Quelle Est La Meilleure Phrase D’Accroche Pour Aborder Une Fille Dans La Rue ?

Publié dans Aborder une fille par
ArtDeSeduire.Com

aborder une fille dans la rue Quelle Est La Meilleure Phrase D’Accroche Pour Aborder Une Fille Dans La Rue ?

« Mais qu’est-ce que je lui dis ? », « Mais qu’est-ce qu’elle va penser ? »

Voici typiquement les deux questions qui paralysent 95% des mecs quand il s’agit d’aller parler avec une inconnue qui passe à quelques mètres d’eux et qu’ils ne reverront jamais plus quelques instants après.

Pourtant, est-ce si compliqué de démarrer une conversation avec une fille qui vous plaît ? Personne n’a dit que c’était facile, mais il se pourrait bien que les choses soient beaucoup (beaucoup) plus simples que vous ne l’imaginiez…

 

Quand vient le moment de faire le premier pas vers une femme, le monde se divise en deux catégories : il y a d’un côté ceux que cela déstabilise, ébranle, fait chanceler, et de l’autre ceux que cela déstabilise, ébranle, fait chanceler au point d’être incapables de faire quoi que ce soit.

Et lorsqu’il s’agit de faire le premier pas dans la rue, c’est encore pire.

Prenez exemple autour de vous. Combien d’hommes parmi votre entourage (et même de votre entourage éloigné) ont déjà ne serait-ce qu’une seule fois pris le « risque » d’aller faire connaissance avec une fille croisée au hasard sur un boulevard ou dans un centre commercial ?

Plus encore que la bagarre ou prendre la parole en public, la drague de rue c’est LE truc qui pétrifie les hommes de 7 à 77 ans.

Pourtant la rue c’est la vie.

La rue c’est une chance inouïe d’échapper à l’entre soi professionnel qui finit par vous imposer son lot de partenaires par défaut.

La rue c’est une chance sans pareil de sortir de son milieu social et de rencontrer des partenaires d’une origine différente de la vôtre.

La rue c’est une chance incroyable de vous affranchir des bars, boîtes et autres applications où les femmes jouent à domicile pendant que vous attendez au bord du terrain habillé du maillot de remplaçant (ou de remplacé).

Mieux, draguer dans la rue c’est vous inscrire dans la grande tradition de l’exogamie monogamique à la française, c’est faire de vous le continuateur de ces vielles mœurs latines qui accordent toute leur importance au verbe dans le rapport aux femmes, c’est refuser que le vivre-ensemble déjà bien mal en point ne se réduise à des échanges encore plus robotisés.

Enfin draguer dans la rue c’est faire fi de toute cette vague de pseudo-féministes et leurs campagnes de « harcèlement de rue » qui conjugué à toutes les sauces finit par de plus rien vouloir dire du tout.

[Il faudra quand même un jour s’accorder sur ce qu’est le « féminisme », terme fourretout confisqué par une minorité de femmes aux capacités cognitives pas franchement jalousées.]

Ben ouais être capable de draguer dans la rue c’est porter ses c******* assumer ses envies et refuser d’être une feuille morte à la merci du oui des autres.

Si personne ne prône d’occuper ses journées à errer dans la ville et accumuler jusqu’à plus soif des interactions fades et sans saveur (un lifestyle de qualité et un minimum de goût dispensent de sauter sur toutes les filles qui bougent), être capable de séduire dans le rue se doit d’être une corde à votre arc.

LE BON LOOK, LA BONNE ATTITUDE

Avant même d’ouvrir la bouche, vos efforts doivent porter sur 2 éléments clefs : votre allure et votre état d’esprit.

C’est à partir de votre syle que va se forger en grande partie votre image pour la suite de l’interaction.

Une présentation au-dessus de tout soupçon (nul besoin de vous habiller comme un paon, mais respectez les règles de base de l’élégance*) est d’autant plus indispensable dans la rue où vous devez coller au plus près d’une certaine normalité sociale – il est déjà assez « anormal » (au sens inhabituel) pour une fille de se faire aborde par un inconnu, pas besoin d’en rajouter.

* Pas de survêt’/casquette, mais fringues ajustées et repassées, pilosité en ordre de bataille…

C’est à partir de votre état d’esprit que va se modeler l’interaction.

Avant même de vous demander si vous allez plaire à cette fille ou d’envisager de prendre son numéro, fixez-vous comme objectif premier de lui faire passer un moment agréable, d’être une bulle de champagne dans sa journée.

On ne le répétera jamais assez : séduire c’est distraire. Et distraire c’est avant tout adopter la bonne mentalité (positif/ souriant/ ouvert).

En contrepartie de vos efforts, attendez-vous à… ne rien recevoir du tout. Une personne qui ne vous connaît pas et qui ne vous a rien demandé ne vous doit absolument rien, et encore moins une fille qui passe dans la rue.

Votre seule récompense pour avoir bravé les océans sera ici de vous éviter rêveries et regrets quand vous rembobinerez le film de votre journée avant d’aller vous coucher.

[À lire sur un sujet pas si éloigné : 26 Techniques Utiles et Efficaces pour Dégager une Excellente Première Impression]

LE MEILLEUR OPENER ? NO OPENER

Si l’expérience prouve une chose, c’est bien que les femmes ne se souviennent QUASIMENT JAMAIS de la première phrase qui leur est adressée.

Du coup inutile d’engloutir des pelletées d’articles sur l’art de l’opener, cela ne fait que rajouter de la pression là où vous en avez déjà plus qu’assez. Un 10/10 d’entrée de jeu n’est absolument pas nécessaire pour arriver à vos fins – limite le bon opener c’est celui que vous avez oublié sitôt prononcé.

Au contraire une phrase d’accroche un peu trop léchée (de celles que l’on lit dans les livres ou que l’on entend dans les films) peut vite paraître suspecte à leurs oreilles, car trop maîtrisée pour être honnête.

Ceci posé, revenons au principal problème rencontré par les hommes : que peut-on bien raconter à une fille au premier contact ?

