Mon Ex voit Quelqu’un d’autre et je le vis Mal : Comment Surmonter ça ?

Publié dans Relation homme femme par
ArtDeSeduire.Com

mon ex voit quelquun dautre Mon Ex voit Quelqu’un d’autre et je le vis Mal : Comment Surmonter ça ?
Elle vous a quitté et vous êtes déjà au fond du trou. Et ce soir, ça va être encore pire que tout. Comme tous les jours, vous allez voir son profil Facebook et vous vous rendez compte qu’elle a changé de photo. Vous la voyez afficher un grand sourire dans les bras d’un mec.

C’est confirmé : votre ex voit quelqu’un d’autre et vous allez devoir composer avec cette information. Voici quelques conseils pour tourner la page quand vous êtes encore accro à votre ex et qu’elle a refait sa vie sans vous.

Si la vie que vous menez sans elle vous convient, la nouvelle ne devrait pas trop vous affecter.

Vous arriverez peut-être même à être content pour elle.

Mais si vous n’avez pas encore complètement tourné la page, vous risquez de très mal le vivre.

Voici donc notre plan d’urgence pour vous aider à encaisser le choc.

Acceptez d’en chier un petit moment et extériorisez votre souffrance

C’est bien connu, tout ce que vous allez essayer d’enfouir en vous va vous revenir en plein visage comme un boomerang.

Vous vous êtes rendu compte que votre ex voyait quelqu’un d’autre et ça vous fait mal. Ne faites pas comme si tout allait bien. Et exprimez votre souffrance.

Vous êtes triste et c’est bien légitime. Vous devez l’accepter.

Bien sûr, ne devenez pas ce mec qui se plaint de son sort dès qu’il croise quelqu’un et qui claironne sur tous les toits que « toutes les femmes ne sont que des… » (complétez la phrase avec votre insulte préférée).

Mais, n’ayez pas peur de vous confier à des personnes à qui vous faites entièrement confiance.

Expliquez-leur pourquoi vous êtes triste, pourquoi vous êtes en colère et pourquoi ça vous fait du mal.

Si vous n’avez pas envie de raconter vos malheurs, essayez de l’écrire. Prenez une feuille et écrivez tout ce que vous ressentez. L’écriture a aussi un effet thérapeutique.

Si vraiment la douleur est insurmontable et que vous sentez que vous avez besoin de vous faire aider sur une courte période, il n’y a pas de honte à consulter un professionnel.

Votre relation a pris fin et votre ex reconstruit son existence sans vous. Vous avez l’impression qu’elle avance et que vous restez sur le carreau.

Soit parce que vous avez encore des sentiments pour elle, soit parce que pour une raison ou une autre, vous n’avez pas tourné la page et vous ne faites pas de nouvelles rencontres.

Il faut parfois aller au fond pour donner un bon coup de pied et être capable de remonter à la surface.

Alors pleurez un bon coup, videz votre sac puis remettez-le sur votre dos pour reprendre votre route et passer à autre chose.

Votre ex a refait sa vie avant vous et ce n’est pas si grave

Voici la première chose qui va vous traverser l’esprit : la vie est vraiment trop injuste ! (il ne vous manque que la coquille sur la tête).

Votre ex, qui est la pire harpie que la terre ait jamais portée, a déjà retrouvé quelqu’un pendant que vous, vous n’arrivez pas à tourner la page.

Malheureusement, c’est une réalité que vous allez devoir intégrer.

Elle est désormais célibataire et elle a tout à fait le droit d’aller voir quelqu’un d’autre.

Aucune ne fera vœu de chasteté, ni en mémoire de la relation intense que vous avez connue, ni même pour vous épargner.

Acceptez juste qu’elle a tourné la page ! La bonne nouvelle : vous AUSSI pouvez y arriver !

Renoncez à cette course pour refaire votre vie

Lorsque vous devez faire face à une rupture, vous avez parfois envie d’être le premier à refaire votre vie.

On espère tous pouvoir être rapidement heureux sans notre ex. On espère aussi qu’elle nous regrettera. Juste par fierté.

Et là, ce n’est pas le cas.

Si vous n’êtes pas prêt à faire de nouvelles rencontres, prenez conscience que vous avez besoin de plus de temps pour faire votre deuil.

Au lieu de vous lancer dans une course à la rencontre pour clouer le bec de votre ex, vous feriez mieux d’utiliser ce temps pour panser vos plaies.

Par ailleurs, beaucoup de femmes ont du mal à supporter de se retrouver seules. Donc rien ne dit qu’elle ne se lance pas dans une relation sparadrap avec un rebound guy pour faire son deuil de votre histoire.

De votre côté, rien ne vous oblige à faire la même chose. Si vous avez envie de faire des rencontres et d’aller un peu sur Tinder, c’est très bien.

