avec des amis, en discutant et en riant, plutôt que seul devant un émission caca…^^ »

      Ou pas ? Je n’aime ni les grands groupes (qui me mettent mal à l’aise), ni la télé. Question d’éducation, là encore.

      « elle est très heureuse dans sa sexualité, donc elle ne se casse pas la tête »

      Ce qui est compréhensible et légitime.

      « Et personnellement, me mettre un truc qui vient d’un animal ici, perso ça ne m’excite pas du tout. Je crois que je penserai trop aux risques d’infection, au respect de l’animal ou ché pas quoi… haha! »

      HAHA ! Donc :
      1/ tu as quand même des préjugés.
      2/ tu as aussi des limites dans ta curiosité et ton exploration des nouvelles expériences ;)

    • Laurie dit :

      Hahaha!
      J’adore quand tu dis que tu n’es pas d’accord avec moi pour m’expliquer exactement ce que je viens de te dire, ou me parler de quelque chose qui n’a rien à voir avec le sujet! Problème de communication homme/femme?

      A quel moment ai-je parlé d’un mec sur internet, je ne le retrouve pas? En tout les cas, on se fout de savoir si une personne a écrit un bouquin, ou qu’elle est connue pour ça. Combien d’imbéciles sont reconnus comme auteur, combien de gens merveilleux peuvent changer ta vie sans écrire une seule ligne. Ta valeur, ce que tu apporte aux gens, ça ne se mesure pas à ta « fiabilité » intellectuelle. Chaque personne peut t’apprendre.

      « parfois, le bon moment met des années avant de survenir. »
      Je vais pas attendre des années pour que l’on me fasse l’amour correctement. Ici, je te parle de rapport sexuels très mauvais, ennuyeux, voir douloureux ou humiliants. Donc non, je n’attends pas plus de 2 ou 3 fois pour passer un bon moment avec qqun. Quand je dis que les femmes ont parfois besoin de plusieurs années pour avoir un orgasme avec leur chéri, ça ne veut pas dire ne pas prendre de plaisir pendant des années, ou prendre sur soi en attendant que ça arrive. Ca veut dire que la découverte de l’autre, lui faire confiance et connaître ses propres réactions face à lui, ça peut mettre du temps. Et que c’est pas grave :)

      « Les gens qui pensent comme toi (nous ?) sont minoritaires. C’est pas dans leur nature ni dans leur éducation. »
      Qu’est-ce que tu en sais? Tu connais tout le monde dans le monde?! Tu retombes dans tes préjugés là. Arrêtes de vouloir mettre des gens dans des cases. Si tu veux comprendre l’humain, regarde dans ta nature propre, ne regarde pas ce qu’ils font, ce qu’ils disent. C’est déjà un message erroné. Y a plein de gens ultra fermé dans la rue, qui sont adorables et plein de sourire dès qu’ils s’ouvrent à toi. C’est pas qu’ils sont éduqués à faire la gueule, c’est pour plein de raisons différentes. Qui ne te regardent pas et que tu ne connaîtra jamais. Je ne suis pas un oiseau rare, je suis juste déstressée et ouverte (pas de malentendu graveleux). Mais j’en connais énormément des gens comme moi. La plupart ne sont pas comme ça en public, avec des inconnus mais ils le sont.
      Aussi bien on se serait croisé le matin dans la tram, moi à la bourre, la tête dans le cul, un migraine, pas de petit déj’, ma mère qui me saoule au téléphone, ton sourire, tu peux t’assoir dessus… Mais être désagréable, c’est aussi dans la nature humaine. Sinon on n’apprécierai pas autant les sourires :)
      (on s’écarte un peu du sujet j’ai l’impression)

      « Ah ? ça doit être des références de vieux, alors! »
      Ouais, exactement! Vive les vieux! Inculte.

      « 1/ tu as quand même des préjugés.
      2/ tu as aussi des limites dans ta curiosité et ton exploration des nouvelles expériences ;) »
      Des préjugés sur des gens, je fais en sorte d’en avoir le moins possible, mais j’en aurais toujours. Encore une fois, rien à voir avec la plume^^
      Oui j’ai des limites! Mdr Heureusement, sinon je serai déjà morte! Il faut que tu puisses être à l’aise, donc ce qui ne me rend pas à l’aise, je ne le fais pas. Me servir d’une partie du corps d’un petit animal pour ça, moi ça me met pas à l’aise. Déjà qu’on les bouffe, qu’on les maltraite, on va pas baiser avec leurs dépouilles maintenant… ça va bien!
      Par contre, le petit glaçon, il passe bien. L’eau a l’habitude de cet endroit là ;)

    • AL dit :

      Si déjà je suis là, insomnisons utile ! :))

      « Ici, je te parle de rapport sexuels très mauvais, ennuyeux, voir douloureux ou humiliants. Donc non, je n’attends pas plus de 2 ou 3 fois pour passer un bon moment avec qqun. »

      OK. Malentendu. J’en étais resté à l’idée de 2 chances en phase de séduction, au moment de la rencontre. Au temps pour moi.
      Ceci dit, encore une fois, une rencontre, ça se fait à deux. Si ça se passe mal, c’est peut-être aussi parce que toi tu n’as pas su t’adapter totalement à l’autre.

      « Qu’est-ce que tu en sais? Tu connais tout le monde dans le monde?! Tu retombes dans tes préjugés là. »

      Bah… Il suffit d’observer les gens. Matin, midi, soir… Je n’ai jamais passé une journée de ma vie à croiser plus de gens souriants que de gens qui tirent la gueule. Donc, à mon sens, les gens qui se plaignent et / ou sont malheureux et / ou qui n’ont pas un état d’esprit construit pour positiver sont majoritaires. Et si ça ne suffit pas, installe toi dans un lieu public et écoute les conversations : plaintes VS reconnaissance. Et si les gens étaient VRAIMENT et profondément heureux, le monde tournerait certainement mieux.
      Ceci dit, j’ai pensé à toi vendredi… Le matin, une femme m’a laissé passer dans le bus en me faisant un grand sourire. Le soir, la fille assise à côté de moi que j’ai laissé sortir (puisque je sortais plus loin) m’en a fait un grand également. Tout n’est donc pas foutu ^^

      « ne regarde pas ce qu’ils font »

      Ce sont nos actes, et seulement eux qui définissent ce que nous sommes. Si tu te fies ni à ce que les gens font, ni à ce qu’ils disent, comment tu fais pour te faire une opinion ?

      Après, c’est la première fois que j’entends dire que des gens heureux dissimulent leur joie / bonheur / bien-être dans la rue. Autant il est fréquent que des personnes sourient alors qu’elles sont malheureuses, autant l’inverse, ça me paraît étrange…
      On peut ne pas être tjs au top, comme tu le signales très justement, mais normalement, ça devrait être compensé par la joie de vivre d’autres personnes.

      « Me servir d’une partie du corps d’un petit animal pour ça, moi ça me met pas à l’aise. Déjà qu’on les bouffe, qu’on les maltraite, on va pas baiser avec leurs dépouilles maintenant… ça va bien! »

      T’es pas obligée de le tuer pour avoir ses plumes. Je vois pas la différence avec le fait de porter des vêtements en laine, par exemple. Boarf ! Je suppose que si tu étais née à une époque où on se servait encore de plumes pour écrire, tu verrais les choses différemment. Du coup, il reste les fleurs :))

    • Laurie dit :

      « Parce que tu crois qu’il y a vraiment des nanas qui culpabilisent de ne pas avoir d’orgasme? »
      C’est certain. Tout simplement, parce qu’il y a une pression sociale, indirecte. Si tu n’as pas d’orgasme, c’est que tu as un problème, que tu bloque. Tu n’es pas normale en somme…^^ De plus, dans les esprits, être une femme épanouie qui s’assume complètement, ça passe par la totale maîtrise de ta sexualité. L’idée première que tu as eu, c’est « être libérée sexuellement, c’est jouir ». Donc, si tu n’y arrives pas, c’est que tu n’es pas épanouie. A force d’entendre ce genre de chose, directement ou indirectement, ça finit par être assimilé par les hommes et les femmes comme une vérité figée. Alors que je pense que c’est plus complexe.
      Être une femme libérée, tu sais, c’est pas si facile, comme dirait l’autre!

      « Tu es en train de dire que tu peux prendre plus de plaisir sans jouir qu’avec un orgasme? Et comment ? et pourquoi? »
      Je ne dirait pas que j’ai pris plus de « plaisir », au sens scientifique du terme, mais je me suis le plus éclaté de ma vie. On a pris le temps, on s’est arrêté, on a mangé une crêpe, on a repris, selon nos envies à tous les deux. Aucune pression, de la recherche, du travail au corps si je puis dire, beaucoup de fous-rires, beaucoup d’échange et d’émotion dans les regards. Un massage, à la découverte de l’autre, de son corps, et de sa réaction à mon toucher. Je me suis sentie pleinement femme. Je me suis sentie libre et attirante. Nos corps communiquaient et c’était un grand moment de sexe! :D
      Je n’ai pas eu d’orgasme, mais j’ai carrément pris mon pied!

      « Ca veut donc dire que le plaisir etait plus mental que physiologique? »
      Pourquoi ce besoin de devoir tout ranger dans des cases? Pour comprendre quelque chose, il n’est pas nécessaire d’y mettre des mots, des adjectifs précis. Le mental et le physiologique sont liés. Ton corps réagit à tes émotions, comme tes pensées à ce que ton corps est amené à vivre. Evidemment, on ne s’est pas essentiellement lancé des regards langoureux tout le long de la journée, il a tenté des choses, expérimenté, m’en a fait découvrir pas mal aussi. Si tu retires cette barrière, et que tu relis le physique au psychologique, tu te rendras compte que ça se fait naturellement, et tout ça t’apparaîtra comme une évidence. Plus facile à dire qu’à faire, je suis d’accord. Mais en gardant ça en tête, en te le rappelant de temps à autre, tu vas voir des changements s’opérer naturellement, petits à petits.
      Une chose de valeur, ça se mérite. Il faut faire preuve de patience. C’est la leçon que j’ai la mieux intériorisée en 2015 :)
      Et ça fait du bien, de moins se mettre la pression, pour des choses qui prennent du temps.

      « Au lit comme ailleurs, les femmes nous prennent pour des télépathes. »
      Je rebondis sur cette phrase, parce qu’elle m’a fait sourire. C’est mignon, tous les mecs me le disent : vous ne dites rien, et vous vous vexez quand on ne vous comprend pas! » Ma thérapeute m’avait dit qqchose à l’époque : « la féminité, c’est faire comprendre les choses sans les dire directement. D’ailleurs, on reproche aux hommes de n’avoir aucun tact, parce qu’ils disent directement ce qu’ils pensent, sans y mettre de formes inutiles. C’est pour ça que les garçons font pleurer les filles depuis des siècles! » Mdr
      Et, c’est un peu ça. On a envie que vous compreniez les choses sans avoir à vous le dire. Justement, on reste dans le même sujet. Quand l’homme est à l’écoute de sa femme, de ses regards, de ses tournures de phrase, il peut comprendre ce qu’elle pense, qu’elle émotion elle ressent, sans qu’elle ait à lui dire directement. C’est ce qu’on appelle la complicité. Savoir ce que pense l’autre d’un regard. Je pense que le charme des femmes c’est aussi faire comprendre les choses indirectement. Faire comprendre que tu me plaies, faire comprendre que j’ai envie de toi. Relever mes cheveux pour que tu voies mon cou, croiser et décroiser les jambes pour que ton regard ne les quitte pas, se plaindre de cette nouvelle robe qui me boudine (alors qu’elle me met carrément en valeur) juste pour que tu regardes mes courbes… Et on adore quand ça marche, et quand vous comprenez en silence. C’est ce qui a de plus drôle.
      D’ailleurs, je pense qu’en tant que « étudiant en séduction » (ouh! que je n’aime pas ce terme!), vous vous donnez des trucs pour reconnaître les « signes » positifs ou négatifs envoyés par une femme.
      C’est pas plus agréable d’avoir à deviner des choses, plutôt qu’une nana qui viendrait te voir en disant « salut, t’es mignon, t’es célibataire? Tu fais quoi ce soir? »… oui tu baiseras plus rapidement, niveau efficacité y a pas photo, mais est-ce aussi bon que la « chasse » aux indices? (vraie question ;) )

    • AL dit :

      « parce qu’il y a une pression sociale, indirecte »

      Hier, je réfléchissais à ça en faisant mon ménage, et quand on y pense, et qu’on écoute les gens autour de soi on entend ça :
      – tu n’as pas de vie sexuelle ? on te culpabilise !
      – tu as envie de faire l’amour (à une personne réelle ou via un porno) ? on te culpabilise !
      – tu te masturbes ? on te culpabilise !
      – Tu fais l’amour avec un partenaire de sexe opposé illégitime ? on te culpabilise !
      – Tu fais l’amour avec une personne du même sexe ? on te culpabilise !
      – Tu fais l’amour à plusieurs personnes ? on te culpabilise !

      Pile, la société gagne, Face, les individus perdent ! Youpi tralala c’est la fête ! (et après on s’étonne d’être dans une société frustrée)

      « Une chose de valeur, ça se mérite. Il faut faire preuve de patience. C’est la leçon que j’ai la mieux intériorisée en 2015 :)
      Et ça fait du bien, de moins se mettre la pression, pour des choses qui prennent du temps. »

      ça, c’est plus facile à dire qu’à faire. Surtout face à son égo et à ses angoisses.

      « On a envie que vous compreniez les choses sans avoir à vous le dire. Justement, on reste dans le même sujet. Quand l’homme est à l’écoute de sa femme, de ses regards, de ses tournures de phrase, il peut comprendre ce qu’elle pense, qu’elle émotion elle ressent, sans qu’elle ait à lui dire directement. C’est ce qu’on appelle la complicité. »

      Je suis d’accord, mais ce n’est pas toujours possible. Surtout au début de la rencontre, et même avec la meilleure volonté du monde. Si je prends mon cas, la fille que j’ai rencontré il y a 3 ans et demi et qui est à l’origine de ma « transformation », mon instinct me disait qu’elle était attirée par moi, mais ce que j’appelais à l’époque « ma raison » (et qui en réalité était la somme de mes peurs, de mes doutes, de mon manque de confiance en moi, de mon manque d’estime de moi…) me disait que c’était impossible. Et c’est très dur d’avancer avec une lutte interne pareille si l’autre en face ne devient pas plus explicite quand tu bloques. Je suis d’accord avec la conclusion de ton message, mais c’est un idéal qu’on ne peut atteindre qu’entre personnes équilibrées et au minimum bien dans leurs baskets. Parce que si l’un des deux fait un blocage et que l’autre ne le comprend pas et ne l’aide pas, on passe à côté de la rencontre. (Comme on le disait l’autre jour) Et c’est difficile d’être patient quand on ne connait pas l’autre et qu’on ne sait pas ce qu’il peut attendre en réalité. Les devinettes, c’est aussi un vivier à malentendus et à souffrances inutiles.

    • Laurie dit :

      – Pour les gens autour de toi qui te culpabilise d’avoir une vie sexuelle et des envies, le seul conseil que je peux te donner c’est de changer de fréquentations…lol Y a plein de gens formidables qui peuvent juste t’aider à te libérer de cette pression là et qui peuvent t’amener à vivre les choses comme ça te convient. C’est plus facile qu’il n’y parait. Mes amis sont formidables pour ça. Ceux qui me posaient plus de problèmes qu’ils ne m’apportaient de solutions ne sont plus dans ma vie…^^ Et j’ai la patate! :)

      – Pour l’égo et les angoisses, je dirais qu’il faut se réconforter. Il faut s’accorder de mal faire, de ne pas faire, de ne pas chercher à faire. Se réconforter et se trouver de la valeur tel que je suis aujourd’hui, et même sans améliorations, même imparfait et un peu benêt. Etant donné qu’on apprend tout au long de la vie, c’est bête d’attendre de tout savoir pour être en paix avec soi. C’est ma logique. Accepter de ne pas savoir et de mal faire.