(Sous-titre : sans être confondu avec un lourd, tout en donnant une bonne image de soi, et faire qu’elle se sente à l’aise…)

Si vous avez la bonne ligne au bon moment, n’hésitez pas, mais si, et c’est plus probable l’inspiration se fait attendre, contentez-vous d’un très sobre : « Salut, je t’ai vu marcher, j’ai eu envie de venir te parler. J’aime beaucoup comme tu es habillée. »

Ou : « Salut, on vient de se croiser. J’ai vraiment eu envie de parler avec toi. Je te trouve un peu différente. »

Ou encore : « Salut, j’étais assis à la terrasse avec des amis. Je me suis dit qu’il fallait que je vienne te parler. Je trouve que t’as vraiment ton style. »

Etc., etc.

L’idée vous l’aurez compris c’est : 1) Dire bonjour 2) Contextualiser la situation 3) Affirmer vos intentions sans trop en faire (vous n’êtes pas un amoureux transi, vous ne bradez votre valeur).

C’est clair, c’est net, et chacun sait pour quoi il est là. On ne s’excuse pas, on ne trouve pas un prétexte à la noix, on ne lui attrape pas le bras, on n’arrive pas par derrière, on le lui bloque pas le passage non plus, tout au plus s’arrête-t-on au moment de lui parler pour qu’elle fasse de même.

Certes les chances sont assez inexistantes pour qu’elle s’extasie là tout de suite face à votre démarche, mais au moins vous avez établi un pont et affiché vos intentions (vous ne passez ni pour un type sorti de prison le matin même, ni pour un témoin de Jéhovah), ce qui est l’objectif principal.

La partie peut alors commencer.

LE VRAI CHALLENGE ? INSUFFLER DE L’ÉNERGIE DANS L’ÉCHANGE

C’est LE gros problème de cette approche qui n’en est pas une : savoir ensuite enchaîner et faire monter la sauce.

Là encore rien d’extrêmement compliqué pourtant. Si vous n’avez pas grand-chose en tête, évoquez avec votre target LE sujet qui l’intéresse le plus : elle-même – ici ses fringues, où elle va, ce qu’elle aime faire les longue soirées d’hiver… gardez les questions Wikipédia (âge, métier, signe du zodiaque, groupe sanguin) pour le plus tard possible.

Bon attention l’idée n’est pas de devenir son meilleur ami gay, mais de la laisser semer quelques petits cailloux sur lesquels vous pouvez rebondir afin de créer une dynamique de conversation, puis in fine reprendre la main – il s’agit quand même à un moment donné de faire étalage de votre valeur.

Autre angle d’attaque, mettez habilement en scène votre acte de bravoure :

  • Confiez lui que vous êtes nul sur Tinder, et enchaînez avec le sujet des sites rencontres en gardant sous-jacente l’idée que vous, vous ne vous cachez pas derrière un écran.
  • Louez les vertus de votre spontanéité : mieux vaut une rencontre impromptue que le coup de la main moite glissée sous la table par son « gentil » collègue de travail qui rêverait d’être « plus qu’ami ».
  • Exposez-lui la difficulté des mecs bien élevés à venir voir une fille « comme elle », et que le vrai courage consiste à surmonter ses peurs.

Les relations hommes-femmes constituent toujours un excellent sujet de discussion entre les hommes et les femmes.

[Ou pour citer Balzac : « Parler d’amour, c’est faire l’amour. »]

ET SI ELLE DIT NON ?

Vous le savez chez les femmes, les « oui » et les « non » sont des valeurs tout à fait relatives.

Toujours est-il qu’il y a des non (ou des comportements qui veulent dire non) qui ne trompent pas. Si elle ne s’arrête pas, ne vous regarde même pas ou prétexte un copain (réel ou imaginaire), ne vous pose pas une seule question en retour, souhaitez-lui sans délai une bonne journée avec le sourire.

Certes, prendre un stop avant même d’avoir pu dérouler son game est extrêmement frustrant, tout comme être mis dans le sac des siffleurs/forceurs par une personne qui d’un coup d’un seul devient froide et hautaine, mais gardez votre bonne humeur vous devez (aucune exception tolérée).

De un, parce qu’encore une fois personne ne vous a rien demandé. De deux, parce que si vous n’êtes pas capable de prendre un râteau IRL, retournez sur votre smartphone, votre énervement de petit garçon ne fera que vous plongez dans une spirale de négativité pour la suite.

Bien entendu, si vous prenez un non qui a les airs et la chanson d’un shit test, pas question de déposer les armes sans avoir livré bataille. Plutôt que de vous braquer, voici quelques options :

  • Si elle vous balance un joli jab, flattez sa répartie, puis confiez-lui que vous appréciez particulièrement les femmes qui ont de l’indépendance de caractère (un compliment qui vous complimente).
  • Demandez-lui benoîtement si quel que soit le domaine, elle éprouve un quelconque respect pour les gens qui s’arrêtent au premier non.
  • Faites-lui remarquer que dans les films quand les deux personnages principaux ne s’entendent pas au début, c’est bon signe, ils finissent toujours ensemble.

Oh et pour conclure, si elle se montre disponible et intéressée, de grâce ne lui proposez pas de prendre un sempiternel et éculé « café », mais plutôt un chocolat chaud, un thé à la menthe, une tarte aux pommes…

Offrir de la valeur ajoutée commence aussi par ce genre de petits détails.

 

Aurélien. « Mon ring c’est la rue » Rocky V. Tous mes articles ici.

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56 COMMENTAIRES
  • Lenal'airderien says:

    Hello,

    Vous savez chez les femmes « Les oui et les non sont des valeurs tout à fait relatives….

    Il vient de mettre le point sur la problématique du « oui  » et « non »….

    Désolée, mais c’est souvent les femmes qui se donne le bâton pour se faire battre ….Un « non » avec un petit air de dire « oui » …. Le mec pensera qu’il y a « moyen »…

    Si un homme aborde une femme , elle lui dit non avec un petit sourire en coin , il comprendra que c’est peut être un oui . Un « NON » c’est ferme et définitif il y a le ton employé et l’intonation de la voix…/

    J’ai pas été plus loin c’est une histoire de « compréhension du oui ou du non  » …. La majorité des hommes pensent qu’un non peut se transformer en oui quand tu insistes lourdement et que tu deviens relou et souvent ils arrivent à leurs fins ….