Mais si vous avez besoin d’être tranquille et de vous concentrer sur le travail ou sur le sport, faites ce qui vous permet de vous sentir bien sans vous préoccuper de ce que peut faire votre ex.

Arrêtez de l’espionner sur les réseaux sociaux

C’est le grand drame de notre existence moderne.

À une époque encore pas si lointaine que ça, on se quittait en s’envoyant des vacheries au visage et c’était terminé.

Plus jamais la moindre nouvelle. Elle aurait pu être morte que vous n’auriez même pas été au courant.

Avec Facebook, cette époque est révolue. C’est très difficile de totalement effacer de son existence quelqu’un qui ne se trouve jamais qu’à un clic.

Il vous suffira de taper la première lettre de son prénom pour la voir apparaître en première suggestion dans le moteur de recherches interne de Facebook.

Encore un clic et vous allez être sauvagement bombardé par des nouvelles déprimantes de sa vie.

Ma méthode pour rester solide face à tout ça : quitter Facebook pendant quelques temps. Et pourquoi pas définitivement si vous vous en sentez capable.

Utilisez ce temps pour cultiver votre résilience et vous faire à l’idée que votre ex a refait sa vie.

Et si vous hésitez encore, lisez cet article pour vous convaincre que vous n’avez rien à gagner à espionner votre ex sur Facebook.

Ne vous comparez pas avec son nouveau mec

Ça, c’est vraiment très difficile.

Mais vous devez comprendre que vous n’êtes pas en compétition directe avec son nouveau mec.

Ce n’est pas parce qu’elle vous a jeté et qu’elle s’envoie en l’air avec lui que vous êtes moins beau ou moins intéressant.

Ce mec n’est pas votre ennemi. Il ne vous a pas volé votre femme.

Concrètement, elle est célibataire et tout à fait libre de se jeter goulument sur le premier venu.

Croyez-moi, moins vous en saurez sur son nouveau mec et mieux vous vous porterez.

Ne commencez pas à les détester, car cela ne ferait que nourrir votre amertume.

Et profitez de ce que vous venez d’apprendre pour passer à autre chose.

Maintenant qu’elle est sortie avec un autre, vous accepteriez vraiment de vous remettre avec ?

Soyons sérieux, ce serait un peu comme de manger à la soupe populaire une fois que tout le monde a craché dedans.

Et vous méritez mieux que ça. Respectez-vous !

N’oubliez pas que votre ex est aussi pleine de défauts

Pendant que vous étiez en couple avec elle, vous étiez parfaitement conscient de tous ses défauts.

Et bizarrement, maintenant que vous n’êtes plus ensemble et qu’elle a retrouvé quelqu’un, vous ne vous souvenez plus que de tous ces moments géniaux que vous avez pu vivre avec elle.

Si vous vous souvenez de tout ce qui vous énervait chez elle, cela atténuera votre jalousie.

Bref, comme l’a si justement dit Sacha Guitry, « le pire que vous puissiez faire à l’homme qui vous a pris votre femme, c’est de la lui laisser. »

Et si vous sentez que vous êtes sur le point de craquer et de la recontacter, pensez à ressortir l’objet magique : votre liste de tous ses défauts. (Ne faites évidemment pas la liste de ses qualités : juste la liste de ses défauts !)

Concentrez-vous sur vous

Idéalement, vous devriez être indifférent à tout ce que votre ex peut bien faire une fois que vous n’êtes plus ensemble.

Vous feriez mieux de vous concentrer sur quelque chose qui vous permettrait de devenir une meilleure version de vous-même : faire du sport, changer de travail, prendre du temps pour terminer un projet personnel que vous n’avez jamais pu achever…

Mais quel que soit votre choix, ce sera de toute façon plus profitable que de rester chez vous à vous morfondre en étant obsédé par votre ex et son nouveau mec.

Conclusion

Au final, la meilleure piste pour accepter le fait que votre ex soit avec quelqu’un d’autre, c’est encore le développement personnel.

Plus vous serez concentré sur vous-même et moins vous aurez de temps pour vous morfondre au sujet du nouveau mec de votre ex.

Alors, arrêtez de vous comparer, arrêtez de l’espionner et réfléchissez plutôt à ce que vous attendez d’une relation. Et peut-être aussi à ce que vous ne voulez plus.

Justement pour éviter une nouvelle grossière erreur de casting et de vous retrouver dans la situation que vous êtes en train de vivre.

Dites-vous que de toute façon, vous ne pouvez plus rien faire pour votre relation. Donc, essayez de rester concentré sur quelque chose que vous pouvez contrôler.

Alors si vous venez de vous faire larguer et que vous êtes malheureux parce que votre ex a refait sa vie, qu’allez vous faire maintenant pour remonter la pente ? Demander une augmentation ? Faire les boutiques pour vous relooker ? Partir 3 mois en voyage ?