      – « c’est un idéal qu’on ne peut atteindre qu’entre personnes équilibrées et au minimum bien dans leurs baskets. Parce que si l’un des deux fait un blocage et que l’autre ne le comprend pas et ne l’aide pas, on passe à côté de la rencontre. »
      Je ne pense pas qu’il faille être équilibré et bien dans ses pompes pour pouvoir communiquer de façon non-verbale avec quelqu’un. D’ailleurs, je pense même que ça se fait très naturellement, c’est intériorisé plus ou moins d’analyser les réactions de l’autre pour adapter son attitude. Dans toutes les situations du quotidien. Je pense qu’en ce qui concerne la phase de séduction, pour pouvoir profiter de ça, il faut prendre la découverte de la personne comme un jeu. Une chasse au trésor. Et si tu trouves pas, c’est pas grave. L’important c’est de participer. Ca te permet d’être naturel, de ne pas transpirer ou buter sur des mots, parce que tu seras détendu, et ça c’est plutôt attirant.
      Oui, si l’un ou l’autre bloque, on passe à côté de quelque chose, mais ça veut peut-être dire que ce n’était pas la bonne personne, le bon moment. Faut pas voir ça comme un échec. Faut pas se dire que ça vient de soi. C’est juste que ça ne s’est pas fait. Point. Y a des personnes qui vont te mettre à l’aise de suite, d’autre ou tu ne réussis pas à être toi-même, naturel, simplement parce que ça ne te correspond pas…
      C’est mon avis. Et depuis que je prends les choses comme ça, je me sens tellement plus heureuse, plus détendue, plus attirante, je partage plus avec les gens, et je rencontre moins de boulets, parce que quand une personne ne me correspond pas, ou que je ne lui correspond pas, je ne force pas les choses.

      – « Les devinettes, c’est aussi un vivier à malentendus et à souffrances inutiles. »
      Une relation amoureuse, c’est un risque. Tu choisis de le prendre ou pas. Y a des tas de mecs qui ont vécu des grosses déceptions, qui refusent de reprendre ce risque, et qui, soit restent dans leur grotte et s’évitent de connaître une nouvelle expérience (bonne ou mauvaise), soit enchaînent les relations éphémères qui n’ont aucune chance de perdurer, ce qui revient un peu au même, le sexe en plus.
      Alors oui, ça peut te faire souffrir j’imagine, mais c’est le jeu. Tu souffriras toujours dans ta vie. Tu ne peux pas l’empêcher. Si je pousse un peu, mais là je pars un peu plus loin dans ma façon de réfléchir, aucune souffrance n’est inutile. Même les plus stupides… même celles que tu aurais pu éviter. Je préfère me ramasser la gueule des centaines de fois, et pleurer et en chier pour me relever, plutôt que de vivre une relation sans « devinettes », une relation qui ne me ferait pas vibrer, dans laquelle je ne me poserai aucune question. Je me relève toujours, parce que je me dis juste « bon bah c’était pas pour cette fois, dommage. Au suivant! ». Que ce soit pour une histoire d’amour ou juste un mec qui me plaît en soirée.
      Les malentendus viennent d’un manque de communication. Si tu n’as pas compris, c’est que tu ne connais pas encore bien le langage, quel qu’il soit. Et c’est pas si grave. Tu apprends.^^

    • AL dit :

      « Pour les gens autour de toi qui te culpabilise »

      Je parlais du discours ambiant de la société en général. Quand c’est pas les religieux, c’est les féministes, les politiques, les mères de familles, les extrêmes, les journalistes, les machos… j’en passe et des meilleurs. Sur ce point-là, il y a au moins un consensus : ne pas sortir du cadre.
      (Ai-je besoin de dire que je ne suis pas d’accord ?)

      « Pour l’égo et les angoisses, je dirais qu’il faut se réconforter. »

      ça je le sais. (tout ce que tu dis dans ce message) Aujourd’hui, je le sais. Mon cheminement m’y a amené. Mais c’est y a 3 ans que j’avais besoin de savoir ça. Pour pas me louper, pour pas la laisser passer. Pour pas gâcher tout ce précieux temps.

      « Je ne pense pas qu’il faille être équilibré et bien dans ses pompes pour pouvoir communiquer de façon non-verbale avec quelqu’un. »

      Tout dépend du niveau de langage de chacun. Quand personne ne t’as jamais expliqué les codes de la séduction non-verbale, tu ne peux pas les deviner. Quand personne ne t’as jamais regardé avec des yeux qui te disent « j’ai envie que tu me prenne, là, maintenant tout de suite » ou qu’on ne t’as jamais dit que tel type de regard signifiait ça. Ou simplement parce que tu n’imagines pas que tu puisses être l’objet de désir d’une personne que tu ne connais pas. Tu ne risque pas de comprendre l’autre tant qu’il n’est pas explicite. Et celui que j’étais à l’époque avait besoin qu’elle soit explicite.
      Tout ce que tu dis par la suite, me semble faire partie des acquis de l’expérience.

      « Oui, si l’un ou l’autre bloque, on passe à côté de quelque chose, mais ça veut peut-être dire que ce n’était pas la bonne personne, le bon moment. Faut pas voir ça comme un échec. Faut pas se dire que ça vient de soi. »

      Je suis tout à fait d’accord, mais ça n’enlève rien à la difficulté du truc quand t’as la tête dans le guidon. Quand tu le vis à l’instant T.

      « Tu souffriras toujours dans ta vie. Tu ne peux pas l’empêcher. Si je pousse un peu, mais là je pars un peu plus loin dans ma façon de réfléchir, aucune souffrance n’est inutile. Même les plus stupides… même celles que tu aurais pu éviter. »

      Je ne suis pas d’accord. A mon sens, c’est une question d’état d’esprit. On peut choisir de ne pas souffrir (mais ça implique de déconstruire l’idée que la souffrance est obligatoire ou que l’amour / la déception amoureuse fait souffrir).

      En tout cas, heureusement qu’il y a des filles sur ce site, ça permet d’avoir des échanges passionnants ! Merci à toi ! (sur ce, yoga !)

    • Laurie dit :

      Précision : quand je te réponds, c’est dans un dialogue ouvert, public, c’est pour que ça serve à des personnes qui n’ont peut-être pas encore fait le chemin que tu as fait, ou pour te donner ma façon de penser, d’être heureuse, pour que tu y penses. Je n’ai pas l’orgueil de penser que je détiens la vérité. C’est ma vérité, je vous l’offre avec plaisir, à chacun d’en faire ce que bon lui semble avec :)

      « Je parlais du discours ambiant de la société en général. » Ma réponse reste la même en fait. Par exemple, je ne supporte plus ce que l’on voit à la télé, je ne parle même pas de la publicité ou des télés-réalité merdiques. Tout le contenu télévisuel sans exception me sort par les trous! Dès que je vais chez ma mère, je m’énerve, je pars en monologue révolté sur la merde qu’on nous sert et je saoule tout le monde. Donc chez moi, je n’ai pas la télé. Je sélectionne le discours ambiant dans ma vie. J’élimine ce qui ne me plaît pas. Quand je vais chez ma mère, je lui demande de couper le son de la télé. Point.
      La religion, c’est encore un autre sujet, j’ai ma propre conception des choses. Mais l’ayant étudié pendant 5 ans, j’ai du recul sur son évolution. Ca ne m’affecte aucunement.
      Pour les féministes, je pense que tu n’as pas rencontré les bonnes personnes. Car en fait, c’est un combat qui concerne tout le monde, d’autant plus les hommes de ce site. Et vous défendez cette cause tous les jours sans vous en rendre compte. C’est pour ça que je vous trouve kiki :) Et que je prends le temps d’échanger avec vous aussi…

      « c’est y a 3 ans que j’avais besoin de savoir ça. Pour pas me louper, pour pas la laisser passer. Pour pas gâcher tout ce précieux temps. »
      Tu vis dans le regret, c’est dommage. Le temps est ce qu’il est. Tu ne le contrôle pas. Et ce temps « gâché » ne l’a pas du tout été, puisque sans lui, tu n’en serais pas là. Ce temps t’as été précieux et salvateur. Tu peux te remercier de l’avoir vécu. (Réconfort, optimisme et sourire niais).
      Si tu sais que tu dois te réconforter, alors fais le. Sans attendre.

      « Quand personne ne t’as jamais expliqué les codes de la séduction non-verbale, tu ne peux pas les deviner. »
      Tu penses que tu as besoin d’un manuel pour chaque chose de la vie?
      Tu penses que tu ne peux rien créer? Que rien ne peux venir de toi naturellement sans que qqun te l’apprenne?
      Qui t’as appris à respirer? Qui t’as appris à accélérer ton rythme cardiaque quand une belle femme te parle? :p
      Je dis qu’une personne qui agit selon ce qu’elle ressent sans se poser aucune question, c’est séduisant. Et même si elle se rate, et même si elle est un peu ridicule. Moi je trouve ça chou. Faut se faire confiance! Reprendre contact avec son instinct.

      Autre chose : chaque personne est différente, chaque personne a des codes différents. Comment fait-on pour t’enseigner les codes de la séduction non verbales pour chaque personne? Moi et ma meilleure amie passont notre vie ensemble, sauf les 7h de boulot dans la journée, et ce depuis des années. Mais on agit différemment, dans la vie et avec les mecs, on ne drague pas de la même manière, et même souvent on se comprends de travers quand on insinue des choses ou quand on se regarde, parce que nous ne sommes pas pareilles.
      Alors ton « apprentissage » peut fonctionner avec moi et pas avec elle. Tu vois?

      « Et celui que j’étais à l’époque avait besoin qu’elle soit explicite. »
      Oui, ce mec là avait sûrement besoin de ça, ou pensez en avoir besoin pour y arriver. Au final, tu es la même personne qu’à l’époque, en 2.0 parce que tu as appris de tes expériences. C’est ça la vie! Plus on vieillit, plus on se trouve naze dans le passé, c’est le jeu. Pour ça que les vieux se plaignent de la jeunesse. En vrai, ils s’en plaignent depuis plus de 3000 ans, et on fera la même chose lol
      Pourquoi je ne sors qu’avec des mecs bien plus vieux que moi, et ce depuis toujours? Pas parce que je suis plus mature, mais parce que je voulais le devenir. Parce qu’ils ont de l’expérience de vie, ils ont appris des choses, et qu’ils m’influencent dans ce sens…
      Ce n’est pas le fait que tu ne savais rien à l’époque qui t’as bloqué, c’est le fait que tu ne croyais aucunement en toi. Quand on ne crois pas en qqun, on ne l’écoute pas.

      « On peut choisir de ne pas souffrir (mais ça implique de déconstruire l’idée que la souffrance est obligatoire ou que l’amour / la déception amoureuse fait souffrir). »
      Tout à fait! C’est pour ça que je te dis de considérer chaque perte/souffrance comme une leçon. Rien n’est inutile ou mauvais. Même les émotions négatives, faut les vivre à fond. Déjà en les affrontant, elles se cassent plus vite (expérience perso à plusieurs reprises. Approuvé par le bureau des pleurs de mon petit coeur). Puis au final, on se sent vivant, parce que ce sont des émotions extrêmement fortes, voir violentes! Parce qu’on aime les films d’horreur à ton avis?
      Moi j’ai vécu des trucs vraiment pas chouettes dans ma vie, et les déceptions amoureuses ne sont franchement pas les pires, loin de là. A chaque fois, je me suis prise une grosse claque. L’émotion est trop forte, je ne contrôle rien. J’en ai chié grave. Et puis à un moment, j’ai le choix. Je boude parce que la vie est une petite salope, ou je décide de ne pas souffrir…
      C’est possible de déconstruire l’obligation de souffrir, mais personnellement, je n’en ai pas envie. Les coups durs que j’ai vécu ont fait ce que je suis aujourd’hui. Et j’accepte ces souffrances et celles qui vont arriver? Je ne tente pas de les contrôler, de les éviter. Je les accepte, et ça passe toujours :)

      Désolée, je suis toujours un peu bavarde ^^ (et encore, je me suis un peu censuré, pas d’exemple, et des phrases efficaces lol)

    • AL dit :

       » c’est pour que ça serve à des personnes qui n’ont peut-être pas encore fait le chemin que tu as fait »

      Sans vouloir briser tes illusions, vu la longueur de nos messages, je doute qu’il y ait encore beaucoup de gens pour suivre la discussion… ^^;;;
      (mais oui, je prenais bien les choses comme tu les exprimes)

      « Tu vis dans le regret, c’est dommage. Le temps est ce qu’il est. Tu ne le contrôle pas. Et ce temps « gâché » ne l’a pas du tout été, puisque sans lui, tu n’en serais pas là. Ce temps t’as été précieux et salvateur. Tu peux te remercier de l’avoir vécu.  »

      Oui. Tout ça je le sais. C’est elle qui gaspille le sien. Et je m’en veux de ne pas avoir su lui donner envie d’optimiser son temps à elle. Aujourd’hui, dans le meilleur des cas, elle fait du sur place, dans le pire des cas, elle se sabote. Dans un cas comme dans l’autre, elle gâche son potentiel. Et ça m’emmerde parce que je suis de nature trop empathique. (et que sans elle, je m’emmerde)

      « Tu penses que tu ne peux rien créer? Que rien ne peux venir de toi naturellement sans que qqun te l’apprenne? »

      Y a deux ans, j’ai racheté un lave linge. Je sais m’en servir sans avoir eu besoin de lire le mode d’emploi (ne serait-ce parce qu’on m’a enseigné le concept un jour, ce n’est pas inné), mais si je lisais le mode d’emploi, je pourrais utiliser toutes les fonctionnalités. Donc oui, quand on t’enseigne les choses, tout devient plus facile.

      . »Comment fait-on pour t’enseigner les codes de la séduction non verbales pour chaque personne? »

      Y a des règles d’ordre général, comme pour tout, et y a des exceptions. C’est comme pour la cuisine : tu n’as pas besoin de connaitre 100 000 recettes pour savoir cuisiner. En revanche, il faut un minimum connaître d’un côté les ingrédients, et de l’autre les modes de préparation et de conservation. Si tu veux cuire un oeuf et que tu ne maîtrise pas les durées de cuisson, tu n’auras pas du tout le même résultat. Ces choses-là, tu dois bien les apprendre.

      « Alors ton « apprentissage » peut fonctionner avec moi et pas avec elle. »

      ça peut aussi ne fonctionner avec aucune de vous deux. L’apprentissage n’est qu’un outil pour te permettre d’optimiser tes résultats. « Savoir », c’est se faciliter la vie.

      « Au final, tu es la même personne qu’à l’époque, en 2.0 parce que tu as appris de tes expériences.  »

      Non. Je ne suis plus du tout le même qu’à l’époque. Vraiment. Et la seule chose qui me console par rapport à Elle, c’est qu’avec ce que j’ai appris, j’ai aujourd’hui la conviction que ça n’aurait pas marché avec elle. Celui que j’étais à l’époque n’aurait pas su éviter certains pièges de la relation de couple (ni son caractère).

      « Plus on vieillit, plus on se trouve naze dans le passé, »

      ça n’a rien à voir avec l’âge. Ici, c’était vraiment un problème d’estime de soi. Ce que j’ai fait pour elle (et que je ne peux pas raconter en public), très peu de mecs l’ont fait pour une femme, et encore moins pour une inconnue. Je me suis réellement beaucoup investi pour démontrer mon intérêt pour elle. Trop, assurément. Dans mon entourage (dont bcp de personnes sont devenues des ami(e)s en suivant l’avancement de cette histoire, ou encore ma psy), la majorité trouve ça génial. Pas moi. Je me suis toujours senti nul et pas à la hauteur. Elle, Elle n’a jamais rien exprimé, je suis le seul à m’être jugé avec sévérité. J’avais perpétuellement le sentiment de ne pas en avoir fait assez, pas assez bien… Mais juste par rapport à Elle.

      « on se sent vivant, parce que ce sont des émotions extrêmement fortes, voir violentes! »

      Le jour où elle m’a envoyé chier, elle a été violente. La même chose sans l’orage, le tonnerre et les effets pyrotechniques, ça m’allait bien aussi !

    • Laurie dit :

      – Je n’aime pas qu’on brise mes illusions. Je les aime bien mes illusions. Vilain!