    Il faudrait une éducation du « non » chez les femmes pas un non , mais peut être qu’en insistant c’est possible que…. C’est ça le gros problème.

    Lenaenmodenonc’stnon!!!

    • Aurélien says:

      Salut Lean,

      Les hommes et femmes ne se comprendront jamais vraiment… mais ça vaut toujours le coup d’essayer.

    • cassandre says:

      @ Aurélien,

      Mon fils de cinq ans comprend parfaitement quand je dis « non ». Qu’est-ce qu’un enfant peut comprendre qu’un adulte ne pourrait pas (sauf à se faire des films) ?

      « Oui » et « Non » ne sont pas des valeurs relatives, mais des adverbes (:-)) et leur sens est clairement défini dans le dictionnaire.

      Sinon, c’est tout ce que je trouve à dire. Si tout le monde se comportait comme tu le conseilles, ce serait déjà un net progrès. Ce qui est gênant, ce n’est pas d’être abordée dans la rue (on peut l’être par quelqu’un qui cherche son chemin, demande l’heure ou du feu), mais c’est d’être agressée verbalement, suivie, de subir les gestes déplacés ou les paroles bien lourdes.

      @ Lena,

      Je pense que ça vient de plus loin et de l’éducation. La génération des enfants rois (filles ou garçons) à qui l’on n’a jamais dit « non » et à qui l’on n’a jamais appris à gérer les frustrations ne peut que donner des adultes tyrans. Quand ils étaient petits, ils ont appris que : non + gros caprice = oui. Adultes, ils pensent que non + agression verbale = oui.

      Ça va avec ton constat sur les incivilités en général. Dans leur esprit « l’autre » n’existe pas, ou seulement pour leur procurer une satisfaction immédiate.

    • AL says:

      @Cassandre :

      Dans l’ordre :
      – Ton fils est soumis à ton autorité. Il n’a pas d’autre choix que de comprendre le « non », sa survie en dépend, puisqu’il dépend de toi. Un(e) inconnu(e) avec qui tu n’as aucun lien a d’autres priorité, une autre optique de la relation possible avec toi. Ne te devant rien, la personne n’a aucune raison d’obéir à ta volonté au première abord puisque vous êtes sur un pied d’égalité, vos deux volontés se valent. Les deux sont légitimes. J’ajouterai qu’une personne qui, toute sa vie, a subi l’autorité d’autrui pourra simplement contester la tienne par effet de ras-le-bol, parce que tu auras été son 15000e « non », le « non » de trop.

      – Pour ce qui est des « enfants rois », j’ai longtemps considéré que c’était le problème de ma génération. Mais en fait, j’ai pu observer depuis quelques années que les gens les plus chiants, les plus exigeants, avaient tous plus de 60 ans. J’ai donc tendance à penser que les jeunes qu’on qualifie aujourd’hui d’enfants rois reproduisent bien souvent, tout simplement, le comportement de leurs parents qu’ils ont observé à la maison enfants.

      – L’expérience m’a également appris une chose : parfois, dire « non » à quelqu’un va poser plus de problème que d’avoir accepté sa requête. Je n’ai pas le temps de développer, mais maintenant, à chaque fois que j’ai envie de dire non à la demande de quelqu’un, je me pose la question « qu’est-ce que ça me coûterait vraiment de lui dire oui ? ». Les réponses m’apprennent toujours bcp sur moi-même derrière.

      Enfin, j’ai une bonne alternative au oui / non immédiat : « Je vais voir ce que je peux faire. Je ne garantis rien, mais je vais tenter de faire au mieux ». ça prend toujours la demande de ton interlocuteur en considération (= tu lui signifie qu’il existe et que tu as entendu sa demande), et en même temps, tu exprimes ta propre personnalité en indiquant tes propres limites (= ce que tu donneras sera ton maximum).

    • Cassandre says:

      @ AL

      Dans l’ordre aussi :

      1/ Je comprends bien ton point de vue, cependant le principe de plaisir doit, à un moment, s’équilibrer avec le principe de réalité. Le but de l’éducation est d’aider l’enfant à apprivoiser un monde imparfait et frustrant où personne n’est là pour satisfaire ses désirs. Qui sera structurant si les parents se refusent à l’être par idéologie ou par paresse ? Qui expliquera à l’enfant qu’il est normal de ressentir du désarroi ou de la colère devant une frustration, mais qu’il faut aussi savoir la gérer, voire l’utiliser pour avancer. Pour moi, c’est beaucoup moins un problème d’autorité au sens premier du terme qu’un problème d’éducation. On doit transmettre des rituels d’interaction qu’on peut contester sans forcément les considérer comme bons à jeter. Voir des gamin(e)s qui bousculent tout le monde, hurlent dès qu’ils/elles n’ont pas ce qu’ils/elles veulent ou qu’on trimbale encore en poussette à l’âge de 5 ans parce que marcher les fatigue, ça me déprime.  

      2/ Il y a sûrement des deux. On reproduit ce que l’on observe, ne serait-ce que dans l’acquisition du langage. Mais grandir dans un environnement où l’on ne te pose aucune limite, où tes désirs sont des ordres, où tout ce que tu fais est considéré comme un chef-d’œuvre (si je devais croire certains parents, nous serions cernés par les surdoués) et où aucun effort n’est jamais demandé, ça ne peut donner qu’un adulte qui n’est jamais satisfait. L’hyperactivité dont on nous rebat les oreilles, elle vient aussi de là. On les stimule sans cesse, mais les enfants ont aussi besoin de jouer seuls, de réfléchir, de créer leurs jeux, d’être au calme, tranquilles et même de s’ennuyer. Nos parents ont trouvé l’éducation qu’ils ont reçue trop stricte, mais l’éducation qu’ils nous ont donnée ne l’est, à mon avis, pas assez. Je ne suis pas en train de dire que c’est facile d’être parent ou que j’ai trouvé la recette miracle, mais quand, dans une famille tout le monde est malheureux, il y a des questions à se poser. Et je connais quelques familles qui ont vraiment de gros problèmes avec des ados parce qu’ils n’ont pas fait le job quand c’était le moment. Ça se termine invariablement cher le psy, une profession qui n’est pas près de manquer de boulot. SI rien n’est fait, ces ados deviendront des adultes infects pour qui tout sera un dû, pour qui les autres êtres humains ne seront rien ou des objets à manipuler ou des produits de consommation. Ces adultes seront rejetés, n’auront aucun moyen de travailler sur eux-mêmes parce qu’ils chercheront toujours un tiers à qui faire porter le chapeau. La perméabilité de notre génération aux théories du complot en est l’illustration typique, à chaque problème son complot et sa posture victimaire.