On attend vos idées dans les commentaires.

Sylvain, qui se fout de ses exs

banner parler aux femmes Mon Ex voit Quelqu’un d’autre et je le vis Mal : Comment Surmonter ça ?
banner parler aux femmes Mon Ex voit Quelqu’un d’autre et je le vis Mal : Comment Surmonter ça ?
Banner 50phrases Mon Ex voit Quelqu’un d’autre et je le vis Mal : Comment Surmonter ça ?
Banner 50phrases Mon Ex voit Quelqu’un d’autre et je le vis Mal : Comment Surmonter ça ?
Bann TechniqueAstucieuse v2 Mon Ex voit Quelqu’un d’autre et je le vis Mal : Comment Surmonter ça ?
Bann TechniqueAstucieuse v2 Mon Ex voit Quelqu’un d’autre et je le vis Mal : Comment Surmonter ça ?
banniere 2 Mon Ex voit Quelqu’un d’autre et je le vis Mal : Comment Surmonter ça ?
banniere 2 Mon Ex voit Quelqu’un d’autre et je le vis Mal : Comment Surmonter ça ?
25 COMMENTAIRES
  • Maël dit :

    Ahah les défauts c’est vrai ! Dessuite ca va mieux ! Très bon article comme toujours sur ADS merci !

    • Sylvain dit :

      Hello Mael,

      Merci à toi! Mais oui, rappelle toi qu’elle n’aimait pas les sushis, qu’elle mettait toujours 3h à se préparer ou qu’elle faisait toujours des commentaires sur tout et ça ira tout de suite mieux ;)

  • Voyagevoyage dit :

    Bonjour, excellent article merci beaucoup! Etant dans un cas un peu special je vous demande votre avis:
    Mon ancienne copine a déménagé au debut de l’annee (etant lyceens evidemment nous ne pouvons rien y faire) a l’autre bout du monde. Evidemment au debut on continuait de se parler par messages etc, mais entre les cours et le decalage horaire tres vite notre relation s’est un peu eteinte, et finalement une dispute nous a fait s’éloigner un mois (ce qui est assez facile quand on a aucune chance de se voir), et aujourd’hui on considere notre relation comme finie. Cependant voila, la principale raison de notre separation est la distance, il etait trop difficile de reduire nos craintes lorsqu’on ne peut qu’a peine se parler, de plus nous sommes jeunes, il faut profiter de la vie et de ce qui nous entoure. Pour la meme raison qu’elle a déménagé elle reviendra vivre en France pour l’été 2018, des retrouvailles sont donc envisageables, et pour ce faire aujourd’hui on se reparle regulierement en tant qu’amis (ce qui me convient, malgré le fait que j’evite de trop en savoir sur les hommes l’entourant ^^). Dans ce cas, dans l’hypothese que l’on se revoit un jour sans avoir totalement perdu contact, se remettre ensemble serait-il impossible ou juste moyen au niveau de la morale?

    • Sylvain dit :

      Hello Voyage voyage,

      2018 c’est loin quand même. Il peut drolement s’en passer des choses entre temps. Je pense que tu réfléchis trop. Pour l’instant, vous etes encore en contact mais tu ne la reverras pas avant au moins 2 ans. Tu ne vas pas t’empecher de vivre pendant cette période pour l’attendre. Donc garde le contact si tu y arrives et tu verras bien ou tu en es dans ta vie quand elle va revenir et si des retrouvailles sont possibles ou pas ;)

  • Le Marginal Magnifique dit :

    Inédit comme sujet d’article ! Et pourtant il mérite ô combien d’être traité !

  • Kheldar dit :

    « N’oubliez pas que votre ex est aussi pleine de défauts ».

    Bah en même temps si elle n’en avait pas, elle n’aurait jamais pensé à nous quitter ^^

  • Lenal'airderien dit :

    Bonjour ,

    L’article est très sympa….Sauf que nous dire que « beaucoup de femmes ont du mal à supporter de se retrouver seules » ….Je suis pas d’accord….C’est plutôt masculin de vouloir à tout prix retrouver une autre femme pour « panser » ses blessures.

    Un homme qui est en période de deuil , c’est bien qu’il aille sur les sites de rencontres , tu en as un paquet d’ailleurs ….Mais qu’il veille à ne pas promettre la lune à une femme alors qu’il en période de convalescence.

    Il cherche plus du réconfort et à soigner un égo démolit que de se mettre en couple.

    • Sélim dit :

      Là-dessus, ni l’un ni l’autre.
      Ni masculin, ni féminin.
      Tu as juste des personnes qui ne savent pas être seules.
      C’est une vue de Sylvain, qui a du rencontrer plus de filles comme ça, et de ton côté c’est ta vision aussi de croire que c’est masculin.
      Pour moi : les hommes vont vite voir ailleurs, mais dépriment plus tard.
      Les femmes restent plus souvent seules après une rupture, mais quand c’est encaissé, c’est bon, la page est tournée.