      – « Aujourd’hui, dans le meilleur des cas, elle fait du sur place, dans le pire des cas, elle se sabote. Dans un cas comme dans l’autre, elle gâche son potentiel. »
      Tout ça parce que vous n’êtes pas sortis ensemble? Ca va les chevilles? Mdr
      (je me doute que c’est pas ça, mais du coup, je ne comprends pas ce que tu veux dire…)

      – Tu compares une femme à une machine à laver… Tu t’en rends compte?

      – « Si tu veux cuire un oeuf et que tu ne maîtrise pas les durées de cuisson, tu n’auras pas du tout le même résultat. »
      Tu compares une femme à un oeuf… Tu t’en rends compte? Haha
      Non, mais n’importe quel oeuf, cuit à la bonne température et le temps donné sera cuit comme prévu. Les femmes sont des oeufs à cuisson variable si tu préfères. C’EST CE QUE JE ME TUE A VOUS EXPLIQUER DEPUIS DES SEMAINES!!! lol
      Alors oui, il y a des choses communes à la majorité des filles ok, genre on préfère les mecs gentils, respectueux, propres un minimum, ne prenant pas de plaisir à torturer de petits animaux, etc. Mais en ce qui concerne les codes non-verbaux et la réaction de la fille, son attitude lui est propre.

      – « un outil pour te permettre d’optimiser tes résultats »
      On dirait que c’est une course, un concours, et que le prix serait un égo regonflé à bloc. C’est chaud… Oo

      – « « Savoir », c’est se faciliter la vie. »
      Je suis d’accord dans les faits, mais faut trouver un juste milieu aussi. Et je trouve que c’est hors sujet, parce que ça ne s’applique pas à une personne. Encore une fois. Et un amour facile, c’est pas très passionnant excuses moi^^

      – « ça n’a rien à voir avec l’âge. Ici, c’était vraiment un problème d’estime de soi. »
      J’aurais dû écrire « plus on grandi » au lieu de « plus on vieillit » pour être juste. Je me suis mal exprimée. L’estime de soi se gagne avec l’expérience, en apprenant, en se découvrant et en se rendant compte que l’on a de la valeur. Donc plus on avance dans sa vie, plus on grandit de ses expériences, plus on s’estime. Et comme toute personne qui grimpe, quand on regarde derrière, le paysage est plus bas. C’est tout :)

      – En ce qui concerne ton expérience, tu l’as vécu comme tu as pu. Je suis désolée que ça se soit mal passé (c’est sincère). Maintenant, je pense que cette violence t’a chamboulé, de façon négative certes, mais que finalement ça t’a poussé à te relever et à devenir ce que tu es aujourd’hui. Et cette force tu l’as peut-être puisé dans cette blessure :)

      C’est ma façon de prendre les choses. Elle me correspond. Encore une fois, je ne dis pas tout ça pour qu’on m’approuve, ou pour qu’on me copie, ou prenne comme exemple. Je dis juste que c’est ma façon de penser la vie et que ça me rend complètement heureuse et extrêmement résistante aux épreuves de la vie. En tout cas, jusqu’à aujourd’hui. Vu que nous sommes deux personnes différentes, ça peut évidemment ne pas te correspondre.
      Et je serais dans l’erreur si j’écrivais un bouquin en disant que c’est la seule manière de vivre et d’être heureux. Parce que c’est la résultante de nombreuses blessures, de pas mal de combats, quelques uns perdus, et que ça n’a été mis en place que pour moi, comme je suis aujourd’hui. Donc pas une vérité figée…
      Tu vois je retombe toujours sur mes pattes. Je devrais faire chat ;)

    • AL dit :

      « Vilain! »

      Ouaip ! ça mérite une grosse fessée ! O:)

      « Tout ça parce que vous n’êtes pas sortis ensemble? Ca va les chevilles? Mdr »

      Désolé. J’étais fatigué. Et quand je suis fatigué, mon égo revient à la charge.
      Pour être plus clair : j’ai la prétention de penser que je suis mieux que le mec qu’elle a épousé. En revanche, je ne suis pas forcément convaincu qu’elle serait mieux / plus heureuse avec moi. Ceci étant dit, j’ai eu l’occasion de voir son ex furtivement, et il m’a l’air mieux que l’actuel (qui est un pilier de bar).
      Maintenant, ce qui me fait dire qu’elle stagne, c’est qu’à l’époque elle m’a parlé de deux projets qui lui tenaient à coeur. Elle n’a jamais mis en place le premier et elle a renoncé au second au bout d’un an.

      « Tu compares une femme à une machine à laver… Tu t’en rends compte? »

      Ou Art de Séduire à un vulgaire mode d’emploi ^^ Ceci dit, si tu connais une fille capable de s’essorer le tambour en charge en 1200 tours/minutes, je suis curieux de voir ça ;-P

      « n’importe quel oeuf, cuit à la bonne température et le temps donné sera cuit comme prévu. »

      Oui mais si tu veux un oeuf mollet et qu’on t’as pas expliqué que c’était en 3 minutes, si tu le cuit plus longtemps, c’est mort.Donc il faut qu’on t’apprenne. Ou que tu expérimentes par toi-même (apprentissage perso) et que tu te plante. Mais tu perds du temps.

      « genre on préfère les mecs gentils, respectueux, propres un minimum, »

      Ou pas. C’est ce que j’ai longtemps cru. Les sites de séductions affirmant le contraire, j’ai voulu vérifier par moi-même, et force est de reconnaitre que les lois de l’attraction se jouent à d’autres niveaux et que ces points-là sont loin d’être ceux qui déterminent vos choix.

      « Mais en ce qui concerne les codes non-verbaux et la réaction de la fille, son attitude lui est propre. »

      Je te renvois à ton argument des 3000 ans d’histoire. Les gens ne sont pas si uniques, et chaque situation a déjà été vécue par d’autres personnes. Pourquoi ne pas se servir de leur expérience ?

      « On dirait que c’est une course, un concours, et que le prix serait un égo regonflé à bloc. »

      Pour éviter tout malentendu, je ne suis pas ici pour apprendre à pécho plein de meufs. A l’origine, je suis arrivé ici pour comprendre sa communication non-verbale à Elle, justement. Parce que j’étais perdu. Je suis resté parce que j’ai appris plein de choses que je peux réadapter à d’autres domaines de mon existence et qui m’ont fait prendre conscience de plein de choses sur moi, mes parents, mes amis, la vie, les relations humaines. Des choses que je n’avais pas eu l’occasion d’apprendre jusqu’ici pour tout un tas de raison (ou que je connaissais sans être capable de les analyser).
      Ma phrase était donc d’ordre général. Par exemple, si tu choisis d’aller voir un psy, c’est parce que tu estime avoir besoin de ses compétences, de son expérience, parce que les tiennent ne te suffisent pas à gérer tes problématiques. En réalité, tu pourrais tout à fait arriver aux mêmes résultats par d’autres moyens. Mais en prenant un psy, tu optimises tes résultats. Quand tu choisis de bien t’habiller pour sortir en boite, tu optimises tes résultats. Etc. Bien s’habiller, ça s’apprend aussi. On en revient toujours à la question de l’apprentissage.

      Apprentissage et communication sont les deux maîtres mots des relations humaines. En tout cas, si je résume tout ce que j’ai assimilé en 3 ans.

      « Et un amour facile, c’est pas très passionnant excuses moi^^ »

      Alors pourquoi ne t’intéresser qu’à des mecs plus vieux ? Pourquoi ne laisser que deux chances aux hommes avant de zapper ? En mettant en place ce type de schémas, tu te créé une zone de confort qui limite finalement tes prises de risques.

      « L’estime de soi se gagne avec l’expérience, en apprenant, en se découvrant et en se rendant compte que l’on a de la valeur. »

      Normalement non. L’estime de soi se construit dans l’enfance. Si on n’en possède pas, c’est que nos parents ont merdé. Construire la mienne l’an dernier m’a coûté cher, parce que j’ai réalisé tout ce que j’avais probablement perdu à cause de ce manque. Après, une fois que ton estime est en place, que tu sais qui tu es, où tu vas, ce que tu vaux, ton estime n’a pas spécialement besoin d’évoluer.

      « je pense que cette violence t’a chamboulé »

      ça me perturbe surtout parce que je ne comprends pas la cause de cette violence. Il y a plusieurs raisons possibles (totalement compatibles en plus), mais je ne fais que spéculer. Tant que je ne connaîtrais pas SA vérité, je ne ressentirai pas le soulagement nécessaire à ma sérénité.

      « Je dis juste que c’est ma façon de penser la vie et que ça me rend complètement heureuse et extrêmement résistante aux épreuves de la vie. »

      Sur ce point, je pense totalement comme toi. C’est juste qu’effectivement, mon cheminement a été très différent du tien. Là où mon avis diverge, c’est que l’origine de nos souffrances, de nos blessures actuelles vient du passé. Donc se servir des blessures actuelles pour avancer, OK, mais à mon sens il est primordial de trouver dans le même temps à quelle partie de notre histoire personnelle ça nous renvoi afin de soigner la plaie à son origine pour ne plus en souffrir ultérieurement.

      « que ça n’a été mis en place que pour moi, comme je suis aujourd’hui »

      Tout à fait. Il faut avoir confiance en la vie, considérer qu’elle nous aime et qu’elle nous regarde avec bienveillance. Si elle nous inflige telle ou telle épreuve, c’est juste pour nous aider à en trouver la solution, la meilleure possible. Je suis d’accord. La seule chose qui m’ennuie avec ce concept auquel j’adhère, c’est que ça égratigne énormément la notion de libre arbitre (achevée par mes petites expériences sur l’inconscient).

      « Je devrais faire chat »

      J’en ai déjà 2 à la maison ! Si je dois en prendre un de plus, ce sera une chatte ! :P

    • Laurie dit :

      « j’ai la prétention de penser que je suis mieux que le mec qu’elle a épousé. »
      Tu te penses mieux, tu l’es même peut-être, mais, excuses moi si je suis directe, ton avis ne compte plus. C’est à elle d’en juger. Si elle s’est mariée avec lui, c’est qu’il lui convient, avec tous ses défauts. Et si c’est un pilier de bar, c’est elle que ça regarde. T’es en train de compter les points pour savoir qui a le plus de valeur.

      « ce qui me fait dire qu’elle stagne, c’est qu’à l’époque elle m’a parlé de deux projets qui lui tenaient à coeur. »
      Elle a le droit de changer de projets. D’abandonner les anciens qui ne lui correspondent sûrement plus aujourd’hui. Elle est responsable de son bonheur, alors arrêtes de t’inquiéter pour elle. Changer d’objectifs ne veut pas dire se perdre, ça prouve qu’elle évolue. Quelque part, c’est plutôt bon signe pour elle.
      Si tu savais combien de supers projets, j’ai laissé tombé en plein milieu parce que finalement, ça m’allait pas, après des années de préparation! Mdr
      Faudrait que tu te détaches de tout ça. « Regarde devant toi pour ne pas tomber », comme dirait toutes les mamans du monde. Sont fortes les mamans.

      « si tu connais une fille capable de s’essorer le tambour en charge en 1200 tours/minutes, je suis curieux de voir ça »
      Ca doit se trouver facile en Thaïlande.

      « Mais tu perds du temps. »
      Oui mais vu que c’est pas une course, prends ton temps. Regarde le paysage. Fais une sieste à l’ombre d’un arbre, et attends qu’une nana trébuche sur toi :)

      « pourquoi ne t’intéresser qu’à des mecs plus vieux ? »
      Une relation plus intéressante ne veut pas dire une relation plu facile. Bien au contraire!

      « Pourquoi ne laisser que deux chances aux hommes avant de zapper ? »
      Parce que si au bout de la 3ème fois, je ne suis toujours pas à l’aise avec ce mec, c’est qu’il n’est pas fait pour moi. Le dernier en date, on s’est vu pendant 6 mois, et c’était pourtant pas terrible. Et à chaque fois, je me disais « mais pourquoi tu le revois, c’est un plan cul, mais tu t’éclates pas au pieu », mais je me sentais trop bien avec lui. Il a eu 6 mois de chance lui! Haha

      C’est dans la nature de l’homme de réduire les risques de souffrance, ce que je voulais te dire c’est que quand une relation n’est pas « simple », « facile », c’est plus excitant. Y a quand même un juste milieu entre une relation banale/fade et une relation dangereuse/destructrice…

      « Normalement non. L’estime de soi se construit dans l’enfance. »
      Donc, je ne suis pas normale.

      « Construire la mienne l’an dernier m’a coûté cher »
      Tu es encore dans l’enfance, alors? Ou tu te contredis?
      J’ai construit l’estime de moi depuis mon enfance, et de plus en plus chaque jour. Et je la construirai jusqu’à ma mort. Y a pas une date limite d’évolution.
      Car tous les pans de ta vie, de ta personne évolue (en bien ou en mal) chaque jour tout au long de ta vie. Si tu ne bouges pas, c’est que tu es mort.

      « Tant que je ne connaîtrais pas SA vérité, je ne ressentirai pas le soulagement nécessaire à ma sérénité. »
      Alors, demande lui carrément les choses. Si ce n’est pas possible, ou qu’elle refuse, alors il faut simplement que tu t’en détaches, que tu n’y donnes plus d’importance. C’est plus facile qu’on ne le pense. Ce dire que finalement, ça n’a aucun intérêt, que ça ne changera pas vraiment ce que tu es.

      « Donc se servir des blessures actuelles pour avancer, OK, mais à mon sens il est primordial de trouver dans le même temps à quelle partie de notre histoire personnelle ça nous renvoi afin de soigner la plaie à son origine pour ne plus en souffrir ultérieurement. »
      On parle de deux choses différentes. Toi tu parles des blessures en toi liées à ton passé, et qui t’empêches d’avancer. Je suis ok avec toi. Et c’est formidable quand on y arrive enfin.
      Pour ma part, j’ai fini ma thérapie il y a un petit moment, ça a duré 3 ans. Toutes les plaies ont été pansées (et pensées, t’as compris?). Donc dans mon discours, je te parlais des évènements qui t’arrivent une fois que ce travail est fait. Mais c’est évident, tu as raison, qu’il faut revenir sur les causes avant de vouloir comprendre les conséquences. Personnellement, maintenant que tout ça a été réglé, et maintenant que je suis sereine par rapport à tout ça, je n’ai plus besoin de « consulter » mon passé. Il ne compte plus trop maintenant, je me concentre sur ce que je suis maintenant, ce que je ressent, et vers où je veux aller. Ca me va :)

      « La seule chose qui m’ennuie avec ce concept auquel j’adhère, c’est que ça égratigne énormément la notion de libre arbitre »
      Développes stp parce que je ne comprends pas. D’autant que ton commentaire n’a rien à voir avec ma phrase reprise il me semble lol

      « Si je dois en prendre un de plus, ce sera une chatte ! :P »
      Elégant.
      http://www.spa.asso.fr/adopter-animaux?field_esp_ce_value=1&field_taille_value=1&title_1=&field_refuge_animal_target_id=All&field_sauvetage_value=All

      Bonne journée :)

    • AL dit :

      Hello,

      Je réponds juste à la question de l’estime de soi pour ce soir (beaucoup de boulot). L’estime de soi n’est pas quelque chose qu’on est censé construire soi-même, mais qui passe par le regard des parents. Dans mon cas, par exemple, ce n’est qu’il y a 2 ans que mon père m’a dit qu’il me trouvait beau. Comment pouvais-je, moi, me trouver beau, si je ne le ressentais pas dans le regard de mon propre père ? Accessoirement, je crois que c’est le premier et le seul compliment qu’il m’ait jamais fait.

      Donc dans mon cheminement récent, j’ai été obligé de prendre conscience de la notion d’estime de soi (différente de la confiance en soi), la définir, comprendre ce qui me manquait, pourquoi ça me manquait, quel impact ça avait hier et aujourd’hui, de quoi j’avais besoin pour la construire, comprendre pourquoi mes parents n’avaient pas été capable de m’en apporter puis, enfin, leur pardonner.

      Mais ça va beaucoup plus loin que ça (sauf que je ne peux pas, et je ne veux pas, le raconter publiquement).