      Tiens, pourquoi trouves-tu les personnes de 60 ans et + (âge de tes/nos parents ?) trop exigeantes ? (le mot est intéressant).

      3/ Je crois que je vois pourquoi. Une petite concession vaut mieux qu’un gros conflit ? Bien sûr que oui. La plupart de celles que l’on fait ne nous coûtent rien en fait.

      4/ Tout à fait d’accord. C’est une très bonne option quand la question n’attire pas un non catégorique (voir mes petites aventures dans un autre fil).

    • AL says:

      @Cassandre :

      Comme je l’ai dit, je vais arrêter de venir ici en 2017, donc ceci sera sans doute ma dernière réponse à nos échanges (que j’ai vraiment énormément apprécié).

      1/ Qu’est-ce que le principe de réalité, sinon que satisfaire les besoins d’un maximum de gens ? En réfléchissant à ta réponse l’autre jour, je me suis demandé : « Mais qu’est-ce qui se passe chez Cassandre, si elle demande à son fils quelque chose et qu’il lui oppose un refus ferme ? ». Quelle est ta réponse dans ce type de situation ?

      « c’est beaucoup moins un problème d’autorité au sens premier du terme qu’un problème d’éducation. »

      On est tout à fait d’accord.

      A la nuance près que si les parents enseignent blanc à l’enfant, mais que eux, face à une situation similaire agissent en faisant bleu, rouge ou noir, l’enfant recevra deux enseignements contraires du même modèle. Il devra donc trancher en fonction des conséquences qu’il observera et de sa propre capacité d’analyse. Toi, en tant que parent, tu auras la certitude d’avoir « bien » fait ton job (= »je lui ai dit que c’était comme ça qu’il fallait faire » -> ce qui sera vrai), mais le modèle ne fonctionnera réellement que si tu es totalement cohérente dans tes actes derrière. Et ça, plus j’observe les gens, et moins je trouve que c’est le cas. Les adeptes du « fait ce que je dis, pas ce que je fais » sont extrêmement nombreux. Et c’est une donnée, à mon sens, que tu devrais songer à intégrer dans ton analyse.

      « qu’on trimbale encore en poussette à l’âge de 5 ans parce que marcher les fatigue, ça me déprime. »

      J’ai vu un cas un peu similaire y a 1 an ou 2. Un gamin d’un an et demi / deux ans, la démarche fière et assurée, qui entreprend de monter des escaliers. Sa mère qui l’attrape par la main et qui lui dit « Non, on va prendre l’ascenseur, maman est fatiguée ».

      « Mais grandir dans un environnement où l’on ne te pose aucune limite, où tes désirs sont des ordres, où tout ce que tu fais est considéré comme un chef-d’œuvre (si je devais croire certains parents, nous serions cernés par les surdoués) et où aucun effort n’est jamais demandé, ça ne peut donner qu’un adulte qui n’est jamais satisfait. »

      Là aussi, je suis d’accord sur la forme. Moins sur le fond. Parce que, quand un parent, sous couvert de t’éduquer, te fais progressivement hériter des tâches qui lui incombent pour finir par en faire le moins possible et ainsi vivre comme un prince, c’est finalement le message qu’il te donne. Là encore, de son point de vue (parfois sincère), c’est pour le bien de l’enfant, pour lui apprendre à se débrouiller. Mais dans les faits, il apprend à l’enfant que l’adulte est tout puissant et que pour être tranquille / heureux, il faut que les autres se soumettent à l’autorité. Et ça, si tu n’es pas intégré(e) dans le quotidien de la famille, tu ne peux pas forcément t’en rendre compte.

      « La perméabilité de notre génération aux théories du complot en est l’illustration typique »

      Je suis partagé sur ce point. Pour plusieurs raisons :
      – Cette phrase sous-entend que les théories du complot sont absurdes et qu’il n’y aurait pas de complot. A mon sens, c’est une pensée dangereuse parce qu’on ne peut jamais être sûr.
      – Au-delà de la question du complot, ceux qui développent ces thèses tentent, comme la majorité des gens, d’être écoutés et entendus. A leur façon. Parler de « théories du complot » (sous-entendant que ce sont des illuminés), c’est refuser de les écouter, d’une part, et nier une façon de considérer le monde différente de la tienne. Les journalistes, par exemple, n’ont aucun intérêt à défendre les théories du complot (voire carrément à les tourner en ridicule). Parce que si complot il y a et qu’ils ne l’ont pas vu, ça mettrait à jour leur incompétence et remettrait en question leur travail.
      – Les gens qui croient au complot(s), sont des gens qui sont face à leur propre incompréhension et qui cherchent à comprendre une situation qui leur échappe. A leur manière. Et, si on parle d’un point de vue de construction personnelle, il me paraît malsain de les empêcher de penser par eux-mêmes (voire, de leur expliquer comment penser = « les complots, ça n’existe pas »).

      « Tiens, pourquoi trouves-tu les personnes de 60 ans et + (âge de tes/nos parents ?) trop exigeantes ? (le mot est intéressant). »

      Parce que c’est le cas. Dans mon boulot, les gens qui usent le plus ma patience avec des requêtes toutes plus absurdes et abusives les unes que les autres sont des vieux. Y a plein de vieux super sympas aussi. Je ne dis pas le contraire. Mais quand je réfléchis aux litiges que j’ai dû gérer ces dernières années, c’était majoritairement avec des personnes d’un âge certain.