    • pistache dit :

      Je suis tout a fait d’accord avec toi l’homme encaisse sur le moment mais déprime plus tard tandis que la femme encaisse tourne la page pour de bon et en général cest fini après certe il y a des exceptions mais vaut mieux tourné la page et ce concentrer sur le développement de soi 😉

    • Sylvain dit :

      Hello,

      Merci Lena. De toute façon, apres une rupture, on a tous des façons un peu diffèrentes de réagir mais il y a toujours un moment où on va vouloir tester un peu ses capacités de séduction pour retrouver confiance.

      Pour les sites, je pense qu’il faut aussi ajouter le fait que les gens ont du mal avec ce genre de thématique. Que ce soit homme ou femme et que tu arrives en disant  » je suis encore a fond sur mon ex mais je viens ici pour me changer les idées », en général la discussion s’arrête. Donc beaucoup décident d’enjoliver un peu la vérité.

  • gold dit :

    Oui sujet tres important, dommage qu’il n’avait pas été publié avant :D

    apres je suis pas d’accord avec Lenal’airderien, c’est plutot les femmes qui pour vivre ne supporte pas la sollitude.Mais je suis d’accord au niveau des hommes pour penser les blessures, ca fait meme un bien fou meme si ca compense pas =)

  • Lisa dit :

    Bon article^^

    A quand un article : quand l’homme quitte sa compagne? :p

    Morceaux choisis (rupture masculine, source psychologies.com, février 2016)

    « D’ailleurs, quand ils viennent consulter, ils n’évoquent jamais la difficulté qu’ils ont à rompre, mais parlent d’anxiété, de stress ou de tout autre chose. Ce n’est vraiment qu’après un travail plus poussé qu’ils avouent une demande cachée du type : “Je ne suis pas bien chez moi, j’ai envie de partir.” Dans nos sociétés, l’homme a l’habitude d’être dans l’action. Il est à la recherche de concret, de résultats. Or, la rupture est synonyme de perte et d’incertitude, donc d’angoisse. » C’est pourquoi ils sont si nombreux à éviter de rompre clairement ou à nouer très vite une nouvelle relation après avoir quitté leur épouse ou compagne… quand ce n’est pas avant. Une manière pour eux de conjurer une angoisse d’autant plus difficile à surmonter qu’ils ont du mal à l’exprimer.

    L’incapacité à se séparer de la mère
    Pour le psychiatre Jacques-Antoine Malarewicz, auteur de Repenser le couple (Robert Laffont), la crainte toute masculine du vide et de la solitude renvoie à l’angoisse de la rupture avec la mère. En effet, enfant, le garçon s’imagine qu’il est tout pour elle et qu’elle ne saurait vivre sans lui. Il ne prend conscience de son erreur que dans la période œdipienne, où il réalise que le véritable objet du désir de sa mère n’est pas lui mais son père. Cette révélation l’angoisse, mais simultanément le soulage. Quand cette prise de conscience n’a pas lieu – père trop peu présent, mère investissant réellement trop son fils –, le garçon continue imaginairement à croire qu’il est son partenaire. La quitter serait la tuer. D’où, plus tard, la difficulté à la fois à se lier à une femme et à s’en séparer. »

    Oscillant constamment entre désir de partir et culpabilité, l’homme n’agit pas, tandis que la femme prend des décisions. « Les hommes expriment rarement leur désir de rupture avec des mots, constate Martine Teillac, psychanalyste. Ils développent plutôt un comportement agressif ou provocateur, assez immature. Souvent, le fait que leur couple ne marche pas constitue une faute qu’ils essaient de rejeter sur l’autre. » « Je m’arrange toujours pour être quitté plutôt que de quitter, explique Philippe, 27 ans. Comme ça, je n’endosse pas les habits du salaud, du bourreau, et tant pis si cela suppose de se montrer odieux pour rendre l’atmosphère irrespirable et pousser ainsi l’autre à prendre l’initiative. C’est peu glorieux mais très efficace ! »

    Yvan, 31 ans, en couple depuis bientôt dix ans et père d’un petit garçon, connaît une autre tentation : « J’ai envie de tout plaquer, de partir loin au moins vingt fois par an et je ne le fais jamais. Ma compagne, elle, quand elle a eu envie de me quitter, a pris deux fois sa valise pour partir réfléchir ailleurs. »

    Cette dissymétrie totale de comportement ne surprend guère Jacques-Antoine Malarewicz tant, pour lui, le rapport de l’homme au couple est radicalement différent de celui de la femme. « A l’heure actuelle, le couple est féminin ou n’est pas », résume-t-il en une formule un brin provocatrice.