      Je viens de trouver un chouette article court sur le sujet :
      http://naitreetgrandir.com/fr/etape/1_3_ans/comportement/fiche.aspx?doc=ik-naitre-grandir-comment-batir-confiance-estime-de-soi-enfant

      Et c’est vraiment ce qui m’a manqué (ma mère ayant sauté à pieds joints dans tous les pièges évoqués). Et peut-être que si mes parents avaient pris la peine de lire des livres (au lieu de passer leur soirées à regarder des trucs à la con à la télé), je me serais probablement évité bien des souffrances (mais je suis d’accord avec toi : ça aurait fait de moi quelqu’un de totalement différent).

      Bonne nuit

    • AL dit :

      « excuses moi si je suis directe, ton avis ne compte plus »

      Je doute que mon avis et mes états d’âme aient seulement compté un jour. Sinon, elle n’aurait pas agit comme elle l’a fait. Elle m’aurait éconduit rapidement, avec tact et élégance, sans attendre que ça parte en cacahuète.

      « Si elle s’est mariée avec lui, c’est qu’il lui convient, avec tous ses défauts. »

      Pas forcément. Y a tellement de raisons différentes de se marier… (Et l’amour n’est pas forcément la première) Et puis, avant de la connaître, je pensais naïvement que les gens voulaient ce qu’il y a de mieux pour eux. Plus le temps passe, et plus je découvre que beaucoup choisissent des options qui les fera souffrir. Et en écrivant ça, je n’occulte pas l’idée qu’en lui courant après, je suis peut-être moi-même dans cette démarche autodestructrice…
      Enfin, je suis content qu’elle se soit mariée avec lui dans le sens où ça me permet d’épurer mes sentiments, et de me débarrasser d’une part de la notion de possession et d’autre part de celle de dépendance affective.

      Pour le reste, il te manque plein d’éléments, et je n’ai pas envie de les donner publiquement pour poursuivre la discussion.

      « Elle est responsable de son bonheur, alors arrêtes de t’inquiéter pour elle.  »

      J’ai des préjugés aidés pas les statistiques (près de 250 000 cas de violences conjugales chaque année en France, dont la moitié à cause de l’alcool). J’ai pas envie qu’elle rentre dans cette case et qu’elle fasse partie des statistiques.

      « Oui mais vu que c’est pas une course, prends ton temps. »

      Vu la vitesse à laquelle l’Humanité fonce dans le mur, le temps est en train de devenir un luxe.

      « Et à chaque fois, je me disais « mais pourquoi tu le revois, c’est un plan cul, mais tu t’éclates pas au pieu », mais je me sentais trop bien avec lui. »

      C’est typiquement dans ce genre de cas qu’aujourd’hui je m’interroge sur ce que veut vraiment notre inconscient.

      « Ce dire que finalement, ça n’a aucun intérêt, que ça ne changera pas vraiment ce que tu es. »
      ça dépend. J’ai toujours considéré que c’était la bonne personne. Peut-on vraiment renoncer à la bonne personne ?

      « Développes stp parce que je ne comprends pas. D’autant que ton commentaire n’a rien à voir avec ma phrase reprise il me semble lol »

      L’idée, c’est qu’il y a deux façons principales de considérer la vie : soit on a un minimum de contrôle dessus (nos choix), soit notre destin serait plus ou moins écrit. Mon vécu m’entraine de plus en plus vers la seconde façon de penser, qui semble aussi être la tienne (la vie t’as fait faire des combats, perdus ou gagnés, qui t’ont permis d’avancer). Sauf que plus je crois au destin, plus ça remet en cause la notion de libre arbitre. Auquel cas, à quoi bon avancer / vivre / réfléchir si, quoi qu’on pense, quoi qu’on veuille, une puissance supérieure décide de toute façon à notre place de ce qu’on aura, où on sera, ce qu’on fera ? Et comme dans le même temps, je me rends compte que mon inconscient a un énorme pouvoir sur moi, je me dis que la liberté individuelle, c’est quand même vachement surfait. A partir de là, on fait quoi ? Lâcher-prise ? OK ! Mais si on n’a pas un gros réservoir de chance, on est mal barré… Il se trouve que j’ai beaucoup de chance. Mais ça ne résout pas forcément plus mes problèmes. Je sais que j’ai de la chance d’avoir rencontré cette fille, mais la question c’est pourquoi ? A-t-elle remplis son rôle et dois-je la laisser passer (c’est mieux pour moi) ? Ou bien au contraire dois-je me battre jusqu’au bout pour donner toute sa valeur à notre hypothétique relation (persévérance) ?

    • Laurie dit :

      « Mon vécu m’entraine de plus en plus vers la seconde façon de penser, qui semble aussi être la tienne (la vie t’as fait faire des combats, perdus ou gagnés, qui t’ont permis d’avancer). »
      Non pas vraiment. En fait, quand je dis que la vie m’a amené des épreuves et que ça te donne l’opportunité d’apprendre quelque chose, je ne dis pas que c’était écrit comme ça et que je devais absolument y passer. Certainement que si j’avais agi autrement, je n’aurais pas vécu les mêmes choses. Je ne crois pas au destin, mais je crois fortement à la capacité de l’homme à s’adapter et à se relever.

      « je me rends compte que mon inconscient a un énorme pouvoir sur moi, je me dis que la liberté individuelle, c’est quand même vachement surfait. »
      Ton inconscient fait partie de toi. Et comme tu peux gérer tout ce que tu es, physiquement, émotionnellement, etc, tu peux aussi gérer ton inconscient, le modeler, le calmer ou l’angoisser. Même si des choses vécues sont enfouies dans ton inconscient, tu peux y avoir accès et les traiter. L’inconscient n’est pas une chose étrangère qui te contrôle, c’est une partie de toi à contrôler. Nuance.

      « Je sais que j’ai de la chance d’avoir rencontré cette fille, mais la question c’est pourquoi ? »
      Pourquoi tu as besoin d’avoir une raison logique pour expliquer cette rencontre?

      « A-t-elle remplis son rôle et dois-je la laisser passer (c’est mieux pour moi) ? Ou bien au contraire dois-je me battre jusqu’au bout pour donner toute sa valeur à notre hypothétique relation (persévérance) ? »
      Y a t-il encore matière à se battre?
      Je dirais que, dans le doute, il faut choisir ce qui est le mieux pour soi. Tu as répondu à ta réponse, je pense. Maintenant, il faut juste réussir à avancer vers le chemin que tu as choisi. Le plus dur, c’est de laisser le passé au passé. Peut-être que c’est juste pas encore le moment pour toi, tu sais.
      Moi j’ai mis 3 ans à me remettre d’une relation, pourtant, je ne l’aimais plus et c’est moi qui l’avais quitté… Faut accepter que les choses prennent du temps. Et s’apaiser en attendant :)

    • AL dit :

       » je ne dis pas que c’était écrit comme ça et que je devais absolument y passer. Certainement que si j’avais agi autrement, je n’aurais pas vécu les mêmes choses. »

      A un moment donné, je pensais comme ça. Et puis je me suis aperçu d’un phénomène de répétitions. Les situations problématiques se reproduisent (et dans des circonstances diverses, d’autres lieux, avec d’autres personnes) jusqu’à ce que je trouve la bonne réponse.

       » L’inconscient n’est pas une chose étrangère qui te contrôle, c’est une partie de toi à contrôler.  »

      Mais c’est plus compliqué. Ce n’est pas pour rien que la plupart des gens préfèrent dire « je suis comme je suis, acceptez-moi comme tel(le), sinon, c’est le même prix ! » plutôt que d’essayer de s’améliorer. On en revient à la question de l’apprentissage. Et puis il y a les étapes désagréables, celles où tu prends conscience de certaines facettes de toi dont tu n’es pas forcément fier(e) et qui peuvent être dures à accepter, d’un point de vue moral, parce qu’elles vont à l’encontre de tes valeurs / principes conscients.
      C’est un gros chantier.

      « Pourquoi tu as besoin d’avoir une raison logique pour expliquer cette rencontre? »

      Parce que j’ai un esprit cartésien qui pense qu’il y en a forcément une ? Parce que je n’arrive pas à concevoir qu’une personne que tu ne connais pas puisse avoir un tel impact sur ma vie et m’apporter autant sans lever le petit doigt.

      « Y a t-il encore matière à se battre? »
      Faut-il se battre ? Est-ce seulement un combat ?
      Je viens de commencer un nouveau livre (poussé par mon inconscient, mon corps et mes angoisses), et ce que j’ai commencé à y lire m’a apporté un semblant de réponse(s) sur ce que j’ai vécu. Je ne désespère pas d’y trouver les réponses qui m’apaiseront…

      « Je dirais que, dans le doute, il faut choisir ce qui est le mieux pour soi.  »
      Aujourd’hui, je n’arrive pas à savoir ce qui est bon pour moi. Tu sais, ça fait des années qu’on me dit de laisser tomber cette fille. Si j’avais écouté mon entourage, si j’avais baissé les bras, je n’aurais pas évolué d’un millimètre. Tous les choix que j’ai fait ont été motivés par mon acharnement à vouloir séduire cette fille. Et tous m’ont apporté quelque chose de bien. J’ai fini par croire que c’était ma bonne étoile ou un cadeau du ciel.

    • Laurie dit :

      « Les situations problématiques se reproduisent (et dans des circonstances diverses, d’autres lieux, avec d’autres personnes) jusqu’à ce que je trouve la bonne réponse. »
      Ca ne veut pas dire que c’était écrit pour toi. Le point commun de toutes ces situations, c’est toi. Moi je verrais plus ça comme le fait que tu te mettes dans des situations similaires, et qu’une fois la bonne réponse trouvée, tu ne t’y mettais plus. Je ne vois pas de rapport avec le destin ou autre. Ca part de toi. J’ai même envie de dire, au risque de paraître un peu ringarde : T’es ton destin! (DDcace)

      « L’inconscient n’est pas une chose étrangère qui te contrôle, c’est une partie de toi à contrôler. » J’ai jamais dit que c’était facile, ou rapide^^
      Encore une fois, l’efficacité et la simplicité n’ont rien à voir là-dedans.
      This a man’s world ! (cf. James)

      « Parce que je n’arrive pas à concevoir qu’une personne que tu ne connais pas puisse avoir un tel impact sur ma vie et m’apporter autant sans lever le petit doigt. »
      Pourquoi ça?
      La peur de l’inexpliqué? La peur de ne pas savoir? De ne pas contrôler?

      « J’ai fini par croire que c’était ma bonne étoile ou un cadeau du ciel. »
      Je suis d’accord avec toi et c’est génial que tu le prennes comme ça. La seule chose que j’ai l’impression que tu ne vois pas (après on ne se connaît pas, donc je suppute bien entendu), c’est que tu aurais pu faire ça sans cette rencontre. Que tu avais déjà ça en toi. Que cette rencontre t’as juste mis les choses devant les yeux et t’as « forcé » à te bouger à ce niveau là. Tu comprends ce que je veux dire?
      Dans tous les cas, tu m’as l’air d’avoir trouver ton bon chemin. Perds pas le rythme de la marche. Et gardes toujours en tête que tu peux faire des sorties de route à tout moment, si le coeur t’en dis, que ce n’est pas très grave ;)

    • AL dit :

      « Ca ne veut pas dire que c’était écrit pour toi. »

      Les exemples que j’ai sont tellement nombreux que je commence réellement à avoir du mal à considérer les choses sous cet angle.

      « Moi je verrais plus ça comme le fait que tu te mettes dans des situations similaires, et qu’une fois la bonne réponse trouvée, tu ne t’y mettais plus. »

      Sauf que les derniers exemples auxquels je pense, ce sont les situations et les personnes qui sont venues à moi, et non le contraire.

      « Pourquoi ça? »

      Parce qu’on s’éloigne allègrement d’un comportement dit « normal » avec des proportions qui sortent de l’ordinaire.

      « La peur de l’inexpliqué? La peur de ne pas savoir? De ne pas contrôler? »

      J’ai la trouille de quelque chose (et j’en ai encore eu des preuves ce WE), c’est indubitable, mais pas du tout par rapport à ça. C’est juste qu’arrivé à un certain point, le hasard ne s’impose plus comme la réponse la plus logique ou la plus évidente.

       » La seule chose que j’ai l’impression que tu ne vois pas (après on ne se connaît pas, donc je suppute bien entendu), c’est que tu aurais pu faire ça sans cette rencontre. »

      En trois ans, cet argument est évidemment venu sur le tapis, et je te ferais la même réponse qu’aux autres : si j’avais « pu » ou même « voulu » faire ça sans cette rencontre, je l’aurais fait. Et ça n’a jamais été le cas. En outre, cette fille me stimule comme personne d’autre. Je parle en terme d’imagination et de créativité. Elle m’inspire réellement, mais pas de manière globale telle une muse, mais quand je pense « pour elle ». Et personne n’a jamais provoqué ça en moi, ni avant, ni après. Enfin si, ça arrive, mais ponctuellement et dans des proportions largement inférieures.
      Il y a une véritable intensité dans cette rencontre. J’ai un temps pensé à la notion d’âme soeur, mais je n’en suis plus vraiment convaincu. Je ne pense pas non plus que ce soit de l’amour ou du désir. Mais à mon avis, les réponses sont plus à chercher du côté de nos névroses respectives, de ma relation à ma mère et d’un réel rapport de force inconscient entre cette fille et moi. Donc rien qui puisse constituer une base saine pour une relation. Et encore une fois, si j’avais « abandonné », que ce soit dans mes pseudo-tentatives de séductions maladroites ou ma quête de réponses, je n’aurais jamais autant appris et progressé. Donc je poursuis dans cette voie.

    • AL dit :

      Ils ont fait des modèles chats aussi ^^3
      http://www.pouce-et-compagnie.com/GANCH.htm

    • Laurie dit :

      Exactement! Pour une fois je crois, on se comprend parfaitement.

    • Sylvain dit :

      Hello you,

      1/ Je suis toujours la conversation ! Mais je suis modérateur, ça compte quand même?
      2/ Al, comment se sert-on d’un lave linge??
      3/ Je confirme Laurie, il a fait des trucs tout à fait hors du commun pour essayer de séduire une femme!

    • Sylvain dit :

      « Pour les féministes, je pense que tu n’as pas rencontré les bonnes personnes. Car en fait, c’est un combat qui concerne tout le monde, d’autant plus les hommes de ce site. Et vous défendez cette cause tous les jours sans vous en rendre compte. »

      ??? Effectivement, c’est comme Monsieur Jourdain avec la prose!

    • Laurie dit :

      Sylvain, je m’explique!
      Le féminisme, c’est le fait de vouloir que les femmes ET les hommes soient égaux, aient les mêmes droits et les mêmes libertés. Et quand vous prenez le temps d’expliquer comment fonctionnent les femmes, comment les prendre en compte et comment les laisser choisir leur plaisir et prendre des décisions, comme quand vous expliquez aux mecs à ne pas se laisser avoir par les nanas, bah vous participez à l’égalité entre les genres. Donc, vous êtes tous féministes! Félicitations! ;) Je suis très fière de vous. Vous gagnez une image!

    • Sylvain dit :

      Hello Laurie,

      Merci! Je brule d’une impatience toute farouche de recevoir l’image! Je te promets de la coller au dessus de mon lit :)

      Ha donc quand tu viens nous orienter, échanger avec nous et nous aider à comprendre un peu la sexualité féminine et creuser nos raisonnements, tu es une masculiniste :) Bon apres, j’ai quand meme l’impression, du moins en france, que les genres sont égaux et jouissent des mêmes droits et libertés depuis une bonne cinquantaine d’années :) donc soit, soyons féministes!

    • AL dit :

      Sylvain, arrête de vouloir ranger les gens dans des cases ! ;-P

    • Sylvain dit :

      Ha oui c’est vrai! Je vais faire 100 lignes!

    • AL dit :

      (Le mieux c’est d’y aller avec une fille, dans la case, comme ça, après, t’y peux y faire N’golo N’golo dans la case)

      Oui, je connais la sortie ! Je suis déjà plus là !

      (Tu vois Laurie, moi aussi, j’ai des références de vieux !! Bon, OK, c’est pas de la musique, mais bon… Je me met progressivement à niveau !)