      « Une petite concession vaut mieux qu’un gros conflit ? »

      Même pas forcément. C’est plus « dans quelle mesure mon refus de concession est responsable du conflit ? ». Encore une fois, la plupart des tensions auxquelles je me suis retrouvé confronté étaient dû, au départ, à mon refus de faire des concessions. D’entendre la demande de mon interlocuteur (raison n°1 : mes préjugés persos).

      « Parce que c’est le geste d’offrir qui importe, pas le cadeau. »

      Je ne suis pas d’accord.
      1/ Je connais plutôt bien les japonais, et ce dont tu parles ne se fait pas. En tout cas, je ne l’ai jamais vu en 15 ans.
      2/ A titre personnel, je préfère ne pas recevoir de cadeau que d’en obtenir un totalement à côté de la plaque. Depuis deux ans, une amie « très proche », ne m’offre que des cadeaux qui me déplaisent. ça m’a fait énormément réfléchir. Après de très longues réflexions, j’en suis arrivé à la conclusion objective qu’on ne se connaissait pas / plus, et qu’il était nécessaire qu’on se parle d’avantage si je voulais changer cet état de fait. Pour en revenir au cadeau, il devrait toujours être fait en fonction de la personne en face de soi, en tenant compte de son identité.

      « Je trouve que c’est déjà bien qu’on m’offre quelque chose. »

      Probablement parce que ton besoin de récompense est plus important que ton besoin de reconnaissance.

    • AL says:

      Précisions sur les litiges, pour éviter les amalgames. J’en ai connu deux types différents :
      – ceux où j’étais de bonne volonté, et où le client n’y mettait pas du sien ou en demandait toujours plus (m’obligeant à faire valoir mes limites et générant des tensions en moi) : majoritairement des vieux.
      – ceux où moi, j’étais calme, mais où je tentai d’abord de respecter mes limites avant même d’écouter les besoins de mes interlocuteurs (motif conscient : ce ne sont pas des clients, je n’ai pas la possibilité de les servir) : tensions chez eux, conflits latents dont je suis à l’origine.

      J’espère que c’est assez clair.

    • Cassandre says:

      @ AL

      « Comme je l’ai dit, je vais arrêter de venir ici en 2017, donc ceci sera sans doute ma dernière réponse à nos échanges (que j’ai vraiment énormément apprécié). »

      Alors ce sera sans doute ma dernière réponse aussi. Tout le plaisir aura été pour moi. :-)

      1/ Qu’est-ce que le principe de réalité, sinon que satisfaire les besoins d’un maximum de gens ?

      C’est tout à fait ça. Mais en ne faisant pas forcément ce qui ferait très plaisir à chacun et à tout le monde.

      « En réfléchissant à ta réponse l’autre jour, je me suis demandé : « Mais qu’est-ce qui se passe chez Cassandre, si elle demande à son fils quelque chose et qu’il lui oppose un refus ferme ? ». Quelle est ta réponse dans ce type de situation ? »

      Ça dépend. J’ai pour principe de ne jamais forcer un enfant à manger (mais bon, s’il n’a pas faim pour les carottes, il n’a pas faim pour de la glace au chocolat non plus, hein…), mais je suis intraitable sur les questions d’hygiène (le lavage des mains et des dents ce n’est pas négociable) et les questions d’hygiène de vie (l’extinction des feux à 20 heures ne se négocie pas non plus). Donc j’explique pourquoi c’est important, si ça ne suffit pas, je compte en faisant les gros yeux (genre 1, 2, 3) , si ça ne suffit encore pas, je punis et je m’en tiens à la punition.

      «  Les adeptes du « fait ce que je dis, pas ce que je fais » sont extrêmement nombreux. Et c’est une donnée, à mon sens, que tu devrais songer à intégrer dans ton analyse. »

      Tout à fait d’accord notamment pour les « gros mots », mais les enfants comprennent aussi qu’ils ne peuvent pas faire certaines choses et qu’ils pourront les faire quand ils seront plus grands.

      C’est un cas extrême que celui des parents qui se font materner par les enfants. Je me suis un peu engueulée une fois avec un associatif qui m’expliquait le rôle essentiel des enfants des toxicos dans la guérison de leurs parents. Je lui ai répondu que les enfants n’étaient pas là pour gérer les problèmes des parents ni pour leur servir de béquille.

      La théorie du complot est un vaste débat, mais je trouve que certains font preuve de peu de circonspection devant les fables les plus grossières.

      « Probablement parce que ton besoin de récompense est plus important que ton besoin de reconnaissance. »

      Peut-être ou peut-être pas. Je trouve que le lien est plus important. Cela dit, tu soulignes quelque chose de sensible. Si ton amie tombe toujours à côté, peut être effectivement que le lien est très ténu.

      Sur ce, bonne route, AL. Bonne route, bon vent et bonne mer.

    • AL says:

      Tout le monde aura donc pu constater à quel point je suis faible ^^;;

      Très vite:

      « si ça ne suffit encore pas, je punis et je m’en tiens à la punition. »

      Alors… Je n’ai pas la bonne réponse, je n’ai ni alternative ni conseil à donner. Néanmoins, je ne suis pas convaincu par ce point. Parce que le double message que tu envoies à ton fils c’est « face à une forme d’autorité, le « non » de la personne « en-dessous » a peu de valeur, voire mérite une sanction ». Et si – hypothèse hypothétique – il assimile que l’homme est supérieur à la femme, il risque de considérer que le « non » d’une femme pourrait avoir moins de valeur que sa volonté (en tant qu’autorité), voire qu’elle mériterait d’être punie pour son refus d’obtempérer. Je suis dans l’abstraction, dans le conditionnel, dans l’exagération. Et il y a tout un tas de schémas envisageables pour son avenir. Je ne doute pas non plus de tes compétences de pédagogue ni de ta bienveillance pour tes proches. Toutefois, je pense que ce point mérite une réflexion plus profonde, sinon des réajustements progressifs.

      Bonne continuation à toi aussi et merci encore pour ces précieux échanges qui ont nourri mes réflexions :)

    • Cassandre says:

      @AL
       
      « tout le monde aura donc pu constater à quel point je suis faible ^^;; »
       
      Effectivement, impressionnant !
       