    Selon lui, les femmes ont en effet développé une aspiration au bonheur et à une vie de couple réussie – à savoir épanouie sur le plan sexuel et sentimental – en même temps qu’elles ont acquis leur autonomie sociale. Aussi n’hésitent-elles pas à rompre si leurs conditions de réussite du couple ne sont pas remplies.

    Pour Christine Halphen, psychothérapeute, spécialiste du couple, les hommes auront fait un grand pas en avant quand ils auront appris à « se séparer » plutôt qu’à « rompre ».

    L’homme qui rompt brutalement donne rarement à sa partenaire les raisons de sa décision, et cette incapacité à s’expliquer clairement augmente la souffrance de celle-ci. « Quitter l’autre sans explication, c’est ne lui laisser aucune chance de se défendre, aucune chance de dire : “Je ne suis pas d’accord” ou “Toi aussi, tu portes ta part de responsabilité”, explique la psychanalyste Martine Teillac. Pouvoir établir une liste des griefs, c’est aussi en écarter certains, tandis que n’en évoquer aucun, c’est les considérer tous comme justifiés. Le non-dit tue l’autre, qui, dans ce silence, va investir tous ses fantasmes, toutes ses incertitudes. Il est ensuite très difficile pour la femme quittée de se reconstruire car, d’une certaine façon, elle se trouve niée dans sa totalité. »

    Les femmes préfèrent les “vrais” hommes
    Après tout, la vie de couple n’est pas toute la vie… C’est la découverte qu’a faite Christophe, 35 ans, après quatre ans d’analyse : « J’ai vécu une relation très fusionnelle avec ma mère. Seule celle qui est devenue la mère de mon fils a eu assez de force pour couper ce cordon. Mais c’est alors avec elle que la fusion s’est reproduite : nous nous nourrissions l’un l’autre, nous ne voyions que des amis communs, etc. Il y a un an, au cours des vacances d’été, il m’est tout d’un coup apparu évident que nous ne pouvions plus continuer de la sorte. L’automne venu, je suis parti. »

    L’analyse l’a ensuite aidé à comprendre qu’il n’était pas seulement un fils ou un petit garçon, mais aussi un conjoint. Bref, un homme. Son ancienne compagne semble l’avoir également compris et essaie, depuis peu, de renouer avec lui. Ironie de l’histoire, ce sont précisément les hommes qui savent rompre que les femmes désirent le plus séduire et garder le plus longtemps auprès d’elles. « A l’inverse de ceux qui vivent dans une sorte d’indécision, souvent associée à la féminité, les hommes capables de dire : “Je ne t’aime plus” ou “Je te quitte” savent ce qu’ils veulent et où ils vont, souligne Jacques-Antoine Malarewicz. Bref, aux yeux de la plupart des femmes, ce sont eux, les “vrais” hommes. »

    L’avis du spécialiste :« Les plus jeunes savent repasser leurs chemises »
    Trois questions à Christine Castelain-Meunier, sociologue, chercheur au CNRS, auteur notamment de La Paternité et Paternité et mouvement culturel (PUF).
    Psychologies : Dans le passé, l’initiative de la rupture était-elle toujours masculine ?
    Christine Castelain-Meunier : Oui, à de rares exceptions près. D’abord parce que, légalement, les femmes n’en avaient pas la possibilité ; ensuite, et surtout, parce que, socialement, la cellule familiale était centrée sur l’homme.
    A l’heure actuelle, au contraire, quand un couple se sépare, c’est la femme qui, dans la très grande majorité des cas, demande le divorce.

    Comment en est-on arrivé là ?
    Le déclic a été l’instauration, en 1975, du divorce par consentement mutuel. L’idée selon laquelle mieux vaut être seule que mal accompagnée a fait son chemin. Un peu perdus, cherchant de nouveaux repères en matière de paternité ou de masculinité, les hommes n’en sont pas encore là.

    Les choses changent-elles ?
    Oui, les hommes de moins de 35 ans ne rencontrent pas les mêmes difficultés. Plus à l’aise dans leur tête, ils le sont aussi dans leur couple et n’hésitent pas à le remettre en cause s’il ne leur convient pas. Surtout qu’à l’inverse de leurs aînés qui avaient besoin de Madame en ce qui concerne la logistique – nourriture, repassage, etc. –, de plus en plus de jeunes hommes savent vivre seuls. On devrait donc assister à un lent rééquilibrage de la tendance, la rupture ne leur faisant plus forcément aussi peur.