    • Sylvain dit :

      Je préfére les hotels 4 étoiles :p

    • Laurie dit :

      1) Vous êtes complètement allumés les mecs.
      2) Sylvain, t’as des goûts de riche. Al, j’ai bien l’impression que tu me traites de vieille ou de ringarde… Ca va barder!
      3) Où est-ce que j’envoie l’image?
      4) Les féministes sont en majorité d’accord sur le fait que le mot « féminisme » n’est plus vraiment bien adapté à cette façon de penser. Car, effectivement, ça laisse penser que les garçons sont écartés. D’où tous les malentendus, et les personnes qui pensent qu’être féministe, c’est détester ou soumettre les garçons, alors qu’il n’en est rien! Je vous le promets, je suis féministe et j’adore les hommes. Vraiment, je vous aime beaucoup! Mais justement, pour ne plus qu’on vous pense égoïstes, sans sentiment, sans sensibilité et pour qu’on n’exige plus des hommes d’être des bucherons, des machines de guerre, etc, je suis féministe. Et je pense sincèrement que cet idéal ne sera atteint qu’avec la participation des hommes, parce que ça les concerne aussi. C’est pour ça que je vous le fait remarquer et que je vous félicite, parce que ce que vous faîtes, même si il y a des maladresses des fois, c’est hyper positif… Oilà! ^^

    • AL dit :

      Allumé ? Peut-être. Sachant que le yoga m’a bien assagi ^^;;;

      Pour vieille et ringarde, ça dépend. T’es encore cotée à l’argus ?

    • Laurie dit :

      Al, serait-ce une façon détournée pour parler de ma carrosserie?
      Des comme moi, on en fait plus. Je connais les hits de la Compagnie Créole par coeur. On déconnes pas avec ça!

    • AL dit :

      C’est marrant que tu parles de ça… Tout à l’heure, à la radio, j’ai entendu un truc du genre : « Gagnez un voyage en Guadeloupe (ou en Martinique, je sais plus) et partez avec la compagnie… » Et mon cerveau de finir la phrase « Créole ? »

      Et c’est laquelle, ta chance préférée ? Opale masquée ? ça fait jouir les oiseaux ? Vive le doigté d’Rousseau ? XD

      PS : Est-ce qu’on peut regarder sous le capot ?

    • AL dit :

      « chanson », pas « chance ». Fatigue.

    • Laurie dit :

      Al, le Dieu du ti’punch va s’abattre sur toi! Non seulement, tu es très grossier, mais en plus de ça, tu souilles la patrimoine culturel de toute une communauté, et les bons souvenirs de toute une génération. C’est déplorable…

      Mon capot te dit crotte.

    • AL dit :

      Ah mais c’est normal, tout ça, puisque je suis un méchant mafieux ! Je pensais que ma réputation m’avait précédé. Tu ne m’as pas reconnu ? Pourtant, c’est moi, Al Capote ! (ça, c’est pour la voiture)

      « tu souilles la patrimoine culturel »

      C’est parce que ma référence musicale c’est Met de l’huile de Zebda XD (t’as vu ? En plus je suis raccord avec ton com’ dans le sujet d’à-côté !)

      Morale du jour : Comme les huiles, il est important d’aller à l’essentiel !

    • Laurie dit :

      Al, t’as un chat?

    • AL dit :

      C’est pas comme si j’avais écrit la semaine dernière « J’en ai déjà 2 à la maison ! Si je dois en prendre un de plus, ce sera une chatte ! :P »… On s’sent écouté sur ce site, ça fait plaisir :'(

      Pour préciser : j’en ai récupéré un à la SPA il y a 3 ans, pauv’ choupinou victime d’une histoire sordide. Et là, j’en catsite un autre pour dépanner un couple d’amis. Sauf que ça s’est pas super bien passé au départ avec le mien. Mais c’est cool, j’apprends plein de choses grâce à eux (communication non verbale et non violente, lâcher prise, apprivoiser les réaction du corps de l’autre en réaction aux caresses…)

    • Laurie dit :

      Ah non, mais moi j’écoute personne. Je me gargarise de mes monologues. Ca me suffit amplement!

    • AL dit :

      Eh bah c’est ça, monologue et vas geindre ! :P

    • Sylvain dit :

      Une vraie diarrhée verbale! Très dissuasif pour la sodomie!

    • AL dit :

      Cette discussion finira-t-elle ou pas dans les annales ?

    • Laurie dit :

      Quelle poésie! Vous êtes le rayon de soleil de ma journée!

      Dîtes, je vais vous raconter un truc qui m’est arrivé hier soir. Vous me dîtes ce que vous en pensez?
      Je rentre sagement chez moi à pied. Arrivée au coin de ma rue, un mec me parle, je retire mes écouteurs :
      Laurie : Pardon?
      Débile : Mes respects, ça va?
      Laurie : Oui, bonsoir.
      Débile : Vous allez où comme ça?
      Laurie : Là je rentre chez moi, monsieur.
      Débile : Vous êtes célibataire?
      Laurie : Ca ne vous regarde pas, je pense.
      Débile : TON GROS CUL! JE TE BAISE! (problème de syntaxe évident)
      Laurie : Mon gros cul si tu veux, mais non, tu ne me baiseras jamais… Bonne soirée!
      Débilos : T’ES SALE, SALE PUTE! (répétition disgracieuse)

      Alors, tout ça pourquoi? Pour savoir si vous avez une idée de ce qui se passe dans le tête des mecs comme ça. Parce que j’y ai réfléchi. Plusieurs incohérences me viennent à l’esprit :
      1) Pense-t-il vraiment qu’un jour ça va marcher?
      2) Pourquoi s’y prendre comme ça?
      3) Pourquoi l’insulte et l’humiliation de suite?

      – J’ai l’impression qu’il avait juste envie d’insulter qqun et que le début de la conversation est limite là pour meubler, introduire l’insulte…
      – Je me dis que le fait qu’une fille lui réponde, ça ne lui convient pas, qu’il se prend la honte, donc qu’il a besoin de l’humilier pour ne pas perdre son rôle de « dominant » présumé par ces imbéciles.
      – Avec tous les rebonds qu’il a dû déjà prendre, pourquoi continuer à faire ça?
      – Pourquoi, pour les mecs comme ça, les femmes n’ont pas le droit d’occuper l’espace public librement au même titre que les hommes? Pourquoi ça les amuse de nous faire peur, de nous rabaisser, de nous humilier? Dans quel but nous faire sentir que nous sommes en danger constamment dans la rue… Parce que ça dessert leur cause en plus^^

      Merci pour vos réponses, si vous avez des idées.
      J’ai un peu du mal à comprendre cette attitude…^^

    • AL dit :

      « Vous me dîtes ce que vous en pensez? »

      Je pense pas, ça fatigue. Mon médecin me l’a fortement déconseillé dans mon état !

      « Pour savoir si vous avez une idée de ce qui se passe dans le tête des mecs comme ça. »

      Pourquoi préciser « comme ça » ? Je n’ai jamais compris ce qui se passait dans la tête des hommes tout court. C’est d’ailleurs pour ça que je préfère les femmes… ^^;;

      « 2) Pourquoi s’y prendre comme ça? »

      Je suppose que c’est parce qu’on ne lui a pas donné d’autre mode d’emploi. On en revient toujours à l’apprentissage : tu reproduis avant tout le comportement de tes modèles de référence. Et on peut imaginer que cet homme a d’autres manques dans sa vie de tous les jours.

      « 3) Pourquoi l’insulte et l’humiliation de suite? »

      C’est ta grille de lecture, ton interprétation, ton ressenti. Je n’ai aucun mal à croire que de son côté il pense sincèrement avoir été poli au départ, avoir fait les choses dans les règles de la convenance (vouvoiement, emploi du mot respect…) et qu’il ne perçoive pas où il a raté un truc (ni même qu’il puisse envisager que le problème puisse venir de lui). Pour aller un peu plus loin, j’ajouterais que la grossièreté, qui n’est pas l’apanage des mâles, n’est pas forcément destinée à être une insulte. Chez certaines personnes, c’est même une marque d’affection ou utilisé comme de la ponctuation (et les exemples qui me viennent en tête sont féminins, et de personnes sommes toutes éduquées qui savent très bien se comporter en public). Il faudrait savoir comment il parle avec ses potes et sa famille pour mesurer la dimension exacte de ses mots et le sens à leur donner.
      Là où je suis étonné, c’est qu’avec ta bienveillance habituelle, tu ne perçoive pas la souffrance intérieure de cet homme ni sa frustration, parce que ce n’est rien de plus que ça. Je ne crois pas que son but soit de te faire peur, mais de chercher à communiquer à sa façon que tu lui plaisais. En écrivant, j’en viens même à me dire que t’insulter, c’est finalement pour lui un constat et un aveu d’échec. Finalement, ça rejoint ce qu’on disait ces derniers jours sur les épreuves que la vie met sur notre route ? Peut-être que si tu n’avais pas été fermée au dialogue, peut-être que si tu avais fait des réponses moins froides, que si tu avais accepté un compromis, d’investir quelques secondes supplémentaires de ton temps dans la conversation, peut-être que tu aurais pu le faire partir en évitant les insultes ? ça pourrait être ton challenge de la prochaine fois ? Econduire les hommes qui ne t’intéressent pas sans se faire insulter.

      « ça ne lui convient pas, qu’il se prend la honte »

      Si j’essaye de faire preuve d’empathie et de me mettre quelques instants à sa place (brrrr !), je pense qu’il doit surtout s’en vouloir de ne pas y arriver, de ne pas obtenir les résultats escomptés. Se remettre en question n’est pas une compétence donnée à tout le monde, d’une part. Et d’autre part, si je reprends l’exemple de la fille dont je pensais être amoureux il y a trois ans, ma frustration ne venait pas du fait de ne pas pouvoir coucher avec (me débrouille tout seul, pas de soucis), mais bien de faire des blocages, de ne pas savoir faire (d’où ma présence ici), de ne pas comprendre et de ne pas réussir à communiquer. Dans ces cas-là, tu t’en veux surtout beaucoup à toi-même, plus qu’à l’autre en face (et tu projettes cette colère sur l’autre, soit parce que tu ne détermine pas son origine, soit parce que la société nous formes à chercher un bouc émissaire ailleurs, toujours).

      « Avec tous les rebonds qu’il a dû déjà prendre, pourquoi continuer à faire ça? »

      Peut-être parce qu’il a besoin qu’un jour une femme prenne le temps de dépasser ses propres peurs et de s’occuper de son propre ressenti égoistement pour s’intéresser réellement et sincèrement à ce que lui veut et ressent, sans préjugés et sans mépris. Parce que si, lors de votre échange, il sentait dans tes yeux que tu le qualifiais de débile, ça ne devait pas l’aider à se sentir considéré. La vie est belle, quand même : d’un côté les femmes se sentent sans arrêt agressées pas les hommes, et de l’autre, les hommes se sentent sans arrêt rejetés par les femmes. Tout le monde souffre, mais personne ne fait d’effort pour comprendre l’autre (on préfère légiférer, c’est mieux…). [je n’écris pas ce paragraphe spécialement pour toi, c’est une remarque d’ordre général] Parfois, il suffit de pas grand chose pour soulager les souffrances de l’autre (ici, prendre sur soi et investir un peu de son temps – ce qui, en soit, ne coûte pas forcément grand chose au regard des ennuis que ça peut t’éviter).

      Au final, et pour répondre simplement à ta question, je pense que cet homme est juste malheureux et qu’il est plus à plaindre qu’autre chose.

    • AL dit :

      … une femme prenne le temps de dépasser ses propres peurs et +cesse+ de s’occuper de son propre ressenti égoistement…

      (Et sinon, s’il voit un gros derrière là où y en a pas, s’il te trouve sale et que c’est pas le cas, qu’il voit une pute où il y en a pas, qu’il voit une action qui n’existe pas, c’est qu’il a peut-être juste besoin d’un rendez-vous chez l’ophtalmo ?) – juste pour finir sur une note légère ^^

    • Sylvain dit :

      Hello

      Assez d’accord avec ça. Justement, le mec doit répéter éternellement ces mêmes comportements et toujours se faire rejeter de la même façon. Parce que oui, il s’agit d’un rejet. Au lieu de dire que ça ne le regardait pas, il te suffisait de faire comme tout le monde, tu dis en souriant, non je ne suis pas célibataire. D’ailleurs mon mec m’attend. Ca aurait peut etre été pareil peut etre pas…Mais c’est exactement pour ça que les mecs n’osent pas! N’osent plus. Tu te dis tellement, je vais me faire bacher salement avant d’ouvrir la bouche que tu n’y vas pas. Et une fois que tu y vas, ce n’est même pas en te disant que ca va marcher, c’est juste parce que tu te sens assez fort pour affronter ce qui va tomber et que ça ne te touche plus. Je pense que j’ai du socialiser dans la rue pendant quelque chose comme 5 ans avant de me dire que ça pouvait être plus agréable que de se faire arracher des dents…

      Bon apres forcément, il y a des maladresses. Mais c’est plus de l’incompétence que de la méchanceté. En général, je suis tenté de dire que le niveau d’agressivité est inversement proportionnel au niveau de frustration. Donc je te laisse imaginer le degré de frustration quand pendant des années, tu prends une cartouche publique sur ton physique ou tes aptitudes sexuelles au bout de 3 phrases…

      Mais autant on ne mesure pas forcément la peur que les filles peuvent ressentir face à la drague de rue, autant je pense que vous ne pouvez pas comprendre cette sensation de frustration. Ni même imaginer la sensation que l’on peut avoir à force de se faire rejeter structurellement pendant des années et des années. Je ne dis pas que c’est excusable, c’est nul d’insulter les filles dans la rue.

      Je pense juste que les femmes ressentent moins cette frustration que nous. Tu es une fille. Meme si tu sors en pyjama une piece pilou pilou, un casque de foot US sur la tête, que tu te bourres la gueule, que tu vomis dans le casque, que tu t’en mets plein les cheveux et que tu finis par te rouler dedans, tu pourras toujours finir la soirée avec un mec si tu en as l’envie. Les mecs, parfois, quand t’es débutant, quand tu sais pas, et même parfois ensuite, tu peux donner le maximum, te saper comme jamais ( wep moi j’ai des références de djeuns :p ), tu peux rester avec 0 résultat. Et quand ca se compte en années, c’est dur à vivre. Et c’est pas une image. Vous les filles vous etes abordées tous les jours donc ca vous semble inimaginable mais je t’assure que ça peut vraiment se compter en années !

    • AL dit :

      J’ajouterai qu’il est également probable qu’il subisse ce type de rejet dans d’autres sphères interpersonnelles (école, travail, famille…), ou qu’il se sabote tout seul inconsciemment. Y a tellement de raisons possibles, en fait, pour expliquer son comportement.

      Quand tu dis « Avec tous les rebonds qu’il a dû déjà prendre, pourquoi continuer à faire ça? », tu vois son comportement comme la cause alors que c’est peut-être l’inverse, une conséquence de multiple rejets.

    • Laurie dit :

      « Peut-être que si tu n’avais pas été fermée au dialogue, si tu avais fait des réponses moins froides, si tu avais accepté un compromis, d’investir quelques secondes supplémentaires dans la conversation, peut-être que tu aurais pu le faire partir en évitant les insultes ? »
      Quand tu abordes une fille seule dans une rue, de nuit, à trois, en lui parlant dans les seins, tu ne t’attends pas à ce qu’elle soit ravie d’échanger avec toi. Et puis je trouve que j’ai été sympa, je l’ai écouté, je me suis arrêtée, je lui ai répondu poliment, un sourire poli… Enfin, j’ai pas été hautaine ou quoi que ce soit. A minuit, seule dans une rue, en face de trois mecs chelous, je vais pas commencer sa thérapie non plus. Sachant qu’en plus ses questions étaient bien explicites. Je fais de réels efforts de tolérance et de patience au quotidien. Je trouve la situation injuste.