      Très vite aussi.
       
      Tu touches un point capital qui est le sens de la sanction qui doit se concentrer sur le comportement, pas sur la personne. Et c’est un sujet constant de noeuds au cerveau chez moi.
      Ce n’est pas la valeur de celui qui dit « non » qui importe, mais bien les conséquences de l’action à laquelle tu dis non. Par exemple, j’ai eu un petit souci de brossage de dents. Subitement alors que tout se passait bien, il s’est mis à refuser de se brosser les dents le soir. J’ai expliqué, les caries et tout et tout, mais rien n’y faisait (petite adolescence dit-on). J’ai puni : pas de lavage de dents, pas de sucreries puisque c’est bien le sucre qui abîme les dents. Cohérent et très efficace.  

    • AL says:

      Expliqué comme ça, ça me semble l’attitude idéale… Si toutes les mères étaient comme toi…

      Juste pour être sûr : tu te brosses bien les dents le soir également ? (Et il a dit pourquoi il ne voulait plus se brosser les dents, le soir ?)

      (Après, du moment qu’il se brosse les dents au moins une fois par jour, et qu’il le fait bien… soir, matin… on s’en fiche un peu… surtout que bon… à son âge, c’est encore majoritairement des dents de lait…)

    • Sylvain says:

      Extinction des feux à 20h??! Comme je l’envie. Une de mes résolutions 2017 est une extinction des feux avant minuit et pour le moment j’en suis à 0/3…

    • Cassandre says:

      @ Sylvain,

      Je te proposerais bien de lire une histoire de Petit Ours Brun mais tu es peut être un peu grand pour ça :-)

    • AL says:

      Sylvain préfère Boucle d’Or et les 3 ours… XDDD

    • Sylvain says:

      Par contre, je veux bien qu’on me lise le journal! N’ayant pas le temps de le faire moi meme ! On fait ça à la maison de retraite pour ma grand-mère, tous les matins, on leur lit le journal !

    • Aurélien says:

      @ Cassandre : Sur le oui et le non, c’est bien une vision masculine que de considérer qu’il ne suffirait qu’à dire oui ou non.

      Demander aux femmes de parler le langage des hommes, c’est comme demander à un russe de parler espagnol.

      Plus loin, pour aller vite, le fait que leurs oui et leur non soient relatifs, c’est aussi ça qui provoque tout le jeu de séduction (et nous différencie des mœurs animales).

    • Cassandre says:

      @ Aurélien,

      Dans les pays de la sphère culturelle chinoise, il est d’usage de refuser un cadeau plusieurs fois (une à deux fois en Chine, trois fois au Japon) avant de l’accepter. Si l’on cherche le sens de ce comportement dans la langue, on arrive à la même conclusion que toi : les Chinois et les Japonais sont des gens étranges que l’on ne comprendra jamais. Le sens du refus du cadeau, c’est de montrer que l’on considère que l’on n’en est pas digne, ce qui donne de la valeur au geste de celui qui offre. Au final, on accepte le cadeau, car ne pas le faire serait un grave affront.
      En fait, ce comportement correspond à un rite social et quand on veut comprendre, il faut s’intéresser au sens du rite, pas au sens des mots. Par exemple, toutes les sociétés observent des rites funéraires, ils sont très variés (certains brûlent les morts, les enterrent ou les mangent – certains ont de longues cérémonies, des périodes de deuil et j’en passe) mais ils ont tous le même rôle : renforcer la cohésion du groupe, sociabiliser, compatir et recevoir de la compassion.

      Pour les filles, c’est pareil. Et ça m’étonne que ça ne te saute pas aux yeux, car c’est bien ce que vous faites ici la plupart du temps : décortiquer des rituels.

      Donc quand une fille dit non, ça peut être « objectivement non » :
      – parce que tu ne me plais pas (on a tous croisé un jour quelqu’un qui avait une caractéristique rédhibitoire pour nous au premier abord)
      – parce que je suis déjà en couple, satisfaite de mon sort et tellement raide dingue de mon mec que tous les autres ne sont que des ectoplasmes à mes yeux
      – parce que je suis bonne-sœur, lesbienne, pressée, en retard à mon rendez-vous, parce que mon poisson rouge est mort et que je n’ai pas la tête à la gaudriole…

      Ça peut être une invitation à entrer dans un rite de séduction en mode :
      – Non parce que là, tu vois, c’est pas que tu ne me plaises pas mais ça fait à peine 30 secondes que tu me dragues et si je dis oui maintenant je vais passer pour une radasse et franchement je n’y tiens pas, mais si tu as le cœur à me raconter des fadaises pendant les deux prochaines heures je pourrai éventuellement reconsidérer ma réponse. Ça, tu connais.

      Sans compter la réponse la plus évidente qui est que la plupart des gens gagnent à être connus et qu’on peut parfaitement n’avoir aucun désir pour une personne qu’on vient de rencontrer et changer d’avis en la connaissant mieux. Je connais un certain nombre de couples durables qui se sont formés après s’être tournés autour un long, très long moment. Il y en a même un que je connais très bien :-).

    • AL says:

      « Le sens du refus du cadeau, c’est de montrer que l’on considère que l’on n’en est pas digne, ce qui donne de la valeur au geste de celui qui offre. »

      Jusqu’au moment où ça devient tellement machinal qu’on n’arrive plus à savoir si le cadeau a réellement plu ou pas. (Et puis la fausse modestie… c’est pas forcément le premier conseil que j’ai envie de donner socialement…) ^^;

      A l’inverse, tu connais beaucoup de gens qui ont l’honnêteté de refuser réellement et franchement un cadeau en disant « ça ne me plait pas » / « ce n’est pas ce que je voulais » ? Les enfants sont suffisamment spontanés pour le faire. Les adultes, beaucoup moins. Ceci dit, la tendance croissante de la revente massive des cadeaux de Noël juste après, tendrait à prouver que les choses pourraient changer

    • Cassandre says:

      @ AL

      Dans le Japon pauvre d’après-guerre et même plus tard et peut-être encore aujourd’hui on n’ouvrait jamais les cadeaux. Souvent, il n’y avait rien dedans ou un paquet de nouille ou un truc du genre, dans un bel emballage. Et ce cadeau, on l’offrait à nouveau à quelqu’un qui n’ouvrait pas non plus le paquet. Parce que c’est le geste d’offrir qui importe, pas le cadeau.