    OUF on a MOINS de 35 ans LOL

  • Lisa dit :

    Plus en lien direct avec l’article, et plus global (même source, (2013))

     »
    « La peur de rompre n’est pas loin de la peur de l’abandon, qui ramène à la séparation initiale d’avec la mère », déclare la psychanalyste Anne Debarède. Une peur infantile, qui s’empare de l’enfant lorsqu’il comprend que sa mère et lui font deux et qu’il doit renoncer à la fusion impossible. Quand sa mère s’éloigne, le petit enfant, qui n’a pas la notion du temps, se croit abandonné. Pour l’aider à apprivoiser et à surmonter l’absence, le manque, on lui donne un « doudou ». Cet objet transitionnel qui porte l’odeur de sa mère, qui la représente. Or, pour beaucoup d’entre nous, le partenaire joue symboliquement le rôle d’objet transitionnel. Partir, c’est donc perdre cet élément rassurant et se sentir abandonné. « La rupture évoque l’abandon, le vide, le manque que l’on essaie de combler toute sa vie », poursuit Anne Debarède. Pour Jean-Georges Lemaire, psychanalyste et thérapeute de couple, « se maintenir en dépendance est une manière de se protéger contre la peur de l’abandon ». Il note d’ailleurs, à cet égard, que « les terreurs d’être abandonné sont beaucoup plus fréquentes chez les hommes, notamment vers 40 ans, à mi-vie ». Au même âge, les femmes qui ont eu des enfants éprouvent rarement cette angoisse.

    Pour l’inconscient, qui ignore la contradiction, abandonner et être abandonné sont une seule et même chose. Telle femme, qui vient de rompre de son plein gré, sombre en dépression : influencée par ses pensées inconscientes, elle a la sensation d’avoir été quittée… Anne se trouve remplacée par une autre femme. Insupportable. Cela l’a ramenée, intérieurement, à la situation que connaît toute petite fille au moment du complexe d’Œdipe : se retrouver impuissante face à une rivale – la mère – qui détient l’objet qu’elle convoite – son papa. Pour éviter de revivre cette terrible rivalité, certaines femmes, pourtant insatisfaites de leur couple, préfèrent rester. Afin qu’aucune autre ne puisse mettre la main sur leur homme – même si elles ne l’aiment plus. On voit d’ailleurs des femmes sur le point de rompre décider de rester : lorsqu’elles s’aperçoivent qu’une « rivale » convoite leur compagnon, instantanément, leur désir éteint renaît de ses cendres.
    La peur de la solitude
    Pour Donald Winnicott, célèbre pédopsychiatre britannique, « la capacité de l’individu d’être seul [constitue] l’un des signes les plus importants de la maturité du développement affectif » . Il faut, explique-t-il, que le bébé ait fait « l’expérience d’être seul, en tant que nourrisson et petit enfant, en présence de la mère ». La psychanalyste Mélanie Klein considérait, elle, que la capacité d’être seul repose sur l’existence, dans la réalité psychique de l’individu, d’un bon objet. Or c’est la mère qui constitue le bon objet, pour autant qu’elle ait été « suffisamment bonne », comme le dit Winnicott, c’est-à-dire qu’elle ait permis à son enfant d’acquérir la sécurité intérieure nécessaire pour affronter la vie et ses frustrations. Sans cette sécurité intérieure, la peur de la solitude ne peut être dépassée. Elle conduit à un manque de confiance en soi et à une défaillance de l’idéal du moi qui amènent à rester avec celui que l’on a eu la « chance » de séduire un jour. A partir d’un certain âge, les femmes doutent d’elles-mêmes, et donc des autres. Une inquiétude accentuée par l’image que la société leur renvoie. Libre et disponible, la femme seule fait peur et envie à la fois aux autres femmes. Disponible, donc désirable, mais autonome, donc dangereuse, elle fait peur et envie aux hommes.
    La peur de perdre son confort
    Toutes les études le montrent, les ruptures pénalisent financièrement les femmes. Ce sont encore les hommes qui ont les plus gros salaires, et les pensions alimentaires – quand elles sont versées – compensent rarement la baisse du niveau de vie qui suit une séparation. D’où l’angoisse de devoir renoncer à un certain confort, affectif et matériel à la fois. « Je ne peux pas partir, car je n’aurai jamais les moyens d’offrir à mes enfants ce qu’ils ont aujourd’hui. » Avec un mari médecin, Fanny a effectivement un train de vie que son salaire de secrétaire ne lui permettrait pas de mener s’il constituait sa seule source de revenus. Mais attention à la formule simpliste « elle reste avec lui pour son argent ». Ce serait méconnaître le mécanisme de l’inconscient, qui compense une insécurité de l’être par l’avoir. L’argent n’est souvent que le substitut d’un manque d’amour. Peut-être que, s’il n’avait pas d’argent, elle resterait quand même avec lui. Mais peut-être aussi son argent l’a-t-il séduite parce qu’il la rassurait. Cette appréhension, Cécile l’a éprouvée : « J’avais peur d’être lâchée dans un pays inconnu dont je ne parlais pas la langue. »
    La peur de l’échec
    Régine Waintrater, psychanalyste et thérapeute familiale, reçoit beaucoup de couples au bord de la rupture. Ils viennent consulter parce qu’ils ont peur de rompre, parce qu’ils n’y arrivent pas ou parce qu’ils espèrent repartir sur de nouvelles bases. C’est le cas classique des ruptures dites de « mi-vie », si douloureuses, car elles renvoient à un terrible sentiment d’échec, accentué par l’idéal social de cette fin de siècle, qui veut que l’on « réussisse » son couple au même titre que sa carrière ou une recette de cuisine. Mais il y a aussi la difficulté à renoncer à l’illusion du couple idéal. Cette image-là, nous l’avons formée dans notre enfance, notre adolescence. Nous nous étions juré de faire mieux – ou aussi bien, en tout cas – que nos propres parents. Face à l’échec de notre couple, le surmoi, notre juge intérieur, tonne : « Tu as raté, donc tu n’es qu’un raté. »
    Pourtant, la désillusion est nécessaire pour grandir. La vie est scandée de séparations. La naissance est la première, puis viennent l’école, l’adolescence et toutes ces étapes de croissance que l’on ne peut franchir qu’en renonçant à ce qui a précédé… Les ruptures amoureuses sont aussi au programme de nos vies (un couple sur deux à Paris, sur trois en province, divorce). Et comme toutes les grandes décisions de l’existence, elles mettent au jour un conflit entre soi et soi. Un conflit douloureux mais souvent bénéfique. 80 % des femmes et seulement 58 % des hommes affirment être plus heureux après leur divorce, révélait récemment une étude américaine. Dans le meilleur des cas, en effet, la rupture a été l’occasion de repenser les idéaux, les besoins et les attentes qui nous avaient poussé dans les bras de notre partenaire. Plus au clair avec soi-même, on est en mesure d’aborder créativement une nouvelle vie.
    Les enfants, une fausse bonne raison de rester
    « Les couples restent ensemble en partie pour les enfants, reconnaît Jean-Claude Kaufmann, sociologue. En réalité, c’est aussi la facilité du quotidien, que les hommes et les femmes ont peur de remettre en cause. » « Certains couples sont convaincus que, s’ils n’avaient pas d’enfants, ils se sépareraient, déclare de son côté Robert Neuburger, psychiatre et thérapeute de la famille et du couple. C’est faire porter une très lourde responsabilité aux enfants, qui auront le sentiment que, s’ils n’étaient pas là, leurs parents seraient plus heureux. Les enfants se sentent toujours coupables de ce qui ne va pas. » Il faut néanmoins savoir qu’en cas de divorce, 85 % des jeunes enfants sont confiés à la garde de leur mère. Et que 54 % d’entre eux ne voient pratiquement plus leur père au bout de deux ans. 25 % seulement des Français pensent que les enfants doivent être absolument épargnés, et que c’est une raison suffisante de ne pas divorcer. Cependant, 65 % estiment préférable qu’un couple en difficulté ayant des enfants se sépare, pour leur éviter de vivre dans un climat conflictuel. Les enfants sont d’ailleurs du même avis et considèrent qu’il est plus difficile d’avoir des parents qui ne s’entendent pas que des parents séparés. »

