Field Report 10 : Amandine, la fille du râteau dans la piscine

Publié dans Field Reports par Eros

rateau piscine Field Report 10 : Amandine, la fille du râteau dans la piscine

Mon premier Fail Report: le field report qui sent la défaite…

Cet été, on m’a envoyé en mission pour un client sur la Côte d’Azur. Mes boss me réservent l’hôtel, on est toute une équipe parce qu’on doit déployer un gros programme informatique.

On ne sort pas de la semaine, mais le vendredi soir, avant de repartir à Paris, on se dit que ce serait bête de ne pas sortir alors qu’il recommence enfin à faire beau.

Tous mes collègues se sapent bien, je fais ma part du boulot.

Un collègue trouve des invitations pour une soirée sur un bateau, on le suit les yeux fermés.

Soirée normale. Il y a des filles (Amandine et Melinda), on les aborde, on discute avec elles un verre à la main :

Eros : “- Salut, qu’est-ce que vous faites ici ? C’est notre soirée et on ne vous connaît pas, vous êtes des squatteuses ?
Elles : – Ah, c’est vous les organisateurs ? Sympa la soirée ! On croyait que c’était Mike l’organisateur !
Eros : – OK, on veut partir sur de bonnes bases avec vous, on n’est pas vraiment les organisateurs. On est venu pour passer une nuit de folie parce que demain nous devons rentrer à Paris. »
(Autant ne pas leur mentir sur toute la ligne si on veut faire plus ample connaissance)

Elles : – « Ah ok ! Et vous faites quoi à Paris ? »
(la question inévitable : ton job, c’est la manière la plus rapide de te coller une étiquette qui la rassurera. Et une bonne manière aussi pour lui permettre de sonder la profondeur de ton portefeuille).

Eros : – « Je suis réparateur de gourdes. Les gens viennent me voir avant les vacances pour réparer leurs gourdes pour les randonnées. Je bosse deux mois par an à peu près, et le reste de l’année je joue de la Air guitar. »
(Ramassis de conneries, donc, pour éviter de rentrer directement sur les sujets chiants.)

Elles : – « Air guitar ?
Eros : – Ouais, Air Guitar ! C’est un vrai sport ! Tu joues de la guitare dans le vide, tu fais des figures, tu mets le son à fond ! Tu sais que c’est un Français qui est champion du monde ? C’est un pote à moi ! »
(Tout est vrai, sauf la partie “pote à moi”).

Elles :– « Ah, ça a l’air marrant ! Nous on est pharmaciennes… C’est moins glamour que le Air guitar mais ça sauve des vies…
Eros : – En parlant de sauver des vies, ça ne vous dirait pas de sauver la vie de trois beaux gosses ? On n’a pas trouvé d’after et notre hôtel n’est pas le meilleur lieu pour faire la fête à 5 heures du mat’…

Elles : – On n’a qu’à continuer autour de la piscine chez nous, on a une villa dans les hauteurs…
Eros : – Mais ça ne va pas gêner vos mecs ?
Elles : – Non, ça va, ils ne sont pas jaloux »
(à savoir : les mecs étaient deux, les filles quatre, donc deux filles étaient en couple)

Mine de rien, leurs verres à la main, elles se collent à nous et continuent de parler de leur villa, de leur piscine, de la suite de la nuit. Un de mes wingman est super chaud pour y aller, l’autre non.

Selon lui, ça sent le plan foireux au bout du monde… On quitte la soirée en prenant le numéro des filles, et on leur dit qu’on les rappelle dans 10 minutes, le temps de manger un sandwich. Notre pote décide de partir sarger dans les rues, tout seul. Nous décidons de rejoindre les filles.

Là, la galère absolue commence.

Plus de batterie dans les téléphones. Comment on va faire pour les appeler ? On trouve un magasin de lunettes de soleil encore ouvert, et on reste dix minutes comme des glands à charger les portables (on avait pensé à prendre les chargeurs dans un sac…)

On se dit que la politesse élémentaire requiert qu’on les rejoigne avec quelque chose : deux bouteilles de rosé à 48€. J’appelle ça du vol, mais vu l’état dans lequel nous étions déjà, on ne l’a pas senti passer…

On cherche un taxi avec mon wing : rien. C’est quoi cette ville ? Quand finalement on en voit un, on court pour l’attraper et en même temps deux brunes sublimes débarquent pour nous le voler.

Dans un anglais parfait, elles nous proposent de le partager, si nous allons dans la même direction. Il se trouve que oui.

Dans le taxi, ces deux merveilles nous apprennent qu’elles sont Allemandes, en vacances dans une villa sans leurs parents. La configuration dans le taxi est pourri : fille 1, fille 2, Eros, wingman. Je parle avec la fille 1, mon wing avec la fille 2.

Elles sont passablement éméchées, et arrivées à destination, fille 2 déclare “Ich liebe les Français” en roulant de grosses pelles à mon wing.

Pendant qu’il roule des pelles à la jeune allemande, je prends le Facebook de la plus âgée, sa grande sœur en fait. Je la reverrai peut-être plus tard.

En route vers la villa pour retrouver Amandine et Melinda.

60€ de taxi. Ca fait mal, mais les deux filles nous attendent au niveau du portail avec des bières à la main. On arrive, on s’installe. Deux couples d’amis à elles dont aussi dans la villa. On visite la villa sans moyen d’isoler les filles. Dur…

On finit par tous se poser autour de la table dehors pour boire un verre. On décide très rapidement de faire monter la température en se jetant dans la piscine.

Là, on sait qu’on perd Melinda. Elle va se coucher. On se retrouve donc dans la configuration suivante : Eros, Amandine, wingman.

Dit comme ça, ça fait un peu sandwiche dans la piscine… Rien, elle ne réagit pas aux jeux dans l’eau, n’est pas tactile. Comment faire ? On va tenter l’épuisement alors…

On retourne autour de la table, on perd un couple. On n’est donc plus que 5 autour de la table avec le couple restant, Amandine et le wingman…

Sur ma demande, elle vient s’asseoir à côté de moi, pour qu’on puisse se parler sans hurler, la table était longue. Je tente une feinte “comme au cinéma”, je laisse traîner ma main pour atteindre sa cuisse.

Quand je frôle sa cuisse, elle la retire immédiatement… Game over ? Cinq minutes après, elle annonce qu’elle part dormir, je l’accompagne jusqu’à sa chambre pour tenter de la faire rester (officiellement, pour de vrai c’était pour l’isoler dans sa chambre). Rien ne fonctionne.

On se retrouve, la queue entre les jambes, mon wing et moi, pendant que le dernier couple va se coucher. Ils nous proposent de rester dormir dans le salon.

Coup de bluff final, mon wing envoie un texto à Amandine pour lui dire de nous rejoindre dans le salon pour nous raconter une histoire, parce qu’on a peur des fantômes. Rien n’y fait.

Le taxi du retour nous coûtera 100€. Total de la soirée : 208€ pour rien. Débiles. Losers.

Les enseignements de ce field report

1 : Ne pas hésiter. L’hésitation vous tuera. On ne savait pas si on allait les suivre ou rester avec notre collègue, l’ambiance a eu le temps de retomber. Le temps qu’on les rejoigne, on a perdu plus d’une heure. L’envie n’était plus la même chez elle. “Il faut battre le fer quand il est encore chaud”.

2 : Lire les signes ! Allo ! Ça n’a choqué personne ces Allemandes qu’on abandonne en cours de route ? Lorsqu’on s’est couché mon wing et moi, on avait envie de se gifler. Comment a-t-il pu laisser un ONS aussi facile lui filer sous le nez ? Soyez flexibles… Nous aurions dû l’être, voilà ce que ça nous a coûté…

3 : Social pressure, peer pressure : Amandine, pourquoi nous a-t-elle dégagés ? On ne le sait pas vraiment. Elle était motivée sur le bateau, à cause de l’alcool ? De la musique ? Peut-être voulait-elle notre pote qui n’est pas venu ? Peut-être ne voulait-elle pas choisir entre mon wing et moi ? Peut-être avait-elle peur de la réputation qu’elle allait avoir auprès de ses copines ? Peut-être que Melinda lui a dit avant de se coucher qu’elle voulait mon wing ou moi mais pas ce soir ?

Bref, on reste dans le flou. Mauvais timing, plantage, “quand ça veut pas, ça veut pas”…

Si c’était à refaire, soit on repartirait directement de la soirée à la villa, dans les mêmes taxis que le groupe “villa”, soit on s’arrêterait avec les Allemandes.

Désolé d’avoir été aussi long, mais un field report “FAIL”, ça demande aussi des explications ! Si quelqu’un sait où on s’est planté, qu’il nous appelle !

Eros, pas content…

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Bann TechniqueAstucieuse v2 Field Report 10 : Amandine, la fille du râteau dans la piscine
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44 COMMENTAIRES
  • loulou dit :

    ben 3 erreurs eros
    exactement ton analyse :
    1) vous avez laissé retomber l ambiance. les filles sont très sensibles au timing. Si on ne respecte pas un timing exemple retard de 25 min sur un rendez-vous c’est sûr que l’on se complique la tache pour le reste de la soirée.
    2) Ne pas avoir été souples en changeant d’objectif ( les allemandes). Il faut être sans pitié car rien n’est sûr avec les filles donc il faut profiter des situations mieux engagées.
    3) A mon avis: vous n ‘avez pas fait un debriefing entre vous pour évaluer vos chances avec chacune des filles. C’est couillon comme truc mais ça permet d’analyser « qui » à vraiment une chance avec « qui ». Les filles montrent généralement rapidement vers quel mec elles sont attirées.
    Super article

  • Sanscommentaire dit :

    Wep,vous avez merder au premier time. Foncer! ètait la solution. Car,« une occation non profitée est un péché :D » et vous aviez game over en refusant de partir dès le début. Clic!

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