      Les Asiatiques pensent que notre individualisme est en train de nous perdre et je ne suis pas loin de penser comme eux. A force de ne penser qu’à nos gueules et à force d’agir comme des gamins immatures, on détruit tout lien social. On m’offre un cadeau qui ne me plaît pas, la belle affaire ! Je trouve que c’est déjà bien qu’on m’offre quelque chose. Que quelqu’un ait fait l’effort de penser à moi et d’essayer de me faire plaisir, c’est ça mon cadeau. Pourquoi blesser inutilement en faisant remarquer que je n’aime pas le cadeau ? Entre un objet et un être humain, mon choix est vite fait.

      Il y a longtemps, je suis allée écouter un sociologue coréen. Il expliquait les choses suivantes sur son pays. Le bonheur c’est sur Terre et maintenant. Les relations interpersonnelles sont plus importantes que l’individualisme, les sentiments plus importants que les idées. Une personne sans famille (famille étendue, pas nucléaire) est quelqu’un dont l’humanité est discutable, l’intérêt de la famille passe avant tout, car là où il n’y a pas d’État-providence, c’est la Famille-providence qui fait sécu et caisse de retraite. Les réseaux de connexion sont capitaux (réseaux du sang, du sol, de l’ école). Vivre sans réseaux, c’est vivre dans le désert.

      Là aussi il y a quelque chose à méditer et peut-être un juste équilibre à trouver.

    • Sylvain says:

      Hello,

      @Cassandre

      Comment? Tu as fait poireauter ton militaire pendant des jours? Tu pourrais au moins nous en raconter un peu. Qu on sache comment on se retrouve en couple longue durée :)

      Pour le reste effectivement, c’est là toute la difficulté de la séduction ; comprendre le moment ou « non » veut dire « non, dégage » et ceux ou non veut dire « non, pas tout de suite. Essaye mieux. »

      Cerner le moment ou il faut insister car la fille le veut et le moment ou ca devient lourd pour elle. Et ça, on ne dirait pas, mais c’est des décennies de travail. Parfois les memes mots lancés à des hommes différents auront des significations totalement différentes. Et la clé, c’est d’essayer d’appréhender ça :)

    • Luc says:

      @lena

      tu as a couché avec combien de filles ? a mon avis je connais mieux les femmes que toi pour en avoir connu pas mal si pas vraiment beaucoup dans l’intimité
      les femmes, entre ce qu’elle disent et ce qu’elles font il y a une abime !

    • Lenal'airderien says:

      Luc,

      Je suis une femme et comme j’ai eu un doute , je me suis touchée ….J’ai une paire de seins et une » chatte » pour le cerveau c’est une option des fois je m’en sers à l’occasion sur ADS!

      Lenaenmodejesuisunefemmebordeldemerde!

    • Eaglewoods says:

      On va dire que toutes les femmes se valent mais elles n’agissent pas comme toi.

    • Lenal'airderien says:

      Eaglewoods,

      C’est à dire…?

    • Cassandre says:

      @ Luc,

      Merci pour le fou rire.

      Moi aussi je connais bien les mecs si je suis ton critère. J’en connais plein (ceux de ma nombreuse famille, les amis, les collègues, les voisins, les vagues connaissances…), j’ai couché avec plein et j’ai même couché plein de foi avec deux dont plein-plein de fois avec le même (plus de 1000 fois selon mon estimation – oui je sais, ça fout le vertige). Donc me voilà experte.

      Et je peux te dire que les mecs, vous pouvez être les rois du pipeau. Ceux qui mythonnent (bravo Léna pour ce néologisme que j’ai décidé d’adopter) sont légion. Genre « Vanessa, je cherche quelque chose de sérieux, je sens que ça peut coller entre nous » ou « oui, Gwendoline, c’est compliqué, je sors d’une rupture difficile » ou « non, Rébecca, je ne me sens pas prêt à me poser, je veux profiter de la vie, l’année prochaine peut-être » ou « Oui, Ginette, je suis marié, mais elle me rend malheureux, je vais la quitter mais pas maintenant, le pavillon, les enfants… » ou encore « je te promets, dès que le dernier passe le bac, je divorce ».

      C’est vraiment l’hôpital qui se fout de la charité !

      Mais comme me l’a dit un copain, c’est pas qu’on ment, c’est juste qu’on a du mal à garder le même avis plus de 5 minutes.

    • Sylvain says:

      Hello,

      Hum pour ma part, je ne suis pas sur qu’il s’agisse réellement de changement d’avis ou de probleme de communication. Globalement, les gens (hommes et femmes savent très bien ce qu’ils veulent) et s’ils ne le disent pas de but en blanc, c’est au mieux pour ne pas blesser ou bien justement pour obtenir ce qu’ils veulent.

      Si les femmes se laissaient séduire davantage quand on leur disait « de toute façon, je ne quitterai jamais ma femme et il n y aura rien à long terme entre nous », les phrases citées par Cassandre n’existeraient sans doute pas.

      Parfois, la sincérité, c’est comme le communisme en Russie, c’est idyllique sur le papier, mais ça se heurte au mur de la réalité.

    • Cassandre says:

      Bonjour Sylvain,

      Il semblerait que ça explique le succès de Gleeden. Je ne connais que par les articles lus donc je ne peux pas juger exactement.

    • Sylvain says:

      Jamais utilisé non plus. A mon sens, prendre une maitresse quand on est marié, en plus en lui mentant et en lui faisant miroiter des choses, c’est un gouffre à emmerdements mais bon… Après on ne juge personne, ce n’est que mon humble avis personnel et effectivement, il y a ce genre de sites qui facilitent les choses…

      Meme si ca n’aide pas vraiment à la confiance entre les sexes.