  • Sylvain dit :

    Hello Lisa,

    Nous avons déjà des articles sur la façon de rompre.

    Perso, à ce stade de ma vie, je n’ai jamais été vraiment convaincu par ces histoires de rapport à la mère, de doudou et de sentiment d’abandon lié à l’enfance.

    Des choses intéressantes pour le reste, notamment la diffèrence dont on perçoit le couple entre hommes et femmes. Et le fait qu’aujourd’hui, ce sont souvent des femmes que viennent la rupture.

    Premièrement la législation française va plus ou moins unilateralement en leur sens en cas de divorce. Ensuite, on travaille mais je pense que les femmes perçoivent plus le couple comme quelque chose de dynamique que ne peut le faire l’homme.

    • Lisa dit :

      Re, je voulais juste approfondir le sujet avec notre psychisme humain^^(J ai étudié Winicott et Klein). Sinon, ton article est très bien hein! Je ne sais pas si vous avez écrit un article sur l « inverse « , c est à dire quand un homme quitte sa compagne (pourquoi, comment, l après. ..). Je voulais juste aborder un peu plus le sujet. Sans rancune ;)

    • Sylvain dit :

      Du coté masculin, on pourrait également faire un papier sur comment on se sent quand on est à l’origine de la rupture effectivement ! On garde l’idée :)

    • AL dit :

      @Lisa : Tu aurais peut-être mieux fait de poster les liens. Les textes sont assez illisibles, malgré leur intérêt évident (ceci dit, je les avais déjà lu là-bas).