      « Se remettre en question n’est pas une compétence donnée à tout le monde »
      Oui ça c’est vrai que j’ai tendance à l’oublier. Ce qui est logique et naturel chez certains, n’est pas évident chez d’autres ^^

      « Je ne crois pas que son but soit de te faire peur, mais de chercher à communiquer à sa façon que tu lui plaisais. »
      Tu ne me feras pas avaler qu’il ne se doutait à aucun moment que ça me ferait flipper d’être abordé de cette manière, par trois mecs, de nuit… Oui ok, j’ai compris qu’il avait envie de moi, mais franchement ça donne envie à quelle fille de lui dire « bonjour, tu me fais bander »…? (« Tiens bizarre elle part en courant, pourtant c’était un compliment » haha)

      « tu ne perçoive pas la souffrance intérieure de cet homme ni sa frustration »
      Je peux comprendre qu’il ait une vie de merde, qu’il ne sache pas comment faire, qu’il se sente rejeté et frustré, mais pour quelle raison ce serait à moi d’en payer le prix? Tu sais combien de fois j’ai eu peur pour ma vie, combien de fois j’ai pleurer en rentrant chez moi, à cause de mecs frustrés comme ça? Je peux « comprendre » qu’il ne soit pas bien, mais je ne trouve pas ça normal qu’il me fasse du mal juste parce que je refuse ses avances… c’est mon droit. Et j’ai beau être bienveillante, je n’accepte pas de me sentir en danger parce que lui a des problèmes.
      Un soir avec une copine, un mec nous a abordé comme ça, mais on a pris le temps de lui expliquer, on a papoté ensemble. Il s’est expliqué, il s’est excusé. Je peux comprendre et pardonner la maladresse, la réaction non-contrôlée, mais pas l’insulte ou l’humiliation gratuite.

      « Une femme prenne le temps de dépasser ses propres peurs et cesse de s’occuper de son propre ressenti égoistement pour s’intéresser réellement et sincèrement à ce que lui veut et ressent, sans préjugés et sans mépris. »
      Je pense pas que ce soit égoïste de vouloir rentrer au calme et en sécurité chez soi, sans se faire aborder, regarder comme de la viande, ou menacer. Je comprends ce que tu veux dire mais, sans faire ma féministe à deux balles, au quotidien, les femmes prennent vachement sur elle. On vit des choses stressantes et une pression tous les jours (les mecs ne me croient pas, ou ne me comprennent pas quand je leur dis ça, mais c’est la réalité). Et je trouve ça injuste que ce soit encore aux femmes à devoir faire un pas vers des mecs, qui en plus ne font aucun effort pour nous rassurer ou nous sécuriser…
      Alors oui de votre côté aussi, ça va mal. La frustration du rejet je ne m’en rends pas compte, c’est certain. Mais est-ce que vous avez peur pour votre vie? Est-ce que vous devez élaborer des stratégie pour semer des gens, et marcher 10 min de plus, pour ne pas qu’ils sachent où vous habitez?
      Je ne suis pas en train de dire que l’on galère plus que vous, hein. Que ce soit clair. Mais simplement, je veux bien entendre la frustration de certains mecs, et que ce soit extrêmement lourd à supporter, mais ça ne justifie en rien le fait de vriller comme ça, et de suivre une nana, de lui faire peur, de la toucher, de l’insulter, etc.

      « Il te suffisait de faire comme tout le monde, tu dis en souriant, non je ne suis pas célibataire. D’ailleurs mon mec m’attend. »
      La dernière fois que j’ai dis ça, à un mec qui m’avait suivi depuis la place du marché (10 min), il a mis son pied dans ma porte, impossible de la fermer, et ne voulait pas partir… Je lui ai dit qu’il m’attendait pour manger, il a poussé la porte pour rentrer. Heureusement qu’un voisin est passé par là et a demandé s’il y avait un problème…

      « on ne mesure pas forcément la peur que les filles peuvent ressentir face à la drague de rue »
      C’est pas la drague de rue qui nous fait peur, c’est le fait d’être traité comme un truc sans âme, à consommer. Toi tu n’existes pas en fait. Tu ne comptes pas. Ce que tu ressens ne compte pas.
      Un mec qui me drague, avec la même technique, avec les mêmes phrases et dans les mêmes conditions, mais avec un regard différent, rassurant, du respect et de la considération, même à peine, je lui aurais répondu en souriant et en le remerciant. On aurait même sûrement rigolé. Ca arrive d’ailleurs plus souvent, heureusement. Mais c’est le fait de se sentir en danger. De savoir que si le mec décide de te faire du mal, tu ne peux absolument rien faire. Que tu ne contrôles rien et que c’est lui qui décide.
      C’est pour ça que l’insulte, et l’humiliation derrière, me gênent. Parce qu’il aurait pu s’arrêter à « ok, tant pis » ou « t’es pas drôle », j’en sais rien. Mais là, je me suis sentie agressée et donc en danger. C’est pas la drague qui fait peur, c’est le fait de se sentir comme une proie sans défense, de ne plus pouvoir décider…^^

    • AL dit :

      Pas le temps de répondre en détail, juste une chose : par rapport à ton questionnement initial, ma réponse était en phase avec les éléments que tu nous as communiqué. A aucun moment tu as parlé d’être abordée par 3 mecs ni que la scène se passait à minuit. Ma réponse aurait évidemment été différente.

    • Laurie dit :

      Oui autant pour moi, j’ai pas assez détaillé les circonstances…^^ sorry! :D

    • Sylvain dit :

      Hello,

      Oui alors c’est sur que de nuit avec 3 mecs chelous qui tiennent les murs, soit on est plus dans la petite délinquance que la séduction soit ils sont bourrés mais dans tous les cas, le mieux est effectivement de privilégier une éjection rapide ;)

      « les femmes prennent vachement sur elle. On vit des choses stressantes et une pression tous les jours (les mecs ne me croient pas, ou ne me comprennent pas quand je leur dis ça, mais c’est la réalité). » —-> Effectivement, ça m’échappe…

      Enfin oui et non. Pour le coup, en 32 ans, je me suis retrouvé 2 fois avec le cutter sur la tête pour lacher mes affaires. Donc là tu sens bien la pression et tu laches tes affaires. D’ailleurs c’est vrai que depuis, j’ai des raisonnements qui ne sont plus comme avant. Donc quand le mec en veut à ton cul et pas à ton téléphone ou à ta CB, ce doit etre encore un niveau au dessus. Mais encore une fois, on est dans un sujet qui n’a plus rien à voir avec la séduction. On parle d’agression dans la rue.

      Mais bon c’est comme de tout, ceux qui ont des intentions sincéres ou au moins sympathiques paient les pots cassés pour ceux qui en ont des malhonnêtes. Puis c’est un cercle vicieux qui se met en place. En voyant les réactions des femmes, ceux qui veulent etre sympathiques réfléchissent à 2 fois ou abandonnent l’idée d’aborder dans la rue. les autres continuent et montent d’un cran dans la surréaction. Les femmes se ferment car seuls les mauvais les abordent et ainsi de suite…

      « C’est pas la drague qui fait peur, c’est le fait de se sentir comme une proie sans défense, de ne plus pouvoir décider…^^ »

      On est dans une espèce de zone de flou où dans 95% des cas il ne se passe rien de grave mais où la peur est quand même. Au final, tu as décidé quand même puisque tu es rentrée chez toi sans encombres et t’as pas couché avec. C’est ces petites incivilités du quotidien qui sont pas méchantes mais qui alimentent la peur et qui sont désagréables. J’ai eu un déjeuner récemment avec des clientes. Et on parlait de sujets un peu comme ça. Et j’ai été surpris, elles ont toutes la doseuse dans le sac à mains. Elles vivent dans une espece de tension psychologique, à moitié réelle, à moitié fantasmée… Bon apres, il ne faut pas se leurrer. perso, je suis à Marseille et là , t’as vraiment des mecs chelous la nuit. DOnc bon, c’est vrai que sur ce genre de situation, tu as toujours la possibilité de tomber sur le 1% de fois où le mec vrille vraiment et sort le cutter…

    • Laurie dit :

      J’en suis pas encore à avoir la bombe à poivre dans mon sac (je m’y refuse), mais comme tu dis, le plus souvent c’est juste l’appréhension d’une situation à risque. Maintenant, pour rassurer les mecs qui ont envie d’aborder une fille dans la rue (gentiment), la majorité des filles ne reste pas sur ces expériences là. La plupart du temps, un sourire sincère et une approche sympa (marrante et respectueuse) suffisent amplement à désamorcer la première réaction de défense qu’on peut avoir…

    • Sylvain dit :

      Hello,

      On essaye. Après ici, on recommande de s’éjecter dés que l’on voit de vraies réticences, à rester fun et léger. Après c’est vrai qu’on se base sur un ressenti et que c’est pas toujours évident de discerner le moment où la seduction devient de l’intrusion. C’est pour ça qu’au final, on s’éloigne de plus en plus de la rue. Pour vous c’est sans doute évident, mais ce n’est pas si simple de cultiver ce discernement. mais comme tu vois, on essaye, on bosse tous les jours ;)

    • AL dit :

      @Sylvain : de toute façon, c’est comme partout, à mon avis, les vrais mecs problématiques ne lisent certainement pas ADS. C’est comme le féminisme qui culpabilise les gentils garçons plutôt que de recentrer un peu les bad boys. Quand un média véhicule un message, il a plus de chances de prêcher des convertis que d’attirer de nouveaux adeptes.

    • AL dit :

      « Tu ne me feras pas avaler qu’il ne se doutait à aucun moment que ça me ferait flipper d’être abordé de cette manière, par trois mecs, de nuit… »

      Difficile à dire. Mais je fais suffisamment confiance à la bêtise humaine pour penser que ces personnes ne mesurent pas forcément la portée de leurs aces ou de leurs paroles (sans compter que l’effet de groupe joue également).

      « mais pour quelle raison ce serait à moi d’en payer le prix? »

      Parce que tu es au mauvais endroit au mauvais moment ? Et ça ne vaut pas que dans ce genre de circonstances. L’effet « goutte d’eau ».

      « mais pas l’insulte ou l’humiliation gratuite. »

      ça, c’est uniquement parce que tu choisis d’y attacher de l’importance. Ce ne sont que des mots. La vraie question, c’est pourquoi est-ce qu’ils te touchent et te blessent ?
      L’autre jour, je réajustais ma tenue de travail devant une glace et un nouveau collègue, qui n’a pas l’air tout à fait fini, m’a dit d’un coup « ça sert à rien, de toute façon t’es moche ». ça m’a touché, suffisamment blessé pour que j’envisage de répondre, que je réfléchisse à une réplique, et puis je l’ai regardé, et je me suis dit que la façon dont il voyait le monde était étroite, et que ça ne valait pas la peine d’y accorder une quelconque attention. Et je suis passé à autre chose.

      « Je pense pas que ce soit égoïste de vouloir rentrer au calme et en sécurité chez soi, sans se faire aborder, regarder comme de la viande, ou menacer. Je comprends ce que tu veux dire mais, sans faire ma féministe à deux balles, au quotidien, les femmes prennent vachement sur elle. On vit des choses stressantes et une pression tous les jours »

      Je pense qu’il y a là une bonne part d’état d’esprit. Il ne s’agit pas de minimiser la pression subie ou le malaise vécu, mais simplement de rappeler que les agressions physiques restent marginales à l’échelle d’une vie et à l’échelle humaine (7 milliards d’habitants). Si les médias comptabilisaient les bonnes actions comme ils comptabilisent les mauvaises… Victime, c’est souvent une posture. Sans victime, pas de bourreau, et vice versa. Quand tu te comporte comme une victime potentielle, tu attires plus facilement les prédateurs. ça passe par la démarche, la façon d’être, de parler… Et plus tu auras peur, plus le « bourreau » insistera. C’est dans l’ordre des choses. Après, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse / solution, mais à mon sens, la première chose à faire c’est de travailler à vaincre ses peurs et à apprendre à gérer les autres. Parce que de toute façon tu ne changeras pas le genre humain. Le sentiment d’insécurité a tjs existé et les médias l’entretiennent quotidiennement.

      « (les mecs ne me croient pas, ou ne me comprennent pas quand je leur dis ça, mais c’est la réalité) »

      Moi je te crois. Dans les villes où je vis, il y a toujours des gens qui font la manche aux entrées/sorties de supermarché. Je trouve ça culpabilisant et j’assimile ça à une forme de racket (quand tu sors avec les sacs pleins, difficile de dire que t’as pas de sous…), parce que c’est partout et tout le temps. (idem à côté des banques) Dans certaines rues, ils sont jusqu’à 6 ou 7 à demander de l’argent. Ces sollicitations-là sont pour moi assez lourdes à vivre. Donc oui, je peux comprendre.

      « c’est le fait d’être traité comme un truc sans âme, à consommer. Toi tu n’existes pas en fait. Tu ne comptes pas. Ce que tu ressens ne compte pas. »

      Ah ! Tu veux dire comme l’administration, les banques, les domaines médicaux, les entreprises ? A mon sens, ce n’est pas un problème de rapport hommes / femmes, mais c’est l’état d’esprit complet de la société qui est à revoir.

      « De savoir que si le mec décide de te faire du mal, tu ne peux absolument rien faire. Que tu ne contrôles rien et que c’est lui qui décide. »

      C’est pas toi qui disait qu’il fallait savoir lâcher-prise ? Accepter l’idée de ne pas pouvoir tout contrôler ?
      Le risque 0 n’existe pas ! Il n’y a que les politicards pour tenter de te faire croire le contraire. Regarde les accidents de bus la semaine dernière. Tu n’es à l’abri nulle part. La mort peut te chopper n’importe quand. Tu peux avoir un AVC, une crise cardiaque, un accident… On va tous mourir un jour, et la majorité d’entre nous n’a aucun pouvoir là-dessus. « La peur n’évite pas le danger », et l’insouciance n’en préserve pas non plus.

       » je me suis sentie agressée et donc en danger. C’est pas la drague qui fait peur, c’est le fait de se sentir comme une proie sans défense, de ne plus pouvoir décider »
      Tu veux pas travailler là-dessus avec ta psy ?

    • Laurie dit :

      « Le féminisme qui culpabilise les gentils garçons plutôt que de recentrer un peu les bad boys » Tu veux dire quoi par là?

      « Accepter l’idée de ne pas pouvoir tout contrôler ? […] La mort peut te chopper n’importe quand. Tu peux avoir un AVC, une crise cardiaque, un accident… »
      Entre lâcher-prise dans la vie quotidienne, et ne pas se protéger d’une agression, je pense que tu confonds à tord. Je suis consciente de la possibilité qu’il m’arrive un truc à n’importe quel moment, et que je ne serais jamais bien préparée à ça. C’est pas ça qui me fait peur.

      « Ah ! Tu veux dire comme l’administration, les banques, les domaines médicaux, les entreprises ? A mon sens, ce n’est pas un problème de rapport hommes / femmes, mais c’est l’état d’esprit complet de la société qui est à revoir. »
      Je pense qu’on ne parle pas de la même chose.

      « Tu veux pas travailler là-dessus avec ta psy ? »
      Non, j’en ressens pas le besoin, et je ne pense pas que ce soit un problème. Je ne pense pas que ce soit anormal de se sentir menacée dans ce genre de situation, et aux vues de toutes les autres situations vécues (par moi-même ou les copines) qui ont commencé de la même manière et ont fini bien plus mal.
      Et puis, ma thérapie est terminée depuis un petit moment déjà, j’ai tous les éléments en main :)

      Ce qui me fait sourire, c’est que je suis partie de la question « à votre avis, pourquoi certains mecs agissent comme ça? », et que ta conclusion c’est « tu devrais en parler à un psy. » Marrant.
      En tout cas, j’ai eu des pistes de réflexion intéressantes, ça m’aidera sûrement pour les prochaines « aventures de fin de soirée ». En essayant de ne pas trop avoir de jugements hâtifs, et de faire en sorte que ça se passe mieux pour tout le monde. Comme tu dis, si en face il n’en est pas capable, faut faire un pas vers lui…^^

      Bonne journée les loulous!

    • AL dit :

      « Tu veux dire quoi par là? »

      Je parlais surtout à Sylvain sur ce point. Il doit voir ce que je veux dire. Pour faire bref, les mecs les plus gentils osent beaucoup moins que les bad boys / connards / les types qui traitent souvent mal les femmes (et qui donnent du grain à moudre aux féministes). Ils osent moins (et j’étais comme ça, à l’époque où je me considérais comme féministe), par peur de déplaire, de blesser, de paraître intrusifs… parce qu’ils pensent que les filles veulent des mecs gentils et attentionnés. La réalité est plus complexe et nécessite un vrai dosage comportemental. Et certains discours féministes culpabilisent les hommes et leur approche de la sexualité.

      « Entre lâcher-prise dans la vie quotidienne, et ne pas se protéger d’une agression, je pense que tu confonds à tord. »

      Je ne pense pas confondre. Dans le cas que tu décris, il n’y a pas eu d’agression à proprement parler. Il y a eu incivilité, impolitesse, discours sexiste… plein de choses qui t’ont mises mal à l’aise, mais dans les faits, ce sont surtout tes peurs intérieures qui se sont réactivées face à une situation qui t’as fait craindre un risque d’agression. Et cette nuance me semble importante.

      Je te renvois à ton message du 9 février.
      « Moi je verrais plus ça comme le fait que tu te mettes dans des situations similaires, et qu’une fois la bonne réponse trouvée, tu ne t’y mettais plus. Je ne vois pas de rapport avec le destin ou autre. Ca part de toi. J’ai même envie de dire, au risque de paraître un peu ringarde : T’es ton destin! »

      « Je pense qu’on ne parle pas de la même chose. »

      La Société dans son ensemble nous déshumanise. Tu es un numéro, un porte-monnaie, une chose sans âme, dans un tas de domaines de la société. Ce que tu reproches à ces hommes dans ce passage, tu le vis tous les jours dans ton quotidien : soit dans le rôle du numéro, soit dans celui qui traite les autres comme tels. Est-ce que tu connais le nom des caissières de ton supermarché, la vie du chauffeur de bus de ta ligne, le visage des voisins de ton immeuble… ? (Moi pas… donc je ne juge pas, je constate juste… et je me soigne…) Rien n’est fait pour qu’on respecte autrui, son identité et son intégrité. Surtout dans les grandes villes.

      « Je ne pense pas que ce soit anormal de se sentir menacée dans ce genre de situation »
      Je suis partagé. Dans le sens où je ne peux pas le vivre à ta place, je suis d’accord avec toi. Mais, d’un point de vue extérieur, s’il n’avait pas d’arme, ton sentiment d’insécurité, s’il est justifié, me semble disproportionné. Tu étais méfiante (si je me fie à ton texte), non pas parce que la situation était réellement dangereuse, mais parce que des antécédents dans ton vécu ou celui de tes proches t’ont mise sur la défensive. Au final, ça ne s’est pas fini de manière dramatique.

      « ta conclusion c’est « tu devrais en parler à un psy. » Marrant. »

      Moi ce que je trouve marrant, c’est ta certitude d’avoir fini ta thérapie, alors que c’est souvent le travail d’une vie. ^^; Et, très sérieusement, je pense que tant qu’on conserve des peurs en soi, une psy reste utile. ça ne va pas plus loin.

    • Laurie dit :

      « Dans le cas que tu décris, il n’y a pas eu d’agression à proprement parler. Il y a eu incivilité, impolitesse, discours sexiste… »
      En fait si, il y a eu agression verbale. Enfin, d’après les textes de loi quoi. Après, non je n’ai pas été physiquement agressée. Tu cites ce paragraphe du 9/02 parce que tu penses que c’est moi qui interprètes ces situations comme ça? Parce que je maximise ce qu’il s’est passé?

      « La Société dans son ensemble nous déshumanise. » Je n’ai pas dit que je ne comprenais pas ta phrase, ou que je n’étais pas d’accord avec ce constat. Je te dis juste que nous ne parlons pas de la même chose.
      Par contre, la société, c’est chacun de nous. Donc à nous de « surhumaniser » le quotidien pour contrebalancer cette tendance. Tout le monde peut facilement le faire, à mon avis. Il suffit de garder en tête cette nécessité. C’est ce que je vais essayer de faire la prochaine fois que je serai confrontée à cette situation.

      « s’il n’avait pas d’arme, ton sentiment d’insécurité, s’il est justifié, me semble disproportionné » Il n’y a aucunement besoin d’une arme pour faire du mal à quelqu’un. Disons que sur cette situation là, non, il n’y avait pas de danger imminent. Mais je suis partie de là pour vous poser des questions sur ce genre de comportement, pas forcément sur ce mec là. D’ailleurs, vous y avez bien répondu. Quand je te parle de « menace », oui c’est effectivement de l’anticipation par rapport à toutes les expériences beaucoup plus graves que j’ai vécu.
      Mais ça revient à me dire : « Tu ne mets pas ta main dans le feu, parce que tu t’es brûlée avant. Tu n’es pas sûre de te brûler maintenant. » Tu vois ce que je veux dire? En fait, les ressentiments que je vous ai raconté ne sont pas forcément liés à cette situation, c’est un sentiment général partagé par pas mal de mes connaissances (femmes). Et je vous les donne pour que vous compreniez mieux les raisons pour lesquelles je vous pose ces questions.
      Ce que je voulais dire, c’est que je ne comprenais pas pourquoi il passait à l’insulte simplement parce que je ne voulais pas lui parler.^^

      En ce qui concerne le psy, chacun est différent. Oui, effectivement, une thérapie c’est long. Ca peut te prendre une vie. Personnellement, je ne le vois pas comme ça. C’est évident que j’aurais toujours des choses à régler, on en revient à ce qu’avait dit Sylvain « Personne ne sera jamais parfaitement équilibré dans sa vie ». J’en ai conscience et cette idée ne me déplait pas forcément en fait…

      Je pars du principe que je ne veux pas passer ma vie en thérapie, que j’aurais toujours quelque chose à comprendre. Pour ma part, j’ai déblayé le plus gros du chantier, et j’ai les outils nécessaires pour être heureuse et sereine, sans ma psy.
      Avoir peur d’être agressée quand une situation s’avère « à risque », ce n’est pas un problème à régler de mon point de vue. J’ai simplement décrit les émotions qui passent par la tête des femmes (du moins dans la mienne et celle des nanas avec qui j’en ai parlé), et qui ne me paraissent pas « problématiques ». C’est un état de fait. :)

    • AL dit :

      Salut Laurie,

      « En fait si, il y a eu agression verbale. Enfin, d’après les textes de loi quoi. »

      Tout dépend surtout de ce qu’on considère comme de la violence. J’ai pensé à toi et à nos échanges, vendredi. J’ai assisté à deux scènes que d’aucun considèreraient comme banales, mais qui m’ont choqué parce qu’elles ne resteront pas sans conséquences.

      – le matin, j’ai vu une femme marcher avec ses deux enfants en bas âge (filles ? ). J’ai raté le début de la scène, mais d’un coup la mère a collé une torgnole en plein visage à l’une des deux avant de lui crier dessus. Je n’ai pas à juger, mais rien ne me paraissait suffisamment grave dans l’instant (aucune mise en danger, par exemple) pour mériter un tel acte.

      – le soir, arrêt de bus. Une famille ? Une mère (occupée avec son téléphone), un père, deux petites filles et, un troisième adulte, probablement le frère d’un des deux adultes. Là aussi, j’ai raté le début de la scène, mais le père a mis un coup de pied sur l’a main d’une des fillettes. Pas méchamment, mais dans le but de la gronder. La mère en mode rien à foutre, et le 3e adulte, alors que la fillette commençait à se crisper pour pleurer, a fait un truc rigolo pour la faire rire (et ça a marché). L’ambiance est donc restée bon enfant.

      Mais moi, tout ça me gène parce qu’on est dans la violence ordinaire, comme d’autres sont dans le racisme ordinaire ou le sexisme ordinaire. ça me gène parce qu’aujourd’hui, je sais pertinemment que ces scènes en apparence anodines influenceront ces futur(e)s adultes dans leurs relations (avec ou sans leur futur partenaire).

      Tout ça pour dire que « la violence » est souvent plus présente dans nos relations proches que dans nos interactions avec des étrangers. Et que si on faisait intervenir la loi dans chaque conflit interpersonnel, on ne s’en sortirait pas. Je t’invite à observer à l’avenir tout conflit dont tu pourras être témoin afin d’identifier la violence (son origine, sa forme…). Et de voir qui en est l’instigateur, qui en est le plus gros producteur, et si le plus fort en apparence est le plus violent. Tu verras que c’est extrêmement enrichissant.

      « Tu cites ce paragraphe du 9/02 parce que tu penses que c’est moi qui interprètes ces situations comme ça? »

      Non. J’ai cité ce paragraphe parce que je suis d’accord avec ce que tu y exprimes, l’idée que nous sommes à l’origine des tensions auxquelles nous sommes confrontés. Si tu t’es sentie en danger, le problème vient de toi. Si le mec s’est senti frustré au point de t’insulter, le problème vient de lui. Si tu as pris ses insultes pour toi et que ça t’as touché, le problème vient de toi. Etc.

      « Parce que je maximise ce qu’il s’est passé? »

      ça, ce n’est pas à moi de le dire. Ton ressenti n’appartient qu’à toi. Je peux partager le mien, mais pas t’enlever le tien. Moi, un type qui m’insulte, je m’en fiche. Celui qui jette son papier par terre à 2m de la poubelle, il me fout hors de moi. C’est ma grille émotionnelle, qui dépend de mon vécu, et qui sera différente de celles d’autres personnes. Face à une situation donnée, ce qui est important, c’est d’une part, la façon dont on gère le moment, et ensuite de la façon dont on gère l’après. Dans un cas de conflit, soit on choisit de se poser en victime, soit en battant.Et c’est là-dessus que le développement personnel est important, pour adopter le bon état d’esprit (sans pour autant nier le danger et l’importance de se mettre en sécurité).

      « Quand je te parle de « menace », oui c’est effectivement de l’anticipation par rapport à toutes les expériences beaucoup plus graves que j’ai vécu »

      Oui, mais c’est comme ça que commence les psychoses. La mer est dangereuse, donc il ne faut pas se baigner dedans, même au bord, même quand le drapeau est vert, même dans une zone dénuée de requins et de méduses, même avec un maître nageur à proximité. La route est dangereuse, alors il ne faut pas la traverser, même sur les passages pour piétons et quand le feu est rouge pour les voitures.

      Pour être honnête, j’ignore comment j’aurais réagi à ta place. Peut-être pareil. Mais la question que je me pose, c’est : qu’est-ce qui créé le danger, les autres, ou nos peurs qui lancent inconsciemment aux autres un message susceptible de les matérialiser ? (j’ai pas la réponse)

      « c’est un sentiment général partagé par pas mal de mes connaissances (femmes). »

      Garde bien à l’esprit qu’on se rapproche souvent des gens qui nous ressemblent, qui ont vécu les mêmes choses.
      La semaine dernière j’étais à Lyon, j’attendais un train 40 min à la gare. Et je regardais les gens défiler. En pensant à nos échanges, je me demandais combien de personnes concrètement s’étaient déjà faites agressées. Et puis ça défilait, encore et encore. Et je me disait que, statistiquement, compte tenu de notre durée de vie, du nombre de personnes qu’on croisait tous les jours, du nombre de personnes sur Terre, la proportion de risque qu’on se fasse réellement agresser physiquement était finalement ridiculement basse. Sachant que, certaines personnes ne se feraient jamais agresser quand d’autres seraient plusieurs fois victimes dans leur vie (ou victimes tragiques, donc définitives). Donc pourquoi se focaliser sur les quelques rencontres qui se passent mal, et pas sur toutes celles, à côté, qui se passent bien, voire très bien ?

      « Ce que je voulais dire, c’est que je ne comprenais pas pourquoi il passait à l’insulte simplement parce que je ne voulais pas lui parler.^^ »

      Peut-être que c’était à lui qu’il aurait fallu poser la question, tu ne crois pas ?

      « Avoir peur d’être agressée quand une situation s’avère « à risque », ce n’est pas un problème à régler de mon point de vue. »

      Pour moi, c’est toi qui l’a estimée à risque. Et les faits t’ont donné tort.

      Au pire, qu’est-ce qui te serait arrivé ? Une sodomie ? (Bah quoi ? J’essaye de revenir au sujet, parce qu’on s’est quand même vachement éloigné !!! Si on m’avait dit qu’une sodomie pouvait déboucher sur des discussions aussi variées et intéressantes… ^^)

    • Laurie dit :

      « Tout ça pour dire que « la violence » est souvent plus présente dans nos relations proches que dans nos interactions avec des étrangers. »
      Je comprends ce que tu veux dire, et j’en suis réellement consciente. Avec la sensibilité que j’ai, je le vois depuis toute petite, et d’ailleurs c’est une des raisons pour laquelle j’essaie de toujours rester douce et compréhensive. Pour ne pas un jour céder à l’agressivité…^^

      « Tu verras que c’est extrêmement enrichissant. »
      Ma maman me l’a fait remarqué quand j’étais petite. Quand une situation te révolte, te dérange, essaies de comprendre pourquoi, et réfléchis-y. Et surtout, essaies de comprendre pourquoi cette situation s’est produite. Quelques fois, je manque d’outils pour comprendre, et pardonner… D’où mes questions initiales.
      Ensuite, je ne considère pas que la violence verbale n’est pas une violence parce qu’elle n’est pas physique. Des mots, un regard ou une ambiance lourde peuvent faire plus de dégâts qu’une mandale dans la gueule.

      « C’est comme ça que commence les psychoses. La mer est dangereuse, donc il ne faut pas se baigner dedans, même au bord, même quand le drapeau est vert. »
      Je ne parle pas de la même chose. Je te parlais ici de situations « sans risque apparent » qui ont commençait de la même manière, voire plus douce, et qui se sont terminé extrêmement tragiquement. Alors, oui si tu as peur de tout, tu t’enfermes et te fabrique des situations à risque là où il n’y en a pas, mais quand il y a trop de vague, et que tu ne sais pas bien nager, alors tu restes au bord. Et quand tu as failli te noyer, tu attends que la mer soit douce et sans risque. C’est que dont je te parle. L’anticipation, c’est ce qui permet de se protéger d’un danger « potentiel », et même s’il n’existe que dans les expériences que tu as emmagasiné.

      « Qu’est-ce qui créé le danger, les autres, ou nos peurs qui lancent inconsciemment aux autres un message susceptible de les matérialiser ? »
      Tu penses que c’est parce qu’une fille a peur de se faire agresser, qu’elle se fait agressée? Donc, quelque part, c’est un peu de sa faute, si elle avait été plus cool, plus détendue, elle n’aurait sûrement pas eu de problème.
      « l’idée que nous sommes à l’origine des tensions auxquelles nous sommes confrontés », quand je t’ai parlé de ça, c’était dans une situation ou il y avais un choix à faire : rester dans cette situation, ou sentir que cette situation me fait du mal, donc m’en soustraire. Dans les situations que je te propose, le choix n’est pas présent. La personne subit l’attitude d’une autre, mais n’a pas vraiment le choix de se soustraire à la situation. Il y a des tensions dans chacune d’elles, mais la légère différence, c’est la question du libre arbitre. C’est ce que je déplore. De ne pas avoir le choix, de devoir subir ce genre de situation quand je ne le souhaite pas.

      « Pourquoi se focaliser sur les quelques (lol) rencontres qui se passent mal, et pas sur toutes celles, à côté, qui se passent bien, voire très bien ? »
      Je n’ai jamais dit que je me focalisais là-dessus, ou que j’en faisais une généralité. D’ailleurs, il me semble avoir répété à plusieurs reprises que la drague dans la rue ne me dérangeait pas, quand c’est fait avec respect et j’ai même vécu quelques expériences plutôt marantes. Ce n’est pas parce que je souhaite approfondir une idée, que cette idée est une angoisse permanente. Je vous expose ce qui pour moi est un problème au quotidien pour une large partie de la société, en espérant gagner des idées différentes et renouveler ainsi mon point de vue là-dessus. Je pense l’avoir répété plusieurs fois également, et même vous avoir remercier pour vos avis ;)
      Pour terminer, je te répondrais en te disant que ce n’est pas parce que l’essentiel de mes rencontres se passent très bien, que je ne dois pas chercher à faire diminuer le nombre de rencontres qui me mettent mal à l’aise, me blessent ou me choquent. Tout simplement, parce que pour moi, elles ne sont ni justifiables, ni acceptables.

      « Peut-être que c’était à lui qu’il aurait fallu poser la question, tu ne crois pas ? »
      Hahaha! Oui effectivement. Et je ne comprends pas pourquoi ça ne m’est pas venu à l’esprit sur le moment :p

      « Pour moi, c’est toi qui l’a estimée à risque. Et les faits t’ont donné tort. »
      Oui, j’ai eu de la chance cette fois-ci, des types sont arrivés à vélo dans la rue et ils se sont barrés. Peut-être que même sans les vélos, ils se seraient barrés. Je ne le saurai jamais. Mais je ne veux pas prendre le risque de ne pas être alerte, et de ne pas pouvoir saisir une porte de sortie si ça tourne mal. Parce que justement, l’anticipation/la peur/la psychose (choisis l’expression que tu préfères) m’a sauvé la vie plus d’une fois.

      « Au pire, qu’est-ce qui te serait arrivé ? Une sodomie ? »

    • Sylvain dit :

      Hello,

      Oui oui, moi, j’ai bien compris! En gros, le discours féministe touche de plein fouet les gentils garçons qui n’en ont pas besoin et qui de toute façon t’auraient accosté gentiment alors que celui qui te traite de « gros cul » et de « pute », il te dirait, remballe ta caisse, tu m’as saoulé avec ta logorrhée soporiphique :)

    • Laurie dit :

      Donc, lutter contre le harcèlement de rue fait du tord aux gentils garçons?

    • Sylvain dit :

      Haha! :) Ca c’est un procédé rhétorique que tu m’infliges là. On ne peut bien sur pas répondre par oui à cette question. ;) plus sérieusement et en une phrase, plus que faire du tort à qui que ce soit, je dirais que c’est un discours qui ancre les dynamiques en place : ceux qui ont peur d’aborder abordent encore moins et ceux qui abordent de manière agressive rajoutent une dose d’agression.

    • Laurie dit :

      Ok, je comprends mieux. Et du coup, pour toi la solution, ce serait quoi?
      Moi, j’ai plus l’impression que ces discours là sont plus mis en place pour que les filles aient conscience que ce n’est pas normal de se faire traiter comme ça. Pour les déculpabiliser si tu veux. Mais ça n’empêche pas d’apprécier l’attention d’un garçon qui t’aborde d’une manière agréable… :)

    • Sylvain dit :

      Hello,

      Pas vraiment de bonnes solutions selon moi! La mienne est assez radicale : j’évite la rue! Entre le cercle social, le sport, le travail, internet et les lieux faits pour ça, tu as suffisamment de possibilités de rencontres pour éviter la rue. Pour les plus nuancés, je dirai communiquer et étudier comme nous sommes en train de le faire. Le prizing : au pire que va-t-il arriver? je vais parler à une fille et elle va continuer de marcher sans tourner la tête? Et alors? Elle y perdra plus que moi.

      Et etre le prix, c’est le message que nous tentons de transmettre aux hommes modernes. Ceux qui agressent sont ceux qui se sentent rabaissés par ce genre de comportement. Et qu’il leur manque quelque chose pour que ce rejet glisse sur eux. C’est ce quelque chose que nous essayons d’apporter :)

    • Laurie dit :

      Merci, je suis bien satisfaite de ta réponse :)

    • AL dit :

      « Et du coup, pour toi la solution, ce serait quoi? »

      – Parler moins, agir plus.
      – Apprendre aux femmes à se défendre, avant qu’il y ait une première fois.
      – Cesser d’attendre que la solution vienne d’ailleurs, et certainement pas des politiques (ça fait plus de 15 ans que les japonais ont mis en place des wagons réservés aux femmes pendant les heures de pointes dans les transports. Qu’est-ce qu’on attend en France ?)
      – Arrêter d’écouter les médias qui jouent sur nos peurs primitives pour vendre
      – Cessez de se battre contre des moulins à vent (le sexisme, le chômage, les morts sur les routes, le racisme, la guerre, la faim dans le monde, l’illettrisme, la pollution, l’esclavagisme… autant de fléaux combattus depuis des décennies, voir des siècles, et dont on ne s’est jamais débarrassé. Donc soit la méthode n’est pas bonne, soit les combats sont perdus d’avance)

    • AL dit :

      Juste pour dire que moi aussi j’aime les crêpes : tu les chauffes, tu les sautes, tu les retournes, tu les tartines de bonnes choses et tu finis en les avalant goulument ! :D

    • Laurie dit :

      Tiens Sylvain, j’ai pensé à toi!
      Si tu veux avoir un peu l’avis des filles, une émission sur les « Pressions sexuelles » demain. Y en aura aussi pour les garçons. Tu me diras ce que t’en as pensé?
      http://www.madmoizelle.com/pressions-sexuelles-emifion-496039?utm_source=PauseCulotte&utm_campaign=9a02c0f94d-pause_culotte_2_01_2016&utm_medium=email&utm_term=0_f552142f1a-9a02c0f94d-243456493

    • Sylvain dit :

      Hello Laurie,

      je note ça pour demain! Je jette un oeil sur l’émission et je reviens te dire ce que j’en ai pensé. Je vois qu’il y en a d’autres déjà en ligne. Donc je vais faire un petit tour dans tout ça!

      Après, je ne suis pas sur que ce soit chez madmoizelle qu on va trouver des choses qui vont nous aider à nous assumer en tant qu’hommes séduisants et à nous décomplexer. Mais ce sont peut etre des préjugés… On en reparle ce week end au plus tard ;)

    • Laurie dit :

      Coucou Sylvain!
      Alors, tu as pu écouté l’émission? :D

    • AL dit :

      Pourquoi tu ne lui recommandes qu’à lui, l’émission ? Et pourquoi seul son avis à ce sujet t’intéresse ? O_o;

      (accessoirement, l’émission a été reportée le jour même à une date ultérieure non communiquée à l’époque :P )

    • Sylvain dit :

      Effectivement. je n’ai donc rien vu. mais j’ai vaguement commencé le replay des autres émifion ;)

    • Laurie dit :

      Je lui recommande à lui, parce que c’est lui le patron. De toute manière, t’es jamais bien loin, donc indirectement, me doutais bien que tu aurais l’info ^^
      Et puis c’est pas beau de chouiner…

    • AL dit :

      Je chouine pas, je laisse ma part de féminité s’exprimer, nuance ! :P

      (Sylvain, t’as vu comme t’as été classé chef de meute ? C’te charisme de ouf !)

    • Laurie dit :

      Bon bah alors, on va dire que toi t’es la patronne! ;D

    • Sylvain dit :

      Non merci, je les préfère avec moins de poils aux pattes!!!

    • Sylvain dit :

      C’est parce que moi j’ai un déficit de féminité. Donc j’ai davantage besoin d’être sensibilisé :p

    • Sylvain dit :

      Haha, ce n’est pas moi le patron malheureusement! Je ne fais qu’apporter ma petite pierre à la construction de notre petite communauté d’entraide ;)

    • AL dit :

      L’emifion, c’est donc demain à 21h en direct :))

    • Sylvain dit :

      Ha bin mince! Et PSG-Chelsea alors?! Bon bon je prendrais le replay !

    • AL dit :

      PSG-Chelsea, c’est quoi ? Un couple d’acteurs porno ? Chealsea va se faire défoncer, alors :))

    • Lenal'airderien dit :

      Un homme prendra toujours un risque en couchant avec une femme encore plus s’il a une femme non consentante pour une partie de galipette…Mais nous savons qu’aucun homme sain ne voudra d’une femme qui n’est pas d’accord…Il suffit qu’il tombe sur une femme qui a envie de le pourrir pour x raisons , il peut se retrouver avec une plainte …Pour ta question , avant de passer à l’acte on en discute un minimum pour savoir les envies et les attentes de chacun , suffit de préciser ce qu’on aime ou pas , comme ça les choses sont claires …Le sexe ça reste du FUN et de l’AMUSEMENT..

    • Top dit :

      @Laurie:

      Sur le fait de ne pas se montrer trop insistant ni insulter:
      Je trouve ça fou que tu t’insurges alors qu’il écrit des choses sur lesquelles tu es en accord…
      Dis-toi qu’un mec « normal » lisant cet article, trouvera ces propos caricaturaux, tellement ils sont évidents, et ça le fera marrer à tel point que ça le confortera dans une idée de respect des femmes.
      D’autre part, tous les mecs ne sont pas patients, respectueux, ou attentionnés. Dans ce cas, un article comme celui-ci pourrait leur faire du bien, leur apprendre des choses.

      En somme, je ne saisis pas l’objet de ton désaccord.
      Je suis sûr que si Eros n’avait pas parlé du respect des femmes, tu l’aurais accusé de faire l’impasse sur un point capital. A présent qu’il qu’il le fait, qu’il écrit ces fameuses « évidences », au lieu de t’en réjouir simplement, tu as peur que cela révèle une soi-disant vérité sur l’ignorance et la brutalité masculine (celle des lecteurs potentiels)…

      Tu es d’accord avec ces propos sur le respect, c’est génial, alors pourquoi chercher des sous-entendus qui n’y sont pas ?

    • Laurie dit :

      Salut Top!
      C’est pas que je cherche des sous-entendus qui n’existe pas, je partageai juste ce que j’ai ressenti en lisant ça, et j’ai juste demandai une explication, qui m’a un peu rassuré et a calmé la boule au ventre que j’avais. Loin de moi l’idée de vexer qui que ce soit ou de chercher la petite bête. D’ailleurs, ce n’est pas sur l’auteur de l’article ou sur le site en lui-même que portait mon commentaire. Juste une question du côté des garçons pour savoir ce qu’il en était. Je ne suis pas la seule fille a avoir réagi comme ça, donc j’ai préféré demander ce qu’il en était. Tout simplement.
      Je pense que chacun est libre de partager ses réactions, c’est bien pour ça qu’il y a un espace libre pour les commentaires. D’ailleurs, la réponse m’a bien convaincue et a ôté toute inquiétude. Je pense que j’ai eu raison de poser la question. Si ce n’est pas ton avis, ou que tu l’as pris mal, je suis navrée pour toi…
      Bonne journée quand même :)

  • Lady_Melodia dit :

    J’ai peur de poser une question stupide mais bon, je me lance.

    Si un mec nous dit qu’il trouve notre cul magnifique etc…, pourquoi ne pas partir sur une levrette ? La vue doit être la même pour l’homme non ? Et puis là, il y a moins de risque de faire mal et pas besoin de rajouter du lubrifiant.

    En résumé, pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ?

    • Sylvain dit :

      Hello Lady Melodia,

      Effectivement, la levrette est aussi un plaisir agreable. Après la sodomie est un plaisir diffèrent. Il est juste question de tester diffèrentes choses. Ce n’est pas forcement une question de vue ;) C’est une question d’explorer et de découvrir toujours un peu plus sa sexualité pour savoir ce que l’on aime ou ce que l’on aime moins! Mais si tu trouves cela trop compliqué c’est sans doute que tu n’as pas forcement encore envie de la faire pour le moment :)

  • Tha Gamer dit :

    Salut Eros !

    Une petite question, je relisais des articles sur les AMOG, comment t’y prendrais-tu pour contrer la phrase suivante :
    -AMOG : Hey les filles, allez vers lui, il va vous payer des verres, des fleurs, c’est un mec gentil, il est adorable !
    -Moi : … ?
    -AMOG : Haha, je t’ai vu faire ça toute la soirée, ils sont où tes amis au fait ?
    [S’il est venu seul, ça va laisser un blanc…]

    Effectivement c’est pris de votre article sur les AMOG. Mais que répondre ? Que je suis venu effectivement dans le but de rencontrer des gens, et de me faire des amis ?…

    • Sylvain dit :

      Salut Tha Gamer

      La réponse : « Vraiment les filles? Vous etes aussi vénales que ça? Mais pourquoi tu dis qu’elles utilisent les mecs? Elles ont l’air plutot cool :)

      De toute façon, l’essentiel est de désamorcer le truc et de rebondir sur n’importe quoi : « Je ne connaissais pas cet endroit et mes potes m’ont dit que c’etait bidon et comme j’avais tout de même envie de me faire mon opinion, je suis venu tout seul. Mais c’est vrai que je suis un peu déçu. je trouve que les gens sont un peu fermés. Vous venez souvent vous? :) « 

  • Amstotedam dit :

    L’inverse du pied dans la port est la porte-au-nez.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Porte-au-nez

    Ce serait bien de modifier l’article pour utiliser les termes de sociaux plus précis.

  • waliddandy dit :

    merci pour cette article, t’es vraiment un coach CULturel . j’ai une question pour vous les mecs : comment agire quand une fille drague ton ami ou un homme devant toi, histoir de te rendre jaloux ?

    • Sylvain dit :

      hello Waliddandy,

      Tout dépend de la relation que tu as avec cette fille. Qui est elle? Si tu es en couple avec elle, a toi de fixer des regles. pour ma part, je lui dis une fois que je n’apprecie pas son comportement. Si ca se reproduit, c’est la porte. Si tu es juste en train de la gamer, c’est diffèrent, elle ne te doit rien. Montre lui que tu n’es pas affecté par ses petits jeux tout simplement. reste zen et agreable et n’oublie pas de lui rendre la monnaie de sa piece. mais pas de suite dans la foulée car elle le sentira et ca fait le mec qui réagit. Attend quelques jours / semaines et quand tu en as l’occasion, tu la rends jalouse bien comme il faut. je t’invite à lire l’article que j’ai publié cette semaine sur le sujet :) Bonne chance!

  • waliddandy dit :

    merci beaucoup Sylvain ! c’est rare de nos jours qu’un mec ne garde pas jalousement des trucs sur la seduction pour lui-meme !!!! tous mes respects .

    • Sylvain dit :

      Hello Waliddandy!

      Aucun problème! ce n’est pas la philosophie d’ADS. Au contraire, nous sommes une communauté de partage! :)

  • Andrea dit :

    Très très instructif le petit apparté Sylvain/Laurie!

  • Ena dit :

    Salut à tous,
    de mon côté j’aurais 2 questions pour m’éclairer si vous voulez bien prendre le temps :-)

    – Comment en parler aussi « bien » à son copain de sorte qu’il soit favorable à l’idée (de me le faire) ? Ou amener la chose subtilement au lit en tant que femme ?
    J’ai l’impression de demander assez gentiment d’habitude et après un certain temps de la relation, d’avoir l’air sexy pour lui (je le vois à comment il est avec moi)…
    Seulement après je rentre direct dans les catégories que vous citez (= traitée de pute / il perd confiance en moi / plaquée sans condition / etc…). Et je n’ai pas eu que 3 copains, s’il faut dire.
    C’est aussi pourquoi j’ai lu cet article, mais : j’ai bien peur que ça ne soit pas très adapté à un mec.
    Plus d’options – ou des versions adaptées – seraient les bienvenues
    (Ou je me lance avec le : « j’ai un si beau cul… » ??? Mdr !)

    – A quoi pourrait ressembler un mec qui y pense aussi de son côté et ne sait pas comment faire, comme moi ? Qui voudrait mais qui n’ose pas ? Est-ce qu’il y a des choses à remarquer outre celles citées (qui sont plutôt directes) ?

  • Moune dit :

    je n’ai jamais pratiqué la sodomie mais j’en rêve sauf que je n’ai pas le partenaire idéal pour ça – rien que d’y penser cela m’excite mais je suis vraiment tentée !!! je fais les rêves les plus fous

  • moune dit :

    je rêve de me faire sodomiser mais n’ai pas le partenaire pour ça !! quel dommage mais un bon plan cul j’aimerais fortement et je n’attends que ça – je n’ai plus 20 ans depuis longtemps mais l’envie est réelle, bien motivée !!

  • Moune dit :

    j’ai déjà fait 2 messages mais ils n’apparaissent pas ????
    voilà je souhaite expérimenter la sodomie en douceur, n’ayant jamais pratiqué cela et surtout n’ayant pas le partenaire pour essayer- je cherche vivement à pouvoir tester ce nouveau plaisir et j’y pense sans cesse

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