    • Lenal'airderien says:

      Sylvain,

      Si on est en relation avec un homme marié faut être « stupide » ou « conne » pour se dire qu’il quittera sa femme…. On se met pas avec un homme marié pour en vouloir plus , c’est un manque de « jugeotte »…

    • Sylvain says:

      Un manque de jugeotte je ne sais pas, mais à mon avis, c’est aller au devant d’une déconvenue dans 80% des cas. Je chercherai, il doit bien exister des chiffres sur la question mais comme ça au pifometre, je dirai qu’au moins dans les 3/4 des cas, ca se finit par un statut quo où personne ne quitte personne.

    • Lisa says:

      Hello Cassandre, et merci pour tes réflexions et constats ; ).

      J en suis arrivée à la même conclusion que toi : les mecs, entre les connaissances, les amis, ma fratrie et tous les secrets que l on me confie (car je suis une « tombe »), je partage entièrement ton constat. Un jour, j écrirai peut-être un livre sur le fonctionnement de la gente maculine. Instrument préfère : l instrument à vent dans les mots , ils s envolent, parfois reviennent, des fois, ils s ancrent dans la réalité. ..Mais les mecs mentent clairement à l infini^^

    • AL says:

      « Tout le monde ment ».

      … puis les gens s’étonnent de ne pas se comprendre…

    • Sylvain says:

      Jurisprudence dr House!

    • Sylvain says:

      Hello,

      Les vrais mecs montrent l’exemple :) Mais on attend de voir ce livre!

    • AL says:

      « ..Mais les mecs mentent clairement à l infini^^ »

      Un truc que j’ai appris avec la psycho : on voit chez les autres principalement les traits, positifs ou négatifs, qui nous caractérisent. ^^’

    • edon says:

      tu as raison la-dessus….

    • wolf says:

      C’st possible qu’ un non se transforme en oui.parce que la plus part des filles n’nt pas une decision stable selon leur état d’âme

  • Juan (cristobal) says:

    AH , toi tu sais de quoi tu parles, ça sent le vécu, merci Aurélien pour cet article

  • Dr House says:

    Super article d’autant plus qu’il est assez provocant à certains moments et j’aime ça ! :)

    On oublie trop souvent que dans la rue , il n’y a pas de barrières sociales entre les personnes, c’est gratuit et ça évite assez souvent d’attendre le vendredi ou le samedi soir pour aller draguer.
    J’ai jamais compris l’idée du café , ça donne une mauvaise haleine je trouve et quand tu n’as pas de chewing-gum sur toi, c’est se donner un carton rouge tout seul

    • Aurélien says:

      Merci Docteur Maison.

      Le café ça te stéréotype direct, alors que la tarte aux pommes ça t’ouvre direct une porte de discussion.

      Ce sont en effet les petits automatismes de ce genre qu’il est bon de développer.

    • Grine says:

      L’idée des crêpes est pas mal aussi

      Rapide, Variés et Deliciiiiiieux :}

  • Le Marginal Magnifique says:

    Retour aux basiques ! ça ne fait jamais de mal.

  • Grine says:

    C’est marrant d’entendre parler de Rocky V parce que j’ai lu l’article en ayant la voix de Stalone dans la tête

    Le ton et l’état d’esprit que véhicule l’article m’ont fait penser à Rocky ^^
    Que dire d’autre a part que j’en ai particulièrement adoré la lecture

    “ Votre seul récompense pour avoir bravé les océans sera ici de vous éviter les rêveries et regrets quand vous rembobinerez le film de votre journée avant d’aller vous coucher »

    C’est selon moi le point le plus essentiel à retenir
    Aborder sans rien attendre en retour
    Le faire simplement par plaisir du challenge et goût du risque.

    « garder les questions Wikipedia pour le plus tard possible »

    Zeus…ce passage m’a achevé mdr cE

    Meilleur article 2016 !

  • AL says:

    @Aurélien : Et un café allongé, on peut ? :^D

  • Johnny Lawrence says:

    Entre Sélim qui prône l’élargissement de son cercle social, l’amélioration de son lifestyle, et de fait augmenter son « Pouvoir Social et Seduction » et un soi peu le »rejet de la SPU » et Aurélien qui semble streetwarrior endurci, cela balance bien les idées. Lifestyle, Cercle Social, Espaces Sociales classiques(boulot, bar, école…), j’en conviens mais j’ai ce coté un peu rébelle, anticonformiste, et spontané qui fait que je ne vois pas délaisser la Rue d’aussitôt.

    J’adore la spontanéité, la « physicalité » des ressentis humaines. Je changerai jamais un sourire contre un emoji, lol sur Tinder ou Happn. Je sais qu’aborder ou un refus dans la vraie vie est plus dure que derrière son écran mais aussi, la reussite est plus jubilative.

    @Aurélien: J’aime l’expression « questions Wikipédia ». On pourrait forger un néologisme « Wiki-questions ».

    • Aurélien says:

      Salut Jhonny,

      C’est vrai que nos articles se répondent d’une certaine façon. Disons que nous sommes d’accord sur l’essentiel, mais comme tu le dis la streetzer ça a ce petit côté club réservé qui donne toute sa saveur.

      La façon dont tu rencontres les gens marquent à vie ta relation – entre envoyer des smileys et afficher un « coté un peu rebelle, anticonformiste, et spontané », faut choisir.

      Ceci la drague de rue doit être une option, pas plus. C’est quand même très compliqué à terme de se mélanger comme ça, trop d’impondérables.

      Merci pour ton com’.

    • Johnny Lawrence says:

      Je sais que les conventions sociales finissent toujours par regner et qu’on se complait tous tôt ou tard.
      Je sais aussi que ce n’est probablement pas dans la rue que je rencontrerai la mère de mes enfants.

      Ceci dit j’ai quelques années(bas 20s) pour perseverer dans la Rue, un peu plus vieux le poids social se fait sentir et on ne peut plus déambuler dans les rues pour accoster tout ce qui bouge.

  • edon says:

    les gars j’aimerais savoir comment draguer une fille sur internet?!

  • August says:

    FORMIDABLE

  • STEVE says:

    J’adore l’article, mais comment connaitre l’humeur de la fille ?

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