      @Sylvain :
      « Perso, à ce stade de ma vie, je n’ai jamais été vraiment convaincu par ces histoires de rapport à la mère, de doudou et de sentiment d’abandon lié à l’enfance. »

      Je pense que tu as tort. Toutes les situations conflictuelles auxquelles j’ai été confronté ces trois dernières années et qui ont suscité en moi des émotions négatives étaient liées à mon enfance. Toutes. Et dès l’instant où chaque cause était identifiée et « soignée », les problèmes ont littéralement disparu.

      J’ai lu ton commentaire ce WE, et le premier truc qu’il m’a inspiré c’est le rappel que la majorité des infos qu’on transmet sont non verbales. De fait, on peut considérer (ce que personne ne semble réellement faire) que la majorité des enfants (considérés par les spécialistes comme des « éponges ») enregistrent majoritairement des données non transmises verbalement (et une éponge, ça nettoie tout, à commencer par la crasse).

    • Lisa dit :

      Cher AL, je ne sais pas si le lien restera éternel…D’où le copier/coller ;) (je lis très bien la typo de mon com’ pourtant!)

      Et, oui, l’enfance; c’est de là que tout part…(j’aime bien ta métaphore, on pourrait aussi employé « l’enfant », le « tiers », « le socle du couple », ou encore « le fusible » pourquoi pas..

    • Sylvain dit :

      Et comment tu t y es pris pour identifier ces causes??

  • Pierre dit :

    Super Article ! C’est ma première contribution sur ce site même si je le lis depuis longtemps.
    L’article est la parfaite route à suivre et reflète bien l’enfer/perdition/chaos de sentiments contraires que j’ai vécu après ma rupture.
    Etant d’un naturel émotif, ça n’a pas été trop dur de pleurer sur mon sort…
    En revanche, j’ai absolument bien MERDÉ sur la partie coupure facebook. Jusqu’au point que comme j’avais ses identifiants bah… C’est comme ça qu’est venue la deuxième avalanche et que j’ai appris qui était son nouveau mec. Et pour compliquer le tout, on partageait le même groupe de potes.
    Ça a été le carnage sentimental et social (quasiment plus de potes (ils se sont « rangés » de son côté)).
    Comme dit dans l’article, il y a plusieurs façons de rebondir. J’ai passé mon permis moto (un truc de bonhomme !) et je suis parti un an et demi après vivre en Espagne. Et j’y vis toujours avec une charmante espagnole ;).

    Bref ! Tout ça pour dire que tout se qui est dit dans l’article sont de très bons conseils et le temps vient à bout de tout.

    Continuez comme ça Team ADS

    • Sylvain dit :

      Hello Pierre,

      Merci à toi! Effectivement, en cas de rupture, Facebook, c’est une vraie vacherie. Et je crois que ça n’aide pas à accepter les choses bien au contraire.

      Quand tu cherches des infos sur ton ex, dans un sens, tu te dis qu’elle va revenir etc. C’est que tu n’as pas encore switché mentalement. Mieux vaut prendre ce temps et revenir sur les médias sociaux quand tu as la certitude que tu ne veux plus être avec elle ;) Mais tu as su bien rebondir! Merci pour ton témoignage!

  • Eaglewoods dit :

    Yo la team!
    Alors je vous raconte vite fait , en gros , une fille s’était intéressé à moi , en soit la base elle ne m’attirait pas mais bon.. puis je suis quand même sortit avec elle un mois et demi et quand ça s’est finit et qu’elle a rompu, je me sentais libéré les 10 premières minutes avant de réaliser et de tomber dans une profonde tristesse malgré tout , j’ai beau lire tout les articles sur comment oublier son ex , rien n’y fait , il n’y a que ma haine qui arrive à me faire rationnaliser mais le pire c’est avoir l’idée qu’elle se mettra avec quelqu’un d’autre, je sais que c’est bien évidemment inéluctable mais cette pensée me torture 😩

  • Eaglewoods dit :

    Yo la team!
    Alors je vous raconte vite fait , en gros , une fille s’était intéressé à moi , en soit la base elle ne m’attirait pas mais bon.. puis je suis quand même sortit avec elle un mois et demi et quand ça s’est finit et qu’elle a rompu, je me sentais libéré les 10 premières minutes avant de réaliser et de tomber dans une profonde tristesse malgré tout , j’ai beau lire tout les articles sur comment oublier son ex , rien n’y fait , il n’y a que ma haine qui arrive à me faire rationnaliser mais le pire c’est avoir l’idée qu’elle se mettra avec quelqu’un d’autre, je sais que c’est bien évidemment inéluctable mais cette pensée me torture..

POSTEZ VOTRE COMMENTAIRE




(Ne sera pas publiée)