Geek et PUA à la fois : êtes-vous datasexuel ?

Publié dans Draguer sur internet par Sélim le 10/09/2012

datasexuel Geek et PUA à la fois : êtes vous datasexuel ?

Alors que le métrosexuel est préoccupé par son style vestimentaire, sa coiffure ou son parfum, son équivalent numérique a vu le jour.

Dominic Basulto lui a donné un nom, datasexuel, et une définition: « Le datasexuel est continuellement connecté, enregistre de façon obsessionnelle tous les aspects de sa vie et pense que ces données sont sexy. En fait, plus les données sont nombreuses, plus il les considère comme sexy », nous apprend ce consultant américain chez Bond Influence. Son article « Meet the Urban Datasexual » fait le buzz depuis sa parution.

Comment profiter de cette tendance pour séduire la fille de vos rêves ? Rendez-vous à la fin de l’article pour nous dire si vous êtes ou non un archiviste sexuel !

La collectionnite aigüe

De tout temps certains players ont été atteints par la collectionnite aigue. Faire une collection de filles ! Ou ont été contaminés par la sale manie des listes. Un matin, ils se réveillent et se disent : « Oh, je vais faire une liste de toutes les filles que j’ai allongées ».

Naze ou génial, ça doit rester dans la sphère privée à mon avis. A partager avec votre meilleur pote au plus. Et vos FR sur le forum, si vous voulez !

Le premier grand listeur datasexuel, c’est Don Juan.

Le second qui me vient à l’esprit, c’est Nick, le type qui avait écrit un bouquin « Des souris et un homme ». A coup de statistiques et de détails précis, il publiait les 52 fiches techniques des femmes qu’il avait rencontrées en un an.

L’intérêt ? Outre ces fiches techniques de targets tombées au combat, Nick nous apprenait à draguer sur Meetic en nous donnant ses meilleurs conseils. Il avait vécu, puis il théorisait et partageait ses connaissances pour nous apprendre à draguer sur internet.

Ca a probablement contribué au succès des sites de rencontres. Si lui y arrivait, tout le monde pouvait réussir. Chacun pouvait désormais établir ses propres statistiques privées.

Combien de brunes ? Combien de blondes ? Combien de rousses ? Combien de grandes ? Combien de grosses ? Combien d’ONS ? Combien de LTR ? Combien de rendez-vous pour la voir nue ?

Avec Excel, les possibilités de filtres et de combinaisons sont vastes pour le datasexuel. Les histoires potentielles sans fin. C’est d’ailleurs armé d’un bon Excel que vous vous rendrez compte que les filles ne sont pas toutes les mêmes !

Des bons outils de statistiques privées

Laissez-moi vous présenter un autre outil du datasexuel : Bedpost, pour enregistrer les détails de votre vie sexuelle.

BedPost est un bon outil de tracking. Le tracking, le reporting, tous ces mots en « ing » dérivés du langage du business, c’est merveilleux ! L’idée de BedPost, c’est de vous offrir un calendrier en ligne où vous pouvez mettre une petite croix quand vous couchez avec une fille.

Au fil des mois, ça vous permet de voir si vous êtes plutôt lundi ou vendredi, plutôt début de mois ou fin de mois (et d’établir un lien entre l’état de vos finances et votre vie sexuelle ?).

Notre excellentissime lecteur et contributeur R., l’infatigable auteur de Séduire et voyager a attiré notre attention sur un autre concept, celui des flags, (les drapeaux en VF).

Vous savez, le datasexuel est un homme de statistiques et de défis:

  • Coucher avec des filles dont le prénom commence par un A, puis un B, jusqu’à Z (bonne chance). Se taper l’alphabet tout entier, j’en rêve encore…
  • Se taper une fille dans chaque département de France
  • Coucher avec des filles d’1,50m à 1,92m.
  • Coucher avec des filles de 45 à 110 kg.
  • Coucher avec des filles de Bac-3 à Bac + 12
  • Coucher avec toute la liste des métiers de l’INSEE.
  • Conclure avec des filles de 17 à 77 ans.
  • Coucher avec une fille de chaque rue de Paris. (Bon courage là aussi)

Mais le flag, c’est encore plus beau, plus grand, plus ambitieux : coucher avec une fille de chaque pays ! Le site : Flaggingheadquarters.com est très marrant, avec une vraie constitution !

Que vous décidiez de vous attaquer à ces défis, ça ne me choque pas plus que ça. Mais que vous décidiez de tout révéler publiquement, c’est un peu plus compliqué. Il faut savoir cultiver votre jardin secret. Ce qui suit est le contre-exemple parfait du datasexuel.

Des statistiques publiques pour être sexy

L’appli Runkeeper fournit des données sur vos runs. Les kilomètres que vous avez parcourus en jogging ce matin. Bravo ! 5 km en une demie-heure ! Pratique pour vous fixer des objectifs et suivre vos performances à la trace.

L’appli Foursquare pour la géolocalisation : vous gagnez des points et des badges dans une grande compétition où celui qui voyage le plus gagne. Foursquare vous permet de « check-in » comme l’enregistrement des bagages à l’aéroport, mais dans TOUS les lieux.

Un bureau de tabac, votre bureau, un bar branché, un restaurant hors de prix, votre salle de sport, votre appartement : vous pouvez signaler TOUS vos déplacements.

Tout ça, ce sont évidemment des data qui sont stockées précieusement, en attente d’être revendues à des marques, ne soyons pas naïfs. Facebook Places, c’est le même principe.

Mais concrètement, pourquoi donc divulguez-vous ces données ? Parce que ça vous rend sexy et désirable.

  • Certains mecs décident de partager leur courbe de poids quand ils sont en phase de sèche.
  • Certains mecs décident de ne check-in que lorsqu’ils sont en vacances dans des endroits de folie, pour rendre les autres jaloux.
  • Certains mecs s’inventent des vies en se géolocalisant dans des boîtes où ils n’ont aucune chance de rentrer, dans des restaurants où la carte est hors de prix.
  • Certains en postant des infographies de tous leurs amis aux quatre coins du monde.

Sur Internet, le partage de données personnelles avec nos amis ou des inconnus satisfait notre ego tels des « narcisses numériques » qui aiment se pavaner devant les miroirs virtuels du net.

Faiblesse du datasexuel en séduction

Concrètement, c’est l’affrontement du Social Proof contre le mystère.

Si tout est en ligne, de la photo de votre petit-dej au nombre de calories ingurgitées au quotidien, de vos réunions à vos exploits nocturnes en passant par vos exploits sportifs, pourquoi aurait-on envie de vous connaître ?

Vous en dites déjà trop en ligne, vous ne laissez plus aucune place pour le mystère !

Certains sites proposent déjà de partager le montant de vos achats sur les réseaux sociaux. « Cool, je viens de m’acheter un sac à 3500€ », «Génial, je viens de réserver mes billets pour New-York demain à 1200€».

Plus aucune limite, plus aucun secret à cacher, la transparence du datasexuel risque fort de nuire à son potentiel d’attraction…

Et vous, ça vous inspire quoi, cet exhibitionnisme en ligne ?

Etes-vous du genre à faire un suive détaillé de vos «statistiques» de close ou vous vous en foutez ?

Sélim

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55 COMMENTAIRES
  • slafol dit :

    Je suis pas du tout accro aux réseaux sociaux. J’y vais de temp en temp pour parler avec les potes. Moi je préfère draguer dans la rue, en boîte, café … et à la plage. D’ailleurs la première fois que j’ai dragué une fille, c’était à la plage ^^ sa fait assez longtemps mais sa restera un de mes lieux de dragues préférés ;) Je trouve aussi que c’est mieux de garder son jardin secret. J’aime pas que tout le monde voit ma vie privée sur les réseaux sociaux. Des fois on peut même salir notre réputation par derrière sur une quelconque info sur nous. Je trouve pas terrible cette idée de datasexuel. Franchement pour le social proof, le direct live est plus recommandé. Idem pour la drague. Derrière un PC, je trouve moin de plaisir. Ceci n’est que mon point de vu évidemment ^^ d’autres pourront dire le contraire et je respect le point de vu de chacun.

    Sinon comme d’habitude, très bonne article ;) Et salut à toute l’équipe d’ArtDeSéduire :)

  • un petit suisse dit :

    Je trouve le contraste entre cet article et le précédent (la curiosité, l’arme fatale pour parler aux filles et les séduire…) très intéressant!
    A mon avis, l’exhibitionnisme en ligne n’est pas la bonne solution pour séduire.
    Cependant, si on assemble curiosité et un peu d’exhibitionnisme en ligne, cela peut donner des situations assez inattendues. Je m’explique:
    il y a peu, je suis parti avec des potes à Bali… J’étais à l’aéroport de Genève et pour me la péter je voulais écrire sur Facebook: »En route pour l’incroyable Bali!!! », il en est sorti, avec le dictionnaire: »En route pour l’incroyable Paradis!!! ».

    15jours plus tard, 3 messages de filles que je connaissais à peine qui me disent: »t’as été ou?! T’as fais quoi?… »
    Réponse de ma part: » Viens on va boire un café et je te raconte, c’était incroyable!!! ». GAME ON!^^

    La curiosité, quel vilain défaut..Mais parfois si utile (surtout si on sait bien s’en servir)!

    A bientôt,

    Un petit suisse.

    • selim dit :

      D’accord sur la bonne utilisation !
      Vive la correction automatique dans ce cas-là !
      Et alors, à la fin ? Elle se finit comment ton histoire ?

  • un petit suisse dit :

    @selim

    L’une, je suis allé boire une verre avec elle. Au fils, de la discussion j’ai bien compris qu’elle voulait vraiment une LTR alors j’ai pas insisté plus que ça…
    Je pense qu’un PUA aurait surement réussi à avoir un ONS mais il me manque encore quelques cartes dans mon jeux pour réussir à séduire une fille avec qui je ne veux rien de plus qu’un ONS. C’est peut être aussi que je n’ai pas le coté dark seduction aussi développé que EROS!!!!:-)

    La deuxième, on s’est vu 1 semaine après que je sois rentré à un anniversaire d’une connaissance en commun. je fini la nuit en bonne compagnie!^^

    Et pour la troisième, elle est partie en année sabbatique à Shanghai, c’était 3jours avant que je rentre de Bali. Au moins, si je passe par Shanghai j’aurai un point de chute…

    A bientôt,

    Un petit suisse.

  • Kemiko dit :

    Bonjour ADS,

    Tenez, je viens de tomber là-dessus et cela m’a immédiatement fait penser à ce récent article => http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2012/09/12/shopping-adopteunmec-com-ouvre-une-boutique-a-paris-et-met-les-hommes-en-vitrine/ ou le datarelationnel poussé à l’extrême!

    Enjoy,
    Kemiko

  • Kemiko dit :

    Re,

    Hahaha Sélim! je pense y aller aussi, histoire de développer mon esprit critique et de vivre (I hope) une expérience enrichissante. Et… si, par le plus grand des hasards, je t’aperçois en vitrine, m’autorises-tu à immortaliser la pause? :P

    Amicalement,
    Kemiko

  • drilouu dit :

    Personellement, mieux vaut maintenir le mystère qui nous rend attractif.
    Comme je l’ai souvent pensé: être entièrement à « découvert » aux yeux des filles, c’est comme quand on a fini une barre de snickers (ou de twix comme vous voulez); il ne reste plus rien d’intéressant, il ne restera que le déchet qu’on jètera à la poubelle.
    Donc je préférerais rester distant par rapport à ces sites qui nous dévoileraient un peu beaucoup..
    Est-ce un bon conseil? Je ne sais pas.
    Ps. Faites ce qui vous semble le mieux, mais réfléchissez objectivement..

  • drilouu dit :

    Ça ne veut pas dire que je ne suis pas dans certains réseaux sociaux!! Quoiqu’il en soit, mieux vaut ne pas trop s’exposer. Et on n’a pas forcément besoin de réseaux sociaux pour être sociable :)

  • drilouu dit :

    @lex
    merci pour ton avis avisé.

  • GeoffCarabin dit :

    Ca fait plaisir de voir que je suis pas seul à vouloir découvrir l’intimité de chaque pays ;)
    Cette e-exhibitionnisme démontre plus, je pense, un mal être et un manque de confiance en soi qu’autre chose.
    Le mystère, c’est la clé ^^

    Merci pour cet article, je ne connaissais pas ce terme de datasexuel

    • selim dit :

      On découvre les dernières tendances avec vous, et on les partage !
      C’est ça le but d’Artdeseduire, la découverte et le partage de l’univers de la séduction GeoffCarabin